Climat : une transition énergétique « retardée » aurait un coût « considérable » pour l'économie française, avertit l'Ademe

  • AFP
  • parue le

Au moins des dizaines de milliards d'euros par an perdus pour la France: retarder encore la transition énergétique détruira une partie de la richesse économique du pays, chiffre un rapport de l'Ademe, qui souligne mercredi "l'urgence d'agir dès à présent pour préserver l'économie" face au réchauffement climatique.

Si l'on maintenait les politiques existantes et le développement des énergies fossiles jusqu'en 2030, ce scénario de "transition retardée" conduirait pour la France à près de 1.100 milliards de dollars d'actifs échoués (c'est-à-dire qui ont perdu leur valeur en raison de la transition climatique) d'ici à 2050, soit près de 50 milliards de dollars par an entre 2030 et 2050, selon ce rapport de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Cela aurait pour conséquence une perte de près de 1,5 point de PIB en 2030 et de 5 points de PIB en 2050, d'après ce rapport sur "les risques climatiques et leurs coûts pour la France", soit "des coûts considérables pour la France" et "très probablement sous-estimés".

Dans ce scénario, les auteurs du rapport envisagent que les pouvoirs publics imposent des politiques soudaines et non anticipées à partir de 2030, pour rattraper leur retard sur des engagements de long terme et garder la hausse de la température mondiale sous 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

Selon les auteurs du rapport, cela s'accompagnera de frictions sur les facteurs de production, qui vont peser sur le verdissement des énergies, sur le marché du capital (avec une baisse de la valeur d'actifs physiques et financiers dans le bâtiment, les secteurs extractifs, la production d'énergie et l'industrie), avec des conséquences sur le marché du travail (pertes de productivité, retard dans la formation des travailleurs).

Le rapport prend en compte deux formes de risques liés au climat: les risques physiques (événements climatiques aigus ou chroniques: baisse des rendements agricoles, catastrophes en France ou à l'étranger affectant le commerce extérieur, montée du niveau de la mer...) et les risques de transition (risques financiers liés au processus d'ajustement vers une économie bas-carbone).

Ces coûts sont certainement sous-estimés, notent les auteurs du rapport, car les effets indirects du changement climatique comme les déplacements de population, les coûts de l'adaptation et de reconstruction en sont exclus, tout comme l'impact de la perte de biodiversité ou les risques d'emballement du réchauffement à partir d'un certain seuil.

Le coût pour l'économie serait encore plus spectaculaire si aucune politique de transition n'était menée, calcule l'Ademe: à la fin du siècle, l'inaction coûterait près de 7 points de PIB annuels, par rapport à une transition ordonnée.

Commentaires

lombled

BLABLA et encore BLABLA

BEE

coût considérable pour la France ?
cela tourne aux menaces après que les culpabilisations ne portent plus ?
que ceux qui ont plein d'argent et veulent investir à tour de bras dans cette "transition" le fassent, mais qu'ils cessent de menacer.
Une transition énergétique appauvrirait les Français durablement, et ne contribuerait en rien aux émission de gaz à effet de serre, la France n'émettant que très peu.
Quant au climat, les radiations solaires pourraient doubler en cas d'inversion des pôles, inversion qui aurait commencé il y a 20 ans. Je crois que le changement climatique en cours n'a pas bien été analysé en prenant en compte tous les facteurs de base, en l'occurrence les radiations du soleiL

Lilydamour

Ben... la France est peu émettrice car elle ne considère que ses émissions directes. Mais il y a toutes les émissions indirectes dont elle est responsable puisque sinon, elle n'a pas les ressources ou les biens pour fonctionner...
Par exemple l'extraction et le retraitement de l'uranium pour commencer. On pourrait y inclure aussi les cerveaux de l'étranger qu'elle exploite (penser à Manu et ses consultants). Et j'en passe... faut raisonner en coût global. Il n'y a pas une cloche au-dessus de la France et un micro-climat, c'est un tout à l'échelle de la planète, le fameux "effet papillon".
C'est trop facile de ne raisonner qu'ainsi et rendre les autres responsables. On se prendra quand même les retours de bâtons climatiques. Ce qui est le cas par ailleurs. Une pensée pour nos corons...

BEE

on vous a lavé le cerveau, je crois sincèrement... les émissions indirectes... et celles de l'air que vous respirez ???
on se pose d'abord la question de ce que l'on peut faire financièrement sans mettre la France au Moyen age. On est en avance de très loin (grâce à notre nucléaire), que les autres commencent à s'appauvrir avant nous. Imaginez qu'on s'appauvrisse, et pas les autres...
C'est comme ça qu'il faut raisonner

boomerang

Tient, il y a encore des climatosceptiques?
Ceux qui croyaient que la terre est plate sont moins nombreux aujourd'hui qu'au moyen age... Aucun n'a changé d'avis, ils sont morts et pour beaucoup de leur belle mort.
Cela dit, avec les effets du réchauffement liés à l'activité humaine: l'extinction massive, les chutes de rendement de notre "pétroagriculture" qui appauvrit les sols, les sécheresses chroniques, les inondations, les incendies à répétition et les méga-feux, les guerres armées liées à la sécurisation de filières pétrolières, les guerres économiques des filières de l'eau potable, la fonte des glaces et le changement d’albédo de la planète induit, la guerre économique et l’accaparement des terres liées aux industrie minières (comme la main mise des chinois sur les mines de cobalt du congo), la fonte du pergélisol y compris dans nos montagnes françaises avec les éboulements et glissements induits, les déplacements de population réfugiée climatique et pas seulement lointains puisque le bassin de la Canche est en haut de France...
Donc CELA dit, mourir de notre belle mort va devenir rare.
Quant à changer d'avis de son vivant...
PARADIGME - Définition : Ensemble de théories et de concepts qui sous tendent notre représentation du monde, et dont la puissance d'évocation est telle qu'ils finissent par le remplacer....
Alors oui, l'activité solaire, l'inversion des pôles, les théories du complot, les erreurs de modèle, les lobbyistes de tout poil, mais... vraiment tu y crois? Renseigne toi (Neuroscience et psychologie) sur les biais de vérification d'hypothèse, et aussi sur les implications d'un locus de contrôle externe et oui regarde aussi le rapport Meadows... ( Dennis et Donella Meadows et collaborateurs "the limits to growth - dont un résumé succinct et didactique se trouve sur le site de JMJancovici https://jancovici.com/recension-de-lectures/societes/rapport-du-club-de…

BEE

Qui êtes vous pour faire votre morale aux autres ? C'est insupportable de lire encore une fois des sermons.
De grâce adoptez une attitude d'adulte.
Pour ce qui est du fond que vous esquivez ou que vous ne voulez pas comprendre : vous êtes d'accord pour donner 30% de vos revenus après impots pour financer la "transition au tout electrique" en Afrique ?
Ma question n'est pas "climatique" mais celle du developpement humain qui passe avant la question climatique.
En Afrique rappelons qu' il est à peu près impossible de cuire ses aliments à l'electricité car le réseau actuel disponible à 50% de la population n'est dimensionné que pour l'eclairage, TV, frigo, avec delestages recurrents.
82% des Africains font la cuisson au charbon de bois, avec comme seule alternative realiste le gaz en bouteille (16%). A près de 1 milliard de population il s'agit d'une deforestation à raison de 90-95 millions de tonne de charbon de bois chaque année. Pour eux la transition immediate est le gaz en bouteille (comme ce fut le cas pour les européens, et c'est encore en partie le cas) et non l'electricité.
L'usage de l'electricité nécessite un niveau de developpement economique minimum : des salaires, des comptes en banque, pas le gaz en bouteille pour laquelle la transaction est mieux securisée pour les investisseurs.
Les injonctions pour stopper l'usage du gaz fossile devrait s'appliquer aux pays qui peuvent supporter un passage massif à l'electricité.
Ceci était pour le contexte.
Je confirme qu'il me parait très dangereux pour le niveau economique fragile des européens de dedier leur argent à la transition au tout electrique en Afrique.
Vu la croissance demographique (de 950 millions en 2022 à 2 milliards en 2050) dont 43% a moins de 14 ans, il faudra DONNER 150% du PIB Français pendant près de 20 ans.
Je dis bien donner, car ces populations souhaitent l'electricité gratuite (puisqu'elle vient du soleil) et que de toute manières avec un PIB moyen de 1800 $/personne par an, ils auront beaucoup de mal à rembourser des prets.

Albatros

Quelle crédibilité accorder à un organisme politique farci d'écologistes recalés du suffrage universel et tenu par le lobby des éoliens (Jean-Louis Bal) puis par la verdâtre et socialisante CFDT, qui nous disait il y a peu que YAKAFOKON passe fastoche à 100% de renouvelables les doigts dans le nez tout en réduisant la consommation électrique en fermant des centrales nucléaires, tout en électrifiant chauffage, transports, etc. ?
Si je vous disais à) quoi ressemblent les "modèles" que cette agence fantoche et militante utilise pour scénariser la décarbonation des secteurs industriels... Des Excel mal gaulés et indigents...

Marfaing

Les dégâts causés par les catastrophes naturelles augmentent depuis quarante ans et semblent peser lourd pour la France. Tous périls confondus, le coût moyen annuel est estimé à un peu plus d'un milliard d'euros dans les années 1980, à 3,6 milliards d'euros d'indemnisation sur la période 2011-2021. " En 2022, nous avons même atteint 10,6 milliards d'euros d'indemnisations liés aux aléas climatiques. Nous sommes confrontés tous les jours à des événements à la fois de plus en plus fréquents et sévères." disent les assureurs!
Mais à part ça Madame la marquise...

boomerang

oui, tout à fait d'accord, et encore là on ne parle que de l'aspect économique: "lorsque l'homme blanc aura coupé le dernier arbre et mangé le dernier poisson, il se rendra compte que l'argent ne se mange pas." maxime attribuée à un chef indien selon pierre rahbi.

Jean FLUCHERE

Les études de l'ADEME !!!!!

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