Athènes condamne l'attaque par drones contre des pétroliers grecs en mer Noire

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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La Grèce a condamné mercredi l'attaque par des drones la veille contre deux pétroliers grecs en mer Noire sans toutefois préciser l'origine de ces drones.

"Nous condamnons les attaques contre les navires grecs et ceux relevant d'intérêts grecs, qui mettent en danger la sécurité des équipages et risquent d'endommager l'environnement", a indiqué Lana Zochiou, porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères.

"La Grèce, en tant que nation maritime, accorde une importance particulière à la sécurité en mer", a-t-elle ajouté lors d'un point de presse soulignant que le pays restait attaché au droit international et au droit international de la mer, y compris la liberté de navigation.

La question sera soulevée par le ministre des Affaires étrangères George Gerapetritis "auprès de nos partenaires européens", a-t-elle conclu lors d'un point de presse.

La Grèce dispose d'une des plus importantes flottes mondiales en termes de flotte détenue par des intérêts grecs.

Mardi deux pétroliers grecs avaient été touchés par deux drones près du port russe de Novorossiïsk, en mer Noire, sans faire de dégâts majeurs, selon le ministère grec de la Marine marchande.

L'attaque a visé les pétroliers Matilda et Delta Harmony, battant pavillon maltais et libérien respectivement.

Deux marins grecs qui figuraient parmi l'équipage du Delta Harmony, le vice-capitaine et l'ingénieur, n'ont pas été blessés, selon Athènes.

Les réservoirs de pétrole du Delta Harmony étaient vides au moment de l'attaque, selon le ministère kazakh de l'Energie, et "aucun dommage n'a été infligé aux ressources d'exportation de la République du Kazakhstan".

De son côté, la compagnie gazo-pétrolière KazMunayGas avait rapporté mardi sur Telegram qu'elle avait affrété le Matilda et qu'il avait "été attaqué par un drone", sans en préciser l'origine.

"L'attaque a provoqué une explosion sans causer d'incendie" ni faire de blessé ou de dégâts importants, a-t-elle ajouté.

Ce navire devait s'approvisionner en pétrole kazakh au terminal du Consortium international oléoduc caspien (CPC) dimanche, selon le communiqué de l'entreprise.

Les attaques russes et ukrainiennes sur des navires civils se multiplient depuis plusieurs semaines.

Les autorités du Kazakhstan avait appelé l'Ukraine le 30 novembre à cesser ses frappes contre ce terminal du CPC, l'un des plus grands oléoducs du monde par lequel transite environ 80% du pétrole kazakhe, et touché par quatre attaques en 2025.

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