Carburants: le plan d'aides au transport routier publié au Journal officiel

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le plan d'aides au secteur du transport routier, annoncé fin mars par le gouvernement pour faire face à la hausse des prix du carburant liée à la guerre au Moyen-Orient, va pouvoir entrer en vigueur avec la parution samedi au Journal officiel de son décret d'instauration.

Ce plan de 50 millions d'euros doit entrer en vigueur dimanche pour le mois d'avril.

Il concerne les entreprises de moins de mille salariés dont l'activité principale est le transport routier de marchandises, de voyageurs par autocar et de transport sanitaire hors taxis.

Le gouvernement a indiqué vendredi que ces aides pourraient être renouvelées en mai.

Selon la catégorie de véhicule, les entreprises pourront recevoir 250 euros par autocar, 70 euros pour une ambulance ou un véhicule de moins de dix passagers et, pour les marchandises, de 100 à 500 euros selon la taille du camion.

Cette aide forfaitaire sera plafonnée à 60.000 euros par entreprise, le double de ce qui était prévu initialement.

Sont éligibles aux aides supérieures à 5.000 euros les entreprises dont le ratio "excédent brut d'exploitation sur chiffre d'affaires", un indicateur de leur rentabilité, est inférieur ou égal à 5% sur les deux derniers exercices comptables, précise le décret.

Ce soutien est destiné à renflouer la trésorerie des sociétés "justifiant de difficultés économiques majeures", avait insisté en mars le ministre des Transports Philippe Tabarot.

Il a indiqué vendredi avoir "beaucoup travaillé" avec les fédérations du secteur, et "on a trouvé un plan qui a satisfait tout le monde, qui est ciblé sur les petites entreprises, sur les moyennes entreprises et sur les entreprises à taille intermédiaire".

L'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) a déploré les conditions d'éligibilité, qui excluent par exemple les entreprises ayant recours à l'emprunt bancaire pour financer leur matériel roulant.

"Si les annonces de réouverture du détroit d'Ormuz ne se traduisent pas rapidement par une baisse significative des prix du carburant, l'OTRE appelle le gouvernement à agir sans délai afin de permettre une diminution immédiate et substantielle des prix du carburant", ajoute-t-elle.

Vendredi, le litre de gazole, carburant le plus utilisé en France, se vendait en moyenne 2,273 euros, selon les remontées de 9.343 stations à un site officiel analysées par l'AFP. C'est environ 9 centimes de moins sur une semaine, mais toujours plus de 55 centimes de hausse par rapport à fin février.

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