- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les prix du pétrole ont terminé en hausse vendredi face aux risques de frappes américaines en Iran, faisant craindre un embrasement dans la région et une perturbation de l'approvisionnement mondial en brut.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, a gagné 2,45% à 72,48 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a progressé de 2,78% à 67,02 dollars.
Les cours évoluent à des niveaux inédits depuis environ six mois.
"Le risque persistant d'une frappe militaire américaine" en Iran reste "la principale préoccupation sur le marché pétrolier", résume Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank.
Donald Trump a affirmé vendredi qu'il n'était "pas très content" de la teneur des négociations en cours avec Téhéran sur le dossier nucléaire iranien.
Il a également affirmé ne pas avoir pris de "décision finale" sur de possibles frappes américaines.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a de son côté mis en garde vendredi les Etats-Unis contre "toute exigence excessive" dans leurs discussions, atténuant l'optimisme affiché la veille à l'issue d'une nouvelle session de pourparlers à Genève.
Ces discussions sous médiation omanaise étaient perçues comme l'une des dernières chances pour éviter une guerre, alors que les Etats-Unis ont opéré leur plus important déploiement militaire au Moyen-Orient depuis des décennies.
Washington a notamment dépêché dans la région deux porte-avions dont le Gerald Ford, le plus grand au monde, attendu au large d'Israël après avoir quitté jeudi la Crète.
"En cas d'attaque américaine contre l'Iran, les prix du Brent pourraient augmenter jusqu'à 10 dollars", estime Gregory Brew, d'Eurasia Group.
L'Iran est un producteur important de pétrole et le pays est riverain du détroit d'Ormuz, par lequel transite près de 20% de la production mondiale.
"L'impact sur les prix et sa durée dépendront de l'ampleur des mesures prises par les États-Unis et des représailles de l'Iran", précise M. Brew.
Les tensions entre les deux pays ennemis éclipsent presque la réunion prévue dimanche entre huit membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+).
"L'Opep+ ne devrait augmenter que légèrement sa production de pétrole à partir du mois d'avril", note M. Fritsch.
Les opérateurs anticipent une hausse des quotas de 137.000 barils par jour.
"Mais les risques géopolitiques font qu'il est peu probable que les prix subissent des pressions à la baisse, du moins pour le moment", conclut l'analyste.
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