- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le gouvernement du Bangladesh a annoncé lundi une nouvelle hausse des prix de l'essence et du kérosène pour cause de perturbations persistantes de ses approvisionnements en pétrole liées au conflit au Moyen-Orient.
Le prix du diesel reste par contre inchangé.
Les tarifs de l'essence et du kérosène ont été augmentés de 5 takas par litre. Ils atteignent désormais 135 à 145 takas le litre à la pompe (de 95 centimes à 1 euro environ).
Le Bangladesh importe 95% de ses besoins en pétrole et en gaz, en grande partie du Moyen-Orient où les livraisons qui transitent par le détroit d'Ormuz sont quasiment à l'arrêt depuis le début, fin février, des opérations militaires engagées par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran.
Les autorités locales ont été contraintes de rationner la distribution des carburants, d'en augmenter les prix (comme ceux du gaz et de l'électricité) et de mettre en place de strictes mesures pour réduire leur consommation.
Elles envisagent aussi une nouvelle hausse des tarifs de l'électricité, dont la demande est au plus haut en début d'été.
Ces hausses ont un impact direct sur le prix de nombreux biens de première nécessité dans le pays de 170 millions d'habitants, soumis depuis des années à une forte inflation (encore 9% en rythme annuel au mois d'avril).
Dacca a sollicité en mars 2 milliards de dollars de prêts d'urgence auprès des institutions financières internationales pour payer ses factures d'énergie.
Pour réduire à terme sa dépendance, le Bangladesh a récemment lancé un appel d'offres pour l'exploration pétrolière et gazière au large de ses côtes et compte sur la mise en service prochaine de sa première centrale nucléaire.