Aide « grands rouleurs » de 100 euros

Le Premier ministre fait état de « 439 339 demandes déjà déposées pour le guichet +grands rouleurs+, qui permettra aux travailleurs modestes de toucher 100 euros dès le mois de juin ». Selon le gouvernement, cette indemnité carburant de 100 euros est accessible aux actifs utilisant leur véhicule personnel à des fins professionnelles, avec un usage minimal exigé, et vise les ménages modestes pénalisés par le prix des carburants.

D’après la présentation gouvernementale, le formulaire de demande a été ouvert fin mai et le versement intervient environ dix jours après validation. Les critères portent notamment sur l’usage du véhicule et la distance domicile-travail, le dispositif excluant les véhicules de fonction et les véhicules 100 % électriques. Le décret de création précise que l’indemnité correspond à l’équivalent de 20 centimes d’euro par litre pour une consommation moyenne de six mois.

Pêche, transport, BTP et agriculture

L’exécutif confirme l’ouverture, le 1er juin, du guichet « pêche » pour compenser une partie du coût du carburant marin. Selon le ministère de la Transition écologique, l’aide pour avril 2026 s’élève à 20 centimes d’euro par litre, les demandes étant instruites par l’Agence de services et de paiement.

Le gouvernement maintient par ailleurs des soutiens ciblés pour les transporteurs routiers, le BTP et le monde agricole, avec des guichets élargis et des calendriers précisés par voie réglementaire. La revalorisation des indemnités kilométriques des personnels d’aide à domicile est annoncée comme « effective dès le 1er juin », a rappelé Sébastien Lecornu.

Prime carburant employeur relevée à 600 euros

Le dispositif facultatif de prime carburant versée par les entreprises à leurs salariés est « totalement défiscalisé et désocialisé jusqu’à 600 euros » afin que « toutes les entreprises puissent aider leurs salariés sans condition », selon le Premier ministre. D’après la communication gouvernementale, le plafond d’exonération a été doublé et la prime peut se cumuler avec d’autres aides à la mobilité, sous réserve des règles applicables.

« Face à la crise énergétique, nous avons fait un choix simple : cibler nos aides pour soutenir l’activité et le travail, et veiller à ce que chaque euro d’argent public soit dépensé utilement », a déclaré Sébastien Lecornu, évoquant la volatilité des cours du pétrole liée au contexte géopolitique. L’effort budgétaire total des mesures annoncées est estimé à environ 1,2 milliard d’euros, selon l’exécutif.