BP poursuit sa réorganisation interne avec le départ d'un vice-président

  • Connaissance des Énergies avec AFP
  • parue le

La direction du géant britannique des hydrocarbures BP a annoncé lundi le départ de son vice-président en charge du gaz et des énergies bas carbone, moins d'une semaine après l'éviction surprise de son président, épinglé pour son comportement.

Ce vice-président exécutif, William Lin, présent au sein de BP depuis plus de trois décennies, restera en poste jusqu'au troisième trimestre, a précisé le groupe à l'AFP.

"Nous remercions William pour son leadership, son impact et son engagement de longue date envers BP, et nous lui souhaitons plein succès pour l'avenir", a commenté la directrice générale, l'Américaine Meg O'Neill, sans préciser les raisons de ce départ.

Celui-ci intervient près d'une semaine après l'éviction avec effet immédiat du président de l'entreprise, Albert Manifold, en raison "de graves préoccupations" liées à sa gouvernance et sa "conduite", d'après BP.

Ce départ inattendu était venu accentuer l'instabilité d'un groupe, marqué par des résultats à la traîne par rapport à ses concurrents, en raison d'une tentative ratée de virage vert.

En poste depuis début avril, Mme O'Neill a pour mission de mettre en oeuvre un recentrage radical sur les hydrocarbures, ainsi qu'un plan de réduction des coûts.

L'Américaine entend réorganiser l'entreprise en dissociant clairement ses activités amont et aval - c'est-à-dire la prospection et l'extraction d'un côté, et le raffinage et la commercialisation de l'autre.

Le groupe a vu se succéder à sa tête deux présidents du conseil d'administration (en attendant la nomination d'un nouveau président) et trois directeurs généraux depuis 2023.

Profitant de la montée des prix du pétrole lundi, le titre a clôturé en hausse de 2,70% à la Bourse de Londres, à 535,90 pence.

lul/zap/LyS