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La Chine, premier importateur mondial de pétrole brut en 2017

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Importations de pétrole brut

En 2017, la production américaine de pétrole brut a atteint 9,3 millions de barils par jour selon l'EIA américaine. (©Anadarko)

En 2017, les États-Unis ont pour la première fois (en moyenne annuelle) importé moins de pétrole brut que la Chine, dont les importations ont plus que doublé au cours de la dernière décennie.

Près de 8,4 millions de barils par jour de pétrole brut importé

En 2017, les États-Unis ont importé près de 7,9 millions de barils de pétrole brut par jour (Mb/j), contre 8,4 Mb/j pour la Chine, qui devient ainsi le premier importateur mondial de brut pour la première fois en moyenne annuelle (les importations mensuelles chinoises avaient auparavant déjà dépassé celles des États-Unis à plusieurs reprises).

Les importations chinoises ont entre autres fortement augmenté pour satisfaire les besoins des raffineurs de l'empire du Milieu dont les quotas d’importation ont été révisés à la hausse, alors que la production domestique de pétrole brut a décliné dans le même temps, indique l’EIA américaine.

La Russie et l’Arabie saoudite ont été les principaux fournisseurs de pétrole brut de la Chine en 2017, lui procurant respectivement 1,2 Mb/j et 1 Mb/j. Précisons que les pays de l’OPEP ont compté pour 56% des importations chinoises l’an dernier selon l'EIA.

Importations de pétrole brut
En 2017, les importations américaines de pétrole brut étaient inférieures de près de 6% à celles de la Chine. (©Connaissance des Énergies, d’après EIA)

Des importations encore amenées à augmenter dans les deux prochaines années

Si elle a dépassé les importations américaines de pétrole brut en 2017, la Chine a été, dès 2013, présentée comme le principal importateur net de « pétrole » dans de nombreux articles. Le terme « pétrole » désignait alors un ensemble plus global, à savoir « les produits pétroliers et autres hydrocarbures liquides », rappelle l’EIA.

Selon les estimations de l’EIA, la production chinoise d’hydrocarbures liquides, qui s’est élevée à 4,8 Mb/j en 2017, devrait encore baisser en 2018 et 2019, renforçant ainsi la dépendance de l’empire du Milieu aux importations.