Arrêt de production à Fibre Excellence avant la décision du tribunal de commerce

  • Connaissance des Énergies avec AFP
  • parue le

La production est arrêtée au sein de l'usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et en voie de l'être à Tarascon (Bouches-du-Rhône), faute de matière première, alors que le tribunal de commerce se prononce sur l'avenir du groupe lundi, selon des sources concordantes.

Le site de Saint-Gaudens (275 salariés), au pied des Pyrénées, a cessé la production tôt jeudi matin, a indiqué à l'AFP un représentant syndical.

Le groupe étant actuellement en cessation de paiement, l'usine ne dispose plus de stock de bois utilisable pour sa production.

Côté provençal, à Tarascon (270 employés), la situation est identique et "on commence à arrêter l'usine dans la nuit de lundi à mardi", a confié à l'AFP un représentant syndical.

Il n'y a "plus de trésorerie pour acheter du bois", a-t-il souligné pour expliquer cette cessation d'activité.

Sollicitée par l'AFP, la direction de Fibre Excellence n'a pas apporté de précisions.

Le tribunal de commerce de Toulouse a entendu mardi direction et syndicats de Fibre Excellence et se prononcera lundi sur le sort de ce groupe qui possède les dernières usines françaises de pâte à papier et produit également de l'électricité à partir de bois et de copeaux, une activité structurellement déficitaire.

Lors de l'audience tenue à huis clos, la procureure a demandé au tribunal d'accorder à Fibre Excellence, qui emploie au total quelque 670 personnes, "deux mois d'observation" lui permettant d'avoir plus de temps pour chercher une solution.

Le gouvernement a récemment proposé de relever le tarif de rachat de l'électricité produite par Fibre Excellence (jusqu'à 20%), accédant à une demande récurrente de la direction.

En contrepartie, il avait demandé notamment à l'actionnaire de "couvrir les besoins de financement courant du groupe sur l'horizon d'un plan d'affaires (2030)", et de "procéder aux investissements nécessaires au développement de l'activité du groupe les prochaines années".

Mais les représentants de l'actionnaire Jackson Wijaya, dont la famille dirige le géant indonésien de la papeterie mondiale Asia Pulp and Paper, ont fait savoir qu'ils n'envisageaient pas d'investissement supplémentaire.

Ajouter un commentaire