- Connaissance des Énergies avec AFP
- parue le
La compagnie énergétique publique du Qatar a fait valoir mercredi un cas de "force majeure" après des attaques contre deux de ses infrastructures principales, qui ont provoqué l'arrêt de production de gaz naturel liquéfié (GNL), au moment où l'Iran poursuit ses raids dans le Golfe.
Cette clause protège QatarEnergy de pénalités et d'éventuels manquements contractuels vis-à-vis de ses clients du fait de l'arrêt de production.
"A la suite de l'annonce de QatarEnergy concernant l'arrêt de la production de GNL et des produits associés, QatarEnergy a déclaré un cas de force majeure à l'égard des acheteurs concernés", a déclaré la société dans un communiqué.
Mardi, la société avait annoncé qu'elle allait suspendre la fabrication de certains produits transformés, au lendemain de l'arrêt de la production de GNL, qui a fait s'envoler les prix du gaz.
Elle a notamment arrêté la fabrication des polymères, du méthanol et de l'aluminium.
D'après le ministère qatari de la Défense, un drone iranien a visé lundi une installation énergétique à Ras Laffan, à 80 km au nord de la capitale sur la côte nord, principal site de production de GNL.
Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.
Le Qatar est l'un des principaux producteurs mondiaux de GNL, aux côtés des Etats-Unis, de l'Australie et de la Russie.
Il partage avec l'Iran les plus grandes réserves de gaz naturel du monde. QatarEnergy estime que la partie appartenant à l'Etat du Golfe, le North Field, renferme environ 10% des réserves connues de la planète.
Ces dernières années, le Qatar a conclu une série de contrats de fourniture de GNL à long terme avec le français Total, le britannique Shell, l'indien Petronet, le chinois Sinopec et l'italien Eni, entre autres.
csp/cgo/anb
