Le Brésil exhorte les pays à l'élaboration de plans d'action contre les énergies fossiles

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le Brésil, hôte du dernier sommet des Nations unies sur le climat, a appelé, vendredi dans une lettre obtenue par l'AFP, les pays à soumettre des propositions de "feuilles de route" pour entamer une transition vers la sortie des combustibles fossiles et l'arrêt de la déforestation.

Des négociations en Colombie en avril

L'initiative brésilienne intervient alors que les gouvernements du monde entier se préparent pour des négociations en Colombie sur les fossiles en avril et pour la COP31 en fin d'année (9-20 novembre), qui se déroulera en Turquie sous la direction de l'Australie.

Elle fait suite au sommet de la COP30 qui s'est tenu en novembre dernier dans la ville amazonienne de Belém et qui s'était conclu par un accord ne mentionnant pas explicitement les combustibles fossiles, suite à l'opposition des principaux producteurs, l'Arabie saoudite et la Russie. En guise de compensation, le président de la COP30, Andre Correa do Lago, a proposé de promouvoir une feuille de route distincte et volontaire pour sortir des énergies fossiles pour les pays désireux de s'y associer.

Dans sa lettre de vendredi, M. Correa do Lago indique avoir demandé à l'organe des Nations unies chargé du climat de transmettre aux pays et aux organisations son invitation à soumettre leurs propositions avant le 31 mars, tout en reconnaissant que ces initiatives ne sont pas imposées par les négociations officielles de la COP.

Mais il ajoute être "fermement convaincu qu'elles doivent être menées de manière inclusive, participative et transparente, et que ces feuilles de route peuvent nous aider à identifier des options pratiques pour mettre en œuvre les objectifs que nous avons déjà convenus".

« Nous verrons si... »

Plus de 190 pays ont convenu de s'engager dans la transition vers l'abandon des combustibles fossiles lors de la COP28 qui s'est tenue à Dubaï en 2023, mais peu de progrès ont été réalisés depuis sur cette question.

La lettre brésilienne demande aux pays d'identifier les "obstacles critiques", qu'ils soient économiques, financiers ou technologiques, qui empêchent la transition énergétique et l'arrêt de la déforestation. Elle les invite également à proposer des leviers pour accélérer cette transition et stopper la déforestation.

S'adressant à la presse en début de mois, Correa do Lago avait déclaré : "Nous verrons si... cette question peut être inscrite à l'ordre du jour de la COP31".

Commentaires

Lecteur101
Louable, mais est ce crédible? Le Brésil est un gros producteur d´hydrocarbures dont la production ne cesse de croitre (plus de 3 500 000 boep/d en 2025).
Lecteur101
Louable mais crédible? Le Brésil est gros producteur d´HC (plus de 3 500 000 boep/day).
Freudon Saké
C'est du blabla pour les tartuffes niais qui ne voient jamais rien venir et qui s'étonnent qu'un Orban bloque des prêts à l'Ukrainne.
Qui déforeste ?
N°1, les petits agriculteurs, qui tuent les indiens et brûlent la forêt !
Le but étant de produire un maximum de maïs et de soja.
L'industrie du meuble est un moteur majeur de la déforestation mondiale, entraînant une perte de biodiversité et des violations des droits locaux. La demande de bois (exotique ou massif) encourage l'exploitation illégale, souvent facilitée par le « fast furniture » qui génère des déchets massifs.
Au lieu de faire des meubles durables sur quatre générations, de la merde chinoise importée au fioul lourd, et pas que chinoise. Le tout pliée en 16 cartons pour une armoire, le montage payant plus cher que le meuble en résidus de bois collés, devient indispensable.

Le Brésil connait des innondations massives et verra ses zones urbaines englouties par sa cupidité, revanche du serpent à plumes.

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