Un pic de quatre ans, des sous-indices contrastés

Publié lundi 1er juin par l’Institute for Supply Management, le Manufacturing PMI s’établit à 54,0 % en mai, après 52,7 % en avril, au plus haut depuis mai 2022 (55,9 %). Ce niveau, supérieur aux attentes des investisseurs, reste synonyme d’expansion de l’activité au-dessus de 50 %, selon l’ISM.

La demande s’affermit avec des nouvelles commandes à 56,8 % et une production à 54,3 %, tandis que l’emploi demeure en contraction à 48,6 %. Les délais continuent de s’allonger, l’indice des livraisons fournisseurs restant élevé à 60,6 %, et les coûts demeurent sous pression, l’indice des prix atteignant 82,1 % après 84,6 % en avril, selon l’ISM.

Coûts de l’énergie et retards d’approvisionnement en première ligne

« En mai, 25% des commentaires étaient positifs et 69% négatifs (...). Parmi ces commentaires, la guerre en Iran a été mentionnée dans 42% des cas et les droits de douane dans 18% des cas ; 57% des participants ont cité la fluctuation des prix comme un problème pour leur entreprise », relève la directrice de l’enquête Susan Spence.

« Les prix de nombreux produits continuent d’augmenter », rapporte un industriel du secteur informatique/électronique, qui décrit des tensions sur les composants liées à « la multiplication des centres de données ». D’autres hausses sont attribuées « à la guerre en Iran et à la réduction du pétrole disponible ».

« Le conflit en Iran commence à avoir des répercussions directes et négatives sur nos coûts d’approvisionnement », indique un acteur de matériels de transport. Un fabricant d’équipements industriels observe que la guerre « provoque des retards de livraisons et incertitudes ». Un professionnel de la chimie se dit toutefois « prudemment optimiste » quant à la capacité de « continuer à augmenter nos ventes et maintenir des marges acceptables » si les conditions se stabilisent et si le conflit prend fin.