L’éolien : les limites écologiques d’une énergie renouvelable

Dominique Bussereau

Président du Département de la Charente-Maritime et de l'Assemblée des départements de France (ADF)
Ancien Ministre

Le remplacement progressif de la part du nucléaire dans la production électrique nationale est un des aspects de la politique énergétique du Gouvernement. Dans un pays, où le nucléaire représente plus de 70% de la production totale d’électricité, le pari est audacieux et la marge d’action plus faible, voire moins nécessaire, que dans certains pays, comme l’Allemagne, où la part d’énergie polluante, assise sur le charbon, représente encore près de la moitié de la production électrique.

Le développement du « mix énergétique » en France porte en lui-même une ambiguïté, toujours pas levée, qui empêche d’avoir une lisibilité sur le développement de l’éolien.

Alors que la France peine à tenir ses engagements européens en matière d’énergies renouvelables, le Gouvernement veut porter à 40% leur part dans la production électrique à l’horizon 2030, avec un prévisionnel de doublement de la capacité de production des éoliennes d’ici 2028.

La Nouvelle-Aquitaine connait un développement éolien important, avec une concentration des implantations dans sa partie Nord.

La France paye au prix fort cet effort avec un territoire saturé par endroits de parcs éoliens. Le déséquilibre est criant au niveau national : près de la moitié de la puissance du parc national est située dans les régions Grand Est et Hauts-de-France.

Éolien en Nouvelle-Aquitaine
Implantation des éoliennes en Nouvelle-Aquitaine. (©Connaissance des Énergies, d'après IGN-BDTOPO, cellule SIG de la Direction des infrastructures, source : DREAL)

La Nouvelle-Aquitaine connait un développement éolien important, avec une concentration des implantations dans sa partie Nord. La Charente-Maritime représente à elle seule plus du tiers de la puissance installée dans la Région. Aux 81 éoliennes en fonctionnement, 67 autorisées et 109 en cours d’instruction, s’ajoutent des projets toujours plus nombreux qui porteraient à 470 l’ensemble des mats montés dans le Département.

Malgré les velléités affichées par l’ancienne Région Poitou-Charentes, le Département a échappé au montage des pylônes aux endroits qui avaient été les plus indiqués par les différentes études, à savoir les parties avancées des îles de Ré et d’Oléron et bien sûr tout le littoral, qui enregistrent une force de vent optimale de plus de 6m/s. C’est donc paradoxalement dans les zones référencées parmi les indicateurs « corrects » et « moyens » que se sont implantés massivement les parcs éoliens.

À partir de l’adoption par le Conseil Régional de Poitou-Charentes de son schéma régional de l’éolien, en 2006, ce sont des secteurs voués au tourisme vert et à la mise en valeur du patrimoine historique, l’Aunis et les Vals de Saintonge, qui ont connu en dix ans une poussée préoccupante d’éoliennes. En 2008, le Département ne comptait que 2 parcs en fonctionnement et les projections de capacités de production lui étant imparties s’élevaient à 80 mégawatts (MW). Nous en sommes actuellement à 168 MW hors parcs autorisés !

Éolien en Charente-Maritime
Implantation des éoliennes en Charente-Maritime. (©Connaissance des Énergies, d'après IGN-BDTOPO, cellule SIG de la Direction des infrastructures)

Les projets se sont développés en dehors de toute planification territoriale équilibrée et aux dépens des aspects environnementaux qui ont été dramatiquement négligés. Le Conseil d’État a reconnu sévèrement ces graves manquements, en février 2018, par l’annulation du schéma régional de la Région Poitou-Charentes de 2012 qui avait jugé bon de ne procéder à aucune évaluation environnementale préalable.

Alors que dans certaines plaines, des villages sont entourés parfois d’une vingtaine de mâts, des projets touchant aux équilibres naturels et à la biodiversité voient le jour, sans qu’aucun garde-fou sérieux ne s’impose.  C’est ainsi qu’EDF veut implanter une quarantaine d’éoliennes de 180 mètres de hauteur le long de l’estuaire de la Gironde, sans aucun égard pour les enjeux propres aux Espaces naturels sensibles et à la vie des milieux aquatiques, avec la défiguration d’un paysage sanctuarisant le plus grand estuaire d’Europe.

La Charente-Maritime a décidé d’installer un observatoire de l’éolien et de demander au Préfet un moratoire pour sursoir aux projets éoliens pendant deux ans.

Trop, c’est trop. Le « mix énergétique » ne doit pas se faire au détriment des enjeux environnementaux. Face à un développement anarchique, il faut imposer des règles et une méthode, tout ce qui a cruellement fait défaut jusque-là. Cela passe par un préalable : l’arrêt de toute implantation et la mise en œuvre d’une évaluation de la pertinence des projets.

C’est pourquoi le Département de la Charente-Maritime a décidé d’installer un observatoire de l’éolien et de demander au Préfet un moratoire pour sursoir aux projets éoliens pendant deux ans.

L’observatoire, qui réunit toutes les parties prenantes (élus, services du Département, experts, associations…), a déjà identifié les griefs que l’on nous signale sur le terrain : absence de concertation avec les élus et les habitants, prise en compte à minima des avis des commissions consultatives, expertise déficiente des enjeux paysagers et environnementaux, primat mercantile du démarchage commercial.

Stopper ces implantations dans l’immédiat, c’est donner le temps au Département de la Charente-Maritime d’élaborer un schéma départemental de développement durable qui réponde aux objectifs nationaux de la transition énergétique. Trois priorités vont guider notre action sur le volet éolien : la prise en compte des aspects environnementaux dans les projets d’implantation, la répartition équitable des parcs éoliens dans la Région Nouvelle-Aquitaine et la concertation avec les élus et les citoyens.

Cette position d’alerte du Département porte déjà ses fruits. La Région a pris acte de l’inégalité de la répartition géographique des parcs éoliens et préconise dorénavant un rééquilibrage infrarégional vers le sud.

Le développement de l’éolien n’est pas irrésistible, comme l’illustre très bien le cas de l’Allemagne, qui prévoit de démanteler plus de 5 000 éoliennes difficilement recyclables. Il doit être pensé intelligemment et programmé à bon escient dans les zones les plus propices à sa rentabilité et les moins touchées par les impératifs environnementaux et patrimoniaux. Le déploiement offshore peut constituer une piste intéressante, à condition qu’il apporte toutes les garanties en matière d’acceptabilité locale et d’impacts sur les milieux naturels. Le projet de parc éolien au large de l’île d’Oléron n’a pas levé tous les doutes qui l’entourent à ces égards. Le Gouvernement se montre sourcilleux sur ces points et a ajourné le lancement de l’appel d’offres. Il serait appréciable que les projets éoliens terrestres fassent l’objet de la même vigilance.

L’énergie solaire a le grand mérite de permettre un plus grand équilibre géographique et son déploiement se fait sans heurts sociétaux et environnementaux notables.

D’autres sources d’énergies renouvelables doivent être encouragées pour parvenir à un « mix énergétique » viable qui ne soit pas sujet à caution, à l’instar de la force hydraulique, qui garantit 10% de la production d’électricité en France, quand l’éolien en assure 5%. L’énergie solaire a le grand mérite de permettre un plus grand équilibre géographique et son déploiement se fait sans heurts sociétaux et environnementaux notables. Sa production électrique (3 térawattheures –TWh) en Nouvelle Aquitaine dépasse de loin la production éolienne (1,7 TWh), le tout dans un climat plus apaisé et plus consensuel.

L’urgence climatique ne doit pas semer la panique énergétique. La mer, le soleil et le vent sont des ressources inépuisables, qui méritent que l’on prenne le temps d’utiliser, là où il le faut et comme il le faut, leur formidable potentiel.

Commentaire

laurent Dubost

Il y a actuellement de l'ordre de 6000 éoliennes installées en France et 200 000 Pylones électriques pour distribuer l'électricité des grandes centrales nucléaires...doit on exiger l'enfouissement de toutes les lignes THT pour la beauté de nos paysages?
Les éoliennes sont des installations aisément démantelables à l'issue de leur exploitation pas comme les centrales nucléaires qui nécessitent plusieurs décennies de démantèlement et des siècles de stockage de leurs déchets. En espérant qu'aucun accident majeur ne vienne bouleverser ces équations.

Christophe

Les pylones ne sont pas très esthétiques. Mais il en faudra encore plus avec les nouveaux projets d'éoliennes. Et ces milliers d'éoliennes inesthétiques, lorsqu'il y a du vent, ne valent pas une seule centrale nucléaire...

RV

Tout à fait d'accord
De plus le prix du KWH, quand cela fonctionne, est trop cher avec une énergie non stockable. Bref Tout faux. Le nucléaire bien géré est l'avenir avec l'hydrogène. Notre actuelle ministre FD est bien absent des défis... ou peut être incompétent.

rochain

La répartition des éoliennes sur l'ensemble du territoire rapproche le producteur du consommateur et la faible puissance émise permet de se passer des milliers de km de lignes THT nécessitant tous ces pylônes disgracieux au profit de lignes enterrées. Les THT nucléaires ne partent que de quelques points sur les grands fleuves à des endroits éloignées des villes et nécessitent plus de transports vers tous les lieux de de consommation dans toute la France et sur de longues distances avec des pertes de charge importantes ce qui ne serait pas le cas avec les parcs éoliens et les fermes solaires toujours proches des lieux de consommation.
Les partisans du nucléaire ont tout faux avec l'affaire des lignes de transport.
Serge Rochain, Narbonne
http://astronomie.narbonne.free.fr/
http://a-p-s.cabanova.com/
http://iste.cabanova.com/
http://climso.fr

Jean-Jacques Berlie

Il serait temps de regarder le problème en face. L’energie est un problème majeur de notre époque. Aucune source ne peut être écartée.
Chaque source a un niveau énergétique et des niveaux de risques qui lui sont propre. Le thermique étant la plus mauvaise sur le plan énergétique et le nucléaire étant de loin la plus forte. Quant à la pollution, le thermique est très préoccupant.
Il serait bon d’arrêter de décrier le nucléaire car c’est une source incontournable ... travaillons sur ses technologies pour le sécuriser et répondre aux besoins de demain ... informons bien les gens pour éviter des discutions partisanes et contre-productives... sans oublier de rappeler que le kWatt le plus rentable et celui que l’on ne consomme pas ! ...

Boheas

Complètement d'accord avec ce qui est dit Par JJ Bertie. On pourrait ajouter :
En ce qui concerne le nucléaire il y a nécessité au maintient des compétences et à la poursuite de la recherche et développement. Comme par exemple l'intérêt des travaux du professeur Mourou prix Nobel de Physique 2018 et dont une application des travaux pourraient être la réduction de la durée de l 'activité des déchets nucléaires.
En ce qui concerne les éoliennes il y a énormément d'efforts à faire pour organiser, sécuriser et rentabiliser la filière en interne. Il faut absolument arrêter de se faire dicter la loi par des puissances dont l'intérêt est de nous vendre des machines pour remplacer leur marché interne saturé.
In Fine s'il n'est pas possible de maîtriser les 2 filières (nucléaire et éoliennes) il faudra se poser les bonnes questions pour choisir la bonne. La moins polluante n'est pas nécessairement celle qui est peinte en vert par des écologistes pour qui le seul mot " nucléaire " fait voir rouge .

Pascal

Pas aisément démantelable, non. Les pales en fibre de carbone ne sont pas recyclables et finissent dans des pays tiers (ou du tiers-monde). Le socle de 1500 tonnes en béton ne sera jamais démantelé car la loi n'impose qu'un "grattage à 1m de profondeur. Vous multipliez cette masse de béton par le nombre d'éoliennes.... .
Le démantèlement de la partie visible c'est plusieurs centaines de milliers d'euros, la provision de 50k€ est donc largement insuffisante. Si donc le promoteur ne parvient pas à revendre les matériaux, il fera défaut, mettra sa filiale en faillite et laissera le bailleur, un modeste paysan qui espérait jouir d'une retraite confortable, gérer la fin de vie.
Enfin, une comparaison sérieuse avec le nucléaire nécessite un développement beaucoup plus large que la seule question du démantèlement.

PETIT

Bjr,
Dans le mix des nuisances visibles pilones et éoliennes se surajoutent. Je vous laisse imaginer l’allee d’un château à la mansard, avec en toile de fond, la ligne THT et les bouquets d’eoliennes qui dépassent. Le vieux châtelain n’a pas su se défendre. Autre chose, il faudrait cesser de comparer éolien et nucléaire qui ne sont pas comparables, à la réflexion. Afin, on peut le faire. Mais c’Est une perte de temps assurée. Éolien = fausse bonne initiative. Nous en serons honteux un jour.

Caillaud

Bonjour. Sachez qu'il n'est pas possible d'enterrer les lignes THT, en rapport avec la longueur critique fonction de la tension des câbles enterrés, qui se comportent en condensateurs.
La longueur critique en 400kV est de 80 km. La seule solution serait par tubes à isolation gazeuse, totalement hors de prix dès qu'elle dépasse quelques kilomètres, comme par exemple une sortie de poste en milieu urbain.
A chacun son métier, et beaucoup de gens parlent d'électricité sans en connaître les bases techniques.

TGAIN

Ce que vous dites sur les lignes THT enterrées est absolument exact sur le plan descriptif, néanmoins me semble incomplet sur le plan technique.
Les distances limites en THT 400 kV sont dues au fait que l'on transporte l'électricité en courant alternatif qui crée des effets capacitifs.
Depuis fort longtemps, les câbles sous-marins qui transportent l'électricité sur de bien plus grandes distances existent, mais il s'agit d'un transport en courant continu.
En enterré, rien ne s'y opposerait et les coûts de réalisation seraient de-facto beaucoup plus intéressants.
Je suis en accord avec votre conclusion finale.

Hervé

Bonjour
Actuellement, le HVDC n'est pas intéressant pour des sauts de puce de 80KM. La conversion engendre bien trop de pertes. Il se justifie soit pour des grandes distances soit pour transférer de l’énergie entre réseaux non synchrones ou quand il est difficile de faire autrement (tunnel, cable sous marin...).

Hervé

Bonjour,
Si vous en mettez une douzaine pour décorer les montagnes comme actuellement oui. Par contre si vous en mettez des milliers pour produire de l’électricité, vous serez obligé de mettre des 400KV, c'est l'un des petits problèmes que les allemands commencent à rencontrer.

rochain

Hervé, vous êtes tellement imprégné du nucléaire et des contraintes qu’il nous a imposé qu’il ne vous vient pas à l’idée que d’autres modes de production pourraient ne pas avoir à les subir. Certes ils auront d’autres contraintes, mais s’affranchiront de certaines, bien gênantes, liées à la production centralisée propre au nucléaire. Nous serons avec les ENR dans un schéma totalement différent. Avec le nucléaire, c’est peu de lieux de production et souvent des lieux proches les uns des autres (le long du même cours d’eau par exemple). Depuis ce petit nombre de site de productions qu’il faut amener sur un nombre très important de lieu de consommation dont beaucoup sont très loin des sites de production il a fallu construire des lignes constituées de câbles de forte section en raison des grandes puissances transmises sous THT ce qui rendait illusoire de les enterrer. On peut incidemment noter qu’à l’époque de ces constructions centralisées et des lignes THT nous n’avons pas observé les levers de boucliers que nous connaissons contre les éoliennes. Pourtant posez-vous la question de l’esthétique comparée d’un parc éolien et des alignements de pylônes supportant les THT qui traversent le pays de parts en parts.
Avec les ENR nous sommes dans un schéma totalement différent. Les sites de production de puissances beaucoup plus faibles seront presque toujours proches des lieux de consommations, et lorsqu’il s’agit de l’un d’entre eux isolé et loin d’un site de production ce sera toujours pour des besoins faibles, pas celui d’une métropole. A aucun moment il ne s’agira d’ajouter de faibles puissances produites pour acheminer au loin une très grande puissance, ce qui nécessiterait de construire le même genre de ligne THT que nous connaissons aujourd’hui, et qui semble être le schéma que vous avez en tête, conditionné par ce que nous subissons avec le nucléaire. Ce réseau fortement maillé présente deux avantages, d’une part la proximité Producteur/consommateur ne nécessite que de faible puissances (et non d’énormes puissances à répartir sur des milliers de Km2 en délestant la charge sur des postes de distributions le long de la ligne principale.), donc de la MT ou BT permettant l’enfouissement à des coûts raisonnables, et des pertes de charge très limitées en raison des faibles distances à parcourir. Mais surtout, et c’est à mes yeux l’avantage majeur, chaque point de production communiquera aux différents points de production auxquels il est connecté, l’état de ses disponibilité de façon permanente, et chaque poste de répartition de charge alimentant les utilisateurs communiquera au(x) point(s) de production auxquels il est connecté l’état permanent de la demande. C’est à ce niveau que ce régulera automatiquement le suivi de charge en temps réel et non plus au niveau des systèmes de productions de masse. Chaque unité de production n’aura que la charge permanente de fournir le maximum d’énergie possible et de réacheminer éventuellement la production d’une autre unité de production qui lui est connectée. Il ne faudra que très peu stocker avec ce système autorégulé, et les moyens nécessaires seront rapidement là (notamment avec la multiplication des véhicules électriques), bien avant que les ENR aient, en France, relégué tant le charbon que le nucléaire aux oubliettes. Réguler une centrale nucléaire n’est pas très simple, et encore, quand c’est possible, c’est-à-dire celles équipés d’alternateurs dont les inducteurs ne sont pas des aimants permanents ce qui est le cas des plus anciens. Quant aux centrales à charbon qui servent majoritairement à la régulation aujourd’hui afin d’économiser le combustibles ce ne sera plus nécessaire, tandis que dans les centrales nucléaires on n’économise rien du tout la réaction en chaine continue dans tous les cas.
Donc, les ENR présentent l’avantage de pouvoir limiter les lignes aériennes et de faire disparaître les Pylônes en nombre beaucoup plus important que les éoliennes, aujourd’hui et certainement encore pour très longtemps. Mais aussi de mieux répartir la puissance produite en étant plus proche des utilisateurs qu’avec le système centralisé du nucléaire.
Bonne soirée
Serge Rochain

Hervé

Bonjour Rochain
Et quand le vent souffle pas c'est la marmotte qui pédale...

En Allemagne ils ont commencé à mettre en pratique et pour le moment, malgres 300 mds investits, la quantité de GES emise par leur mix électrique n'a pas beaucoup bougé. Vous devriez aller leur expliquer ça car ils ont de gros problèmes de transport lié aux ENR actuellement https://www.la-croix.com/Economie/Economie-et-entreprises/transition-Al…

Il est probable que les ingénieurs Allemnds sont nulls, c'est tous des incapables. Tout le monde sait que leurs bagnoles c'est de la merde et ne parlons pas du reste. Allez leur expliquer, faites marcher tout ça et quand ce sera au point je veux bien qu'on applique en France mais en attendant on a mieux et moins cher!

Vincent

Bonjour
Le démantèlement obligatoire qui va financierement le supporter au bout de 15 ou 20 ans?

EPHREM

La cour des comptes a estimé, en 2012, le coût de construction de l'ensemble du parc nucléaire français à 72 milliards d'€ (valeur 2010), soit environ 80 milliards d'€ ( valeur 2019) : ce parc assure 71,7 % de la production électrique (en 2018). Or, de 72,7 à 90 milliards d'€ vont être investis pour une filière (éolienne) appelée à représenter 15% au maximum de la production électrique en 2028...!!! L'idéologie, c'est beau mais ça coûte des fortunes au contribuable pour une rentabilité minable et une défiguration de nos paysages honteuse. Arrêtons de gaspiller stupidement l'énergie!

Hervé

La rentabilité d'un système doit être vue dans son ensemble. L'éolien terrestre est effectivement bon marché au cul de la machine . Mais il faut ajouter le cout des infrastructures supplémentaires a mettre en œuvre (transport stockage ou backup). Du fait de l’intermittence et de la non pilotabilité , ces couts sont aujourd’hui trés supérieurs aux systemes conventionnels.
En pratique, les pays ou ce mode de production est un peu développé ont tous un prix du KWH trés élevé, ce qui semble infirmer votre affirmation.

rochain

Encore une fois des affirmations sans fondement et basé sur des critères incongrus en regard du problème traité.
Vous dites : « En pratique, les pays ou ce mode de production est un peu développé ont tous un prix du KWH trés élevé, ce qui semble infirmer votre affirmation ». Mais vous n’apportez aucune justification à cette affirmation.
De plus, c’est faux, la réalité est plutôt inverse :
https://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/8489689/8-29112017-AP-F…
Ce n’est pas le coût taxe comprise qu’il faut regarder car chaque pays taxe l’énergie de façon différente, certains comme la France bastonnent sur les hydrocarbures mais restent mesuré sur l’électricité, d’autre font l’inverse. C’est donc le prix (proche du coût de production) de l’électricité hors taxes qu’il faut comparer pour juger du système le plus économique en production et vous constaterez sur le graphique du site indiqué ci-dessus à la rubrique
« Prix moyen de l’électricité à usage domestique pour 100 kWh au premier semestre 2017 (en euros, toutes taxes et redevances comprises) page 2 »,
que celui des pays européens qui a le plus recours aux éoliens, le Danemark a le coût de production le plus bas mais le prix facturé le plus élevé, les taxes diverses représentant le double du prix de l’électricité elle-même. Vous avez aussi le Portugal qui fait beaucoup appel au solaire et à l’éolien qui est dans une situation similaire avec un montant des taxes égal au prix de l’électricité elle-même. Et vous avez aussi l’opposé, avec la Belgique qui fait beaucoup appel (proportionnellement à la population, comparé à la France) au nucléaire et dont le prix de l’électricité elle-même est très élevée (le double de ce que l’on a au Danemark) et auquel s’ajoutent des taxes qui élèvent le prix facturé au consommateur très près de celui facturé aux ménages allemands et Danois.
Bonne journée.
Serge Rochain

Hervé

Bien sur que les divers prix sont pour beaucoup dus a une méthode de taxation différente, mais pour rappel Mr Rochain, en Allemagne ou au Dennemark..., une part significative de ces surtaxes sur électricité servent justement à payer les subventions et certains travaux nécessaires aux ENR! Le but est de protéger leur industrie électro intensive en rabattant la quasi totalité des surcout sur les autres utilisateurs. D'autre part, pour Allemagne, il ne faut pas oublier non plus que le prix moyen HT inclue la production des centrales au lignite qui sont ce qui se fait de moins cher actuellement et tournent à plein régime.... (Emissions des centrales lignite: https://www.energy-charts.de/emissions.htm?source=lignite&view=absolute… ) . Comparatif France Allemagne https://allemagne-energies.com/bilans-energetiques/

rochain

Le pire c’est que vous ne vous rendez même pas compte que vous fabriquez de toutes pièces des preuves pour étayer vos convictions. Que savez-vous de ce qu’il y a dans les taxes sur l’énergie au Danemark, au Portugal, ou en Allemagne ? Vous êtes expert fiscal conseil auprès de ces différents gouvernements ?
Non, bien sûr, mais il est tellement inconcevable que vos convictions puissent ne pas être la vérité que vous affirmez à tort et à travers que les coûts de productions qui ne vous conviennent pas sont truqués et fortement subventionnés à travers des taxes cachées. On entend déjà cela à propos de la CSP en France. Les subventions (cadeau contre rien en échange) n’existent pas plus en France qu’ailleurs, sauf à considérer que l’état étant actionnaire majoritaire dans EDF les centrales nucléaires sont subventionnées à hauteur de 80% de 71% c’est –à-dire à hauteur de 80% de leur production !! Vous voyez, la vérité ne me dérange pas… je la débusque partout où elle se cache, souvent sous de simples mots trompeurs, et surtout derrière la désinformation de certains lobbys, propagée par ses vaillants petits soldats qui défendent une cause qui n’est même pas la leur, qui n’ont rien à y gagner mais tout à y perdre.
Dans cet autre message voisin du précédent, vous affirmez, et sans doute vous en portez-vous garant, que le nucléaire c’est 4 gr de CO2 résultant d’une étude sérieuse (forcément puisque c’est celle qui donne le minimum que vous souhaitez, on appelle ça prendre ses désirs pour des réalités) alors que d’autre prétendent que c’est 12 gr, et ce matin même une autre étude parait-il reflétant le consensus scientifique annonce 14 gr…. ? Elle est forcément truquée avec des résultats aussi minables. Mais permettez-moi d’en profiter pour vous signaler que le nucléaire n’est pas une ENR, c’est même la seul source d’énergie qui ne le soit pas du tout, c’est un héritage de la création de la Terre qui ne se refera pas.
Allez, Monsieur Hervé, vos vérités et vos allégations fantaisistes ne m’intéressent pas, je me demande même qui elles peuvent intéresser ?
Je crois que nous n’avons plus rien à nous dire, c’était même une grosse erreur de la part que d’avoir crû que nous avions à échanger, cela ne se reproduira plus.
Serge Rochain

Hervé

Bonjour Mr Rochain,
4 ou 14gr, de toute façon c'est excellent sur ce plan. En matiére d'imprécision c'est bien mieux que d'autres énergie qui ont le vent en poupe dont on oublie souvent les émissions indirectes (le solaire PV est quelque part entre 0 et 80gr selon les sources et encore il manquerait le backup... Quand on regarde les résultats concrets en terme d'émission y a pas photo... Le nucléaire n'est pas parfait et a de gros défauts, mais, sur ce plan il boxe dans la meilleure catégorie.

Concernant les taxes,... Le nucléaire serait subventionné a 80% Ah bon, c'est quel budjet? Il est vrai que subventionner un truc pas cher est moins couteux qu'un truc cher m'enfin, 80% ça fait ~12mds, ils sortent d'où ?

Arnaud Sellé

Je suis surpris que des tribunes soient données à des hommes politiques (issus de partis politiques historiquement peu enclins à la transition énergétique) sans que le site ConnaissanceDesEnergies ne rappelle que les positions de l'auteur sont indépendantes de celles de la politique éditoriale du site.
Si des expressions multiples font état de la pluralité de pensées, encore faut-il les mettre en perspective. L'auteur ne justifie pas ses chiffres de pourcentages et rappelons que le solaire n'apporte pas assez d'énergie durant les périodes de pics de consommation.

Connaissance d…

Bonjour,

Merci de votre message. La rubrique « Prises de position » est effectivement la seule rubrique de notre site où des auteurs - signant leurs tribunes - peuvent exprimer librement leurs points de vue, sous réserve d'expliquer leurs positions. À ce titre, cet espace d'expressions est effectivement indépendant de l'ambition pédagogique du reste du site :  « Signées, les prises de position exprimées n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs. » (https://www.connaissancedesenergies.org/prises-de-position-energies).

Les prises de parole d'hommes et de femmes politiques sont minoritaires dans cette rubrique mais pas absentes (le maire de Copenhague avait entre autres pris la parole à l'occasion de la COP21 : https://www.connaissancedesenergies.org/tribune-actualite-energies/cities-have-key-role-play-cop21).

 

Martin

Bonjour,

Je suis indignée d'une telle prise de position. L'ensemble des rapports sur le climat le disent nous devons changer nos comportements maintenant. Nous savons que nous avons activé notre propre desctuction, mais nous ne voulons pas le croire. Monsieur le Président dit qu'il est nécessaire de prendre le temps, mais nous n'avons pas le temps, nous devons agir pour la création d'électricité renouvelable tout en réduisant notre impact sur la biodiversité. Ce deuzième point n'est pas occulté par le développement éolien. Chaque projet est attentivement étudié : de nombreux écologues travaillent, inventorient, et conseillent en qualité d'experts les développeurs éoliens pour éviter les zones sensibles, réduires les impacts écologiques et éventuellement compenser ces impacts par des actions concrètes (création de zones humides, plantations de haies, protection de nichés chez les rapaces...).
Il me semble qu'il est réducteur de dire que le développement éolien est réalisé de manière anarchique et sans prendre en compte les sensibilités de chaque territoire. Cependant, il est aisé, d'utiliser cet argument à des fins politique plutot que de faire participer ces concitoyens à une reflexion sur le choix énergétique que nous souhaitons pour nous et pour nos enfants.
Arrêtons le discour accusant les professionnels de l'éolien et utilisons nos forces vives et notre force de résilience pour agir pour le bien commun de l'Homme, de l'Humanité et de notre Planéte.

Ddu

L’électricité en France est en très grande partie déjà décarbonée. La France est d’ailleurs un des meilleurs élèves de l’Europe sur ce point. Si l’on veut diminuer les émissions de CO2, il vaudrait mieux utiliser l’argent des éoliennes pour développer les transports en commun comme le train, subventionner l isolation des bâtiments et le remplacement du chauffage au fuel par des pompes à chaleur. Décarboner ou dénucléariser: malheureusement, il faut choisir, chacun d’eux demandant des investissements colossaux. En ce qui me concerne, j’opte pour le premier qui à mes yeux est de loin le plus urgent à mettre en place.

Hervé

Oui, le nucléaire émets du CO2, en incluant tout (y compris l'extraction du combustible), environ 4g par Kwh selon EDF. Mais c'est beaucoup moins que la plupart des autres ENR, surtout si on ajoute les émissions auxilliaires engendrées (liées au backup et aux ...) .

rochain

Encore des affirmation sans la moindre présomption de véracité si ce n'est de citer une information dont l'origine est l'EDF en l'occurrence juge et partie dans cette affaire., j'ajoute qu'ici il ne s'agirait que de 4g par KWh mais qu'un de vos comparses du nom de BMD fait état de 14 g par KWh si je me souviens bien et d'après une étude qui n'a évidement jamais existée du GIEC dont ce n'est pas la vocation.
Voilà, sur quoi reposent vos convictions comme je le constate à chaque rafale de vos messages.
Je vais abandonner ces conversations stériles où pour crédibiliser à peu près n'importe quoi on fait intervenir des amis pilotes de toutes les tranches nucléaires de France au service marketing communication d'EDF…. encore une fois, ainsi qu'une armée de perroquets, inconsciemment au service d'un lobby qui n'existe qu'en France, les autres ayant compris que le nucléaire n'est pas généralisable à la planète et qu'il faudra bien trouver tous ensemble le moyen de résoudre le PB du changement climatique, sans jouer tout seul dans son coin en franc tireur.
Serge Rochain

Hervé

Le chiffre de 4gr proviens d'études sérieuses et complètes. On retrouve le même type de résultats dans d'autres pays par ex. Canada: https://cna.ca/wp-content/uploads/2014/08/Comparative-Life-Cycle-Analys… . Si ,la vérité vous dérange, trés honnêtement, ça me fait ni chaud ni froid.

Pour ce qui est de la généralisation du nucléaire, c'est une autre histoire mais n'est pas a exclure non plus. Les ENR et le nucléaire vont évoluer, le resultat du match est difficile a prévoir, mais pas pour tout de suite!

Pascal

120 Mds vont être dépensés pour produire seulement 15% d'électricité renouvelable alors que le nucléaire produit 75% d'électricité déjà décarbonnée... L'électricité c'est 1/4 seulement de la consommation d'énergie française. Les 2/3 sont pour les transports et l'habitat (gaz, fioul, pétrole). Cherchez l'erreur....

rochain

Et combien pour l'EPR de Flamanville, les indemnités à verser pour l'EPR finlandais et le grand carénage, tout ça nous conduisant à un coût de production de 110 € le MWh nucléaire pour un gros pétard !
Serge Rochain

TICOS Vincent

C'est vrai que comparer aux 12 milliards de L'EPR de Flamanville (sans compter les surcoûts dues aux mal façons sur les soudures) et les 10 milliards, minimum, qu'il faudra dans 50 ans pour démanteler les 300 000 T de bétons et 40 000T d'acier, ( Le démantèlement de Brennilis coûtera plus cher que sa construction, 500 Millions d'Euros pour la déconstruire, dans les dernières prévisions d'EDF , 3 milliards de francs pour la construction, soit environ 450 Millions d'Euros) sans compter les milliards qu il faudra investir à la hague pour "RECYLER" les dechets nucléaires. C'est vrai que le nucléaires est très compétitif!!!! Tout pour ça pour 2% de la production française. Sortez vos calculettes, mais pour ma part c'est tout vu . JE DIS STOP AU NUCLÉAIRE.
Ensuite si nous voulons développer des transports plus propre, il faut de l'électricité ou de l'hydrogène pour faire fonctionner les véhicules de demain, donc investir dans des énergies renouvelables ou nucléaires, a chacun son libres arbitres.
Et dernièrement pour les logements beaucoup de rénovation thermique sont en cours dans toutes les villes, département, bailleurs sociaux, etc. pour les particuliers ils existent beaucoup d'aides villes, communauté de communes, département, regions, etc qui en distribue pour rénover et améliorer la performance énergétique de son habitat. Beaucoup d'entreprise démarches les particuliers, avec des slogans comme " vôtre isolation a 1 Euros" pour profiter des deniers de nos impôts. Ensuite de nouvelles normes thermiques arrivent pour la construction et rénovation qui vont encore améliorer les performances de l'habitat.
Du coup je cherche l'erreur, mais ce n'ai pas juste une volonté politique de changer ou pas nos habitudes de consommation, mais c'est a nous citoyens de changer nos comportements, parce que les politiques sont entrains d'évoluer.

Pascal

Il y a des erreurs très importantes dans vos propos. L'énergie nucléaire représente 75% de la production électrique française, et pas 2% ! Et 1/4 environ de la consommation d'énergie finale. (2/3 étant liés au pétrole et au gaz consommés dans les transports et l'habitat).
Quant aux coût des ENR, ils viennent d'être révélés dans le récent rapport de la commission des finances présidée par le député Julien Aubert : entre 70 et 90 Miliards jusqu'en 2028. Pour un objectif de 15% de production électrique seulement en 2028. Le "grand carénage" nucléaire est quant à lui évalué à 40-50 Mds.
On va donc dépenser 70-90Mds pour produire 15% d'électricité décarbonée, quand on dispose déjà de 75% d'électricité nucléaire décarbonée. Ne faudrait-il pas mieux mettre tout cet argent dans ce qui représentent la plus grosse partir des émissions de C02 françaises, à savoir les transorts et l'habitat ?
Ne nous trompons pas d'objectif, la priorité est la baisse des émissions de carbone.

TICOS Vincent

Pascal,
Lorsque je parle de 2% de la production je parle juste de la capacité du "FAMEUX EPR de flamanville" a nous fournir en électricité. Le grand carénage est estimé à 40/50 milliards, il sera tout juste commencé en 2028 et ils nous faudra ces fameux 15% ENR puisque le nucléaire ne pourra suivre. C'est ces 50 Mds plutôt qu'il faut investir dans l'habitat et le transports.
arrêtons de fustiger les ENR, c'est notre avenir qui se joue là, le nucléaire de nos parents nous ne sommes déjà pas en mesures de déconstruire, de le recycler. ARRÊTONS LE NUCLÉAIRE trouvons de nouvelles solutions pour le remplacer ainsi que le pétrole et gaz.
L’hydrogène, les biogaz, le recyclage de nos déchets , stockage, des véhicules moins puissants plus économes, limitons la vitesse à 70 km/h sur les départementales 100 sur les VE et 110 sur les autoroutes, 30 en ville on diminuera les morts et au moins 10% de pétrole consommé dans le transports
Mais par exemple vous, pascal, vous êtes prêt a revenir en arrière sur votre confort de vie pour diminuer la factures de CO2?
bonnes soirée a tous

Christophe

C'est bien les éoliennes, mais il y en a déjà beaucoup trop ! Le seul moyen disponible pour fournir de l'énergie à la demande est le nucléaire. Il faut de nouvelles centrales et prévoir le renouvellement des anciennes.

Thomas

La question n'est pas sur le nombre d'éoliennes, mais de savoir par quoi on produira notre électricité en 2030/2040 lorsque les plus vieilles centrales seront fermées? Si on ne diversifie pas maintenant, on sera à sec dans 20 ans. Et si vous voulez poursuivre dans le nucléaire, avez-vous vu des annonces de l'Etat ou d'EDF pour construire un nouveau parc quasi équivalent aux 58 réacteurs actuels? Même EDF ne le demande pas... Donc arrêtons ces discours stériles sur la soi-disant saturation par l'éolien, il ne faut se priver de rien pour avoir une sécurité d'approvisionnement dans 10, 20 ou 30 ans!

Dame blanche

Bonjour Thomas
Je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites qu'il ne faut se priver de rien. Avez vous donc tellement de besoins ? Il faut repenser notre mode de (sur)consommation.
Quant aux discours stériles sur la saturation d'éoliennes... je pense que vous n'êtes pas concerné et habitez certainement un endroit loin de leurs nuisances.

Ddu

Je suis d’accord avec vous, Dame Blanche, sur le fait qu’il faudra se priver. Quand on sait que la vidéo de Gangnam style qui a été vue 3,3 milliards de fois sur YouTube et que la dépense énergétique sous-jacente correspond à la production d'une centrale nucléaire pendant un an... Quand on sait que deux vols intercontinentaux aller retour correspondent grossi modo aux émissions eqCO2 d’un français moyen... il y a des activités que l’on ferait mieux d’interdire tout simplement.

Dame blanche

Ddu, Heureusement qu'il y a des personnes qui ont une conscience et qui commencent à changer leur mode de vie. Malheureusement c'est une minorité. La plupart des gens gaspillent beaucoup d'énergie en ne faisant attention à rien. Ils vivent comme si les ressources étaient inépuisables. Il faudrait déjà arrêter de leur créer des besoins quils nont pas : le dernier iphone, changer de montre parce qu'on change d'heure et autres spots publicitaires absurdes. Ne parlons pas de ce projet complètement surréaliste "Europa city" qui va coûter une blinde à la planète en terme de consommation énergétique, projet rejeté par le gouvernement, puis finalement accepté à l'encontre de tout bon sens, mais bon la Chine et Auchan ont eu le dernier mot. Qu'on arrête de faire semblant de se préoccuper de l'environnement et de l'écologie, C'est d'une hypocrisie indécente. Et l'éolien n est q'un scandale de plus ...

rochain

Forcement que c'est le seul La preuve ? C'est que vous le dites…… Quelle misère de constater de telles prétentions
Tous les autres pays sont donc peuplés d'imbéciles…..
Serge Rochain

rochain

Heureusement que vous êtes là pour le dire, hein ?
Vous devriez écrire au gouvernement et aux députés pour leur dire combien il faut d'éoliennes et combien il faut de réacteur nucléaire, et pendant que vous y êtes dites leur aussi le nombre de PPV, ils sont dans l'embarras mais heureusement Christophe est là pour les éclairer
Serge Rochain, Narbonne
http://astronomie.narbonne.free.fr/
http://a-p-s.cabanova.com/
http://iste.cabanova.com/
http://climso.fr

BMD

Chère Madame, le problème est que l'éolien ne sert à rien pour atteindre les objectifs qui vous tiennent à coeur. Il ne peut, ni faire diminuer significativement nos émissions de CO2, car le nucléaire dont il remplace la production émet pendant son cycle de vie encore moins que lui. Et s'il fait diminuer la rentabilité des centrales nucléaires en se substituant à une partie de sa production, il ne peut pas en faire diminuer la puissance totale, et donc le nombre de nos réacteurs, puisque cette puissance nous est nécessaire, en particulier lors des anticyclones d'hiver couvrant toute l'Europe, où la puissance consommée est maximale, et le vent absent parfois une semaine et cela plusieurs fois chaque hiver. ce n'est pourtant pas difficile à comprendre, mais comme ces informations ne sont pas connues de l'opinion publique , celle-ci soutient une politique fondée sur une imposture technique, mais qui est lui est présentée sous forme d'idées généreuses. Cette politique va en fait à l'encontre des objectifs qu'elle affiche. On voit très bien qu'en Allemagne,que ce gouvernement veut imiter, les émissions de CO2 ne baissent que très lentement et beaucoup plus par un lent remplacement du charbon par le gaz, et qu'ils n'arriveront jamais à la performance remarquable de l'électricité française, la moins émettrice par kWh produit des pays du G20. Ajoutons que ces centrales allemandes, non seulement émettent beaucoup de CO2, mais sont un danger pour la santé publique en Europe, plusieurs milliers de morts prématurées par an du fait des polluants atmosphériques qu'elles émettent.
Ajoutons que puisqu'on ne pas diminuer avec l'éolien la puissance totale de nos réacteurs nucléaires (en Allemagne, leurs équivalents sont les centrales à gaz et à charbon, dont la puissance totale n'a pas changé d'un iota malgré le développement de l'éolien), il y a double investissement, éolien+nucléaire (ou éolien+charbon + gaz en Allemagne) pour une même quantité d'électricité produite. Comme il faut transformer le réseau pour accueillir ce double système, la dépense inutile est encore plus forte. Il faut encore ajouter le prix à payer pour la diminution de rentabilité du nucléaire.Tout cela fait que, aussi bas que devienne le coût de production de l'éolien, il fera quand même augmenter le prix de l'électricité pour les ménages. Il en est de même pour le solaire photovoltaïque. c'est bien ce qu'on constate à l'expérience en Europe de l'Ouest, où ce prix a augmenté proportionnellement à la capacité d'éolo-solaire installée par habitant. La baisse affichée des coûts de l'éolien et du solaire photovoltaïque ne fera que diminuer le rythme de cette augmentation. Déjà en France, on peut estimer que le quart des augmentations du prix de l'électricité pour les ménages est due à cette politique stupide !
Cet argent inutilement dépensé, aux frais des consommateurs, mais aussi des contribuables, s'il avait été dépensé pour diminuer les émissions de CO2 de l'habitat et des transports, aurait été efficace en nous faisant progresser vers les objectifs généreux que vous affichez. En soutenant l'éolien comme vous le faites, vous jouez contre vous-même, mais sans vous en rendre compte heureusement, car autrement ce serait du masochisme.
J'espère, sans trop y croire, que je vous aurai un peu ouvert les yeux.

Thomas

Eternel discours anti-EnR.. comparaison avec l'Allemagne, etc.
BMD, vous nous direz par quoi vous produirez votre énergie pas chère en 2040/2050 si il faut construire une dizaine de paires de nouveaux EPR, et lorsque les coûts des démantèlements des vieilles centrales commenceront à devenir bien visibles sur notre facture.
Votre cher nucléaire aussi intéressant soit-il sur certains aspects, n'est typiquement pas une énergie qui permet de faire des économies d'énergie, car lorsque les centrales coûteuses sont construites, elles doivent effectivement tourner à plein régime pour être exploitées dans les meilleures conditions. Et c'est pour ça qu'on éclaire à tout-va nos villes la nuit, qu'on a des gros enjeux de pics de consommation avec le chauffage électrique, etc.
Les renouvelables ont aussi leur enjeux, mais c'est aussi aux consommateurs à s'adapter à la manière dont l'énergie est produite, et à différer nos consommations lorsque la production se fait. C'est déjà le cas dans certaines entreprises qui ont mis en place des installations d'autoconsommation, et qui mènent des réflexions pour ajuster leur consommation électrique lorsque les panneaux solaires produisent.
Mais cette évolution peut être effectivement difficile à comprendre pour ceux qui veulent rester dans un système où il faut produire en masse et qui ne veulent pas réfléchir à comment consommer mieux.

BMD

@ Thomas, encore une fois, du fait de l'intermittence, le coût des centrales à ENR électriques s'ajoutera à celui des centrales nucléaires en France, charbon et à gaz en Allemagne. Il faudra encore ajouter le coût des dommages collatéraux ( réseaux, augmentation du coût du kWh du nucléaire...);
Puisque vous n'arrivez pas à comprendre, je vais prendre l'exemple d'un ménage qui s'équipe d'une éolienne pour produire son électricité. Il constate rapidement que du fait de l' intermittence, celle-ci ne peut pratiquement jamais lui garantir une production coïncidant avec sa consommation, et que c'est au contraire lui qui doit consommer en fonction de la production. Mais la méthode a ses limites, parce que la puissance produite est aléatoire et qu'il lui faut changer sans arrêt de stratégie de consommation, qu'elle est inexistante par temps calme (qui peut durer plusieurs jours), ou au contraire par vent trop fort ( qui peut aussi durer plusieurs jours), quand il faut mette l'éolienne en drapeau . Il décide donc d'acheter soit un groupe électrogène, qui produira du CO2 mais aussi du CO (mortel à très faible dose) et une variété de polluants atmosphériques peu recommandables, soit un stockage par batterie, soit même les deux. Il lui faut aussi acheter un dispositif électronique pour gérer l'ensemble en accord avec ses besoins. Tout cela a un coût important qui s'ajoute à celui de l'éolienne, et le coût de poduction du courant produit sera bien sûr bien plus élevé que celui de la seule éolienne
Si vous êtes bricoleur, faites un modèle réduit, avec une soufflerie à débit aléatoire pour faire tourner une mini éolienne , une ampoule alimentée par le courant électrique produit par cette éolienne et qui donc va clignoter de façon aléatoire, un mini groupe électrogène et un dispositif électronique d'assistance pour obtenir une luminosité variant suivant non plus de façon aléatoire, mais selon un rythme prédéfini.
A l'échelle d'un pays, ce sont les centrales pilotables qui jouent le rôle du groupe électrogène, charbon et gaz émetteurs de CO2 et de polluants atmosphériques dangereux en Allemagne, nucléaire très peu émetteur et très peu polluant en France. A cette échelle, le rôle du stockage ne peut avec les techniques actuelles être que marginal, et semble-t-il pour très longtemps.
L'éolien et le solaire PV ne peuvent en fait rien en France pour l'urgence climatique, et ne peuvent même que retarder les efforts dans ce domaine, en stérilisant des sommes très importantes qui pourraient être mises sur les secteurs réellement émetteurs, habitat et transports. Par contre, ils ne peuvent que faire augmenter le coût de l'électricité produite par notre mix électrique, au détriment des consommateurs.
Si ce n'est pas encore clair pour vous, j'espère au moins que ce sera clair pour d'autres.

chevallier

Bon, ben, dans ce cas, il faut donc remettre des centrales à charbon ? Il veut quoi le monsieur, il est au courant des rejets d'une centrale à charbon, des déchets nucléaires. L'hydraulique détruit des vallées et présente un risque classé majeur tel la rupture de barrage (risque sismique ou terroriste); ceci dit, avec une bonne surveillance (ce que sait faire EDF) il est un bon moyen de régulation.
La première chose consiste à isoler là où ce n'est pas fait. Cesser de faire des réceptions d'immeubles d'habitation sur plan, qui obère tous les défauts, et il y en a !
Toulouse avec son réseau de chaleur issu de la combustion des déchets, dessert beaucoup de logements collectifs, des villages s'équipent de chaudière à bois (là où il y a la ressource pour les bâtiments municipaux, piscines, écoles...).
Ce n'est pas en parlant comme un (ancien) ministre que la population va se tourner vers des solutions adaptées aux besoins et aux ressources.

Pascal

L'habitat et les transports, c'est effectivement 2/3 de la consommation d'énergie finale française, donc gaz et pétrole. L'électricité, c'est seulement 1/4. Il fallait agir sur ces 2 sources de consommation. Pas sur la production d'électricité (à 75% nucléaire) dont le bilan carbone est déjà très bon. Autre solution, et la meilleure : la sobriété....

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