Détroit d'Ormuz: le ministre américain de l'Energie annonce l'escorte d'un pétrolier puis supprime le message

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le ministre américain de l'Energie, Chris Wright, a supprimé mardi la vidéo publiée quelques minutes plus tôt dans laquelle il annonçait que la Marine américaine avait escorté un premier pétrolier pour lui permettre de franchir le détroit d'Ormuz.

Sollicité par l'AFP sur les motifs de cette suppression, le ministère n'a pas donné suite dans l'immédiat.

"La Marine américaine a escorté avec succès un pétrolier traversant le détroit d'Ormuz afin de nous assurer que le pétrole continue d'affluer vers les marchés mondiaux", déclarait M. Wright dans le texte accompagnant la vidéo publiée sur son compte X, qui a ensuite été supprimée.

"Nous avions annoncé que nous nous assurerions que les pétroliers puissent passer, un gros pétrolier l'a fait il y a environ 36 heures et je pense que nous en verrons d'autres", a-t-il ajouté dans la vidéo.

Il s'agissait d'un extrait d'un sujet diffusé par une chaîne de télévision locale.

L'annonce par M. Wright a aussitôt rassuré les marchés: déjà orientés à la baisse depuis le début de la séance, les cours du pétrole ont creusé leurs pertes dans la foulée, le baril de Brent de la mer du Nord comme le West Texas Intermediate chutant de plus de 15%.

La suppression du message n'a pour l'heure pas relancé les inquiétudes sur les marchés.

En réponse aux frappes américano-israéliennes visant le pays depuis une dizaine de jours, les Gardiens de la Révolution cherchent à bloquer le trafic dans le détroit d'Ormuz, l'un des corridors commerciaux les plus stratégiques au monde.

Environ 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) transitent par ce détroit coincé entre le sultanat d'Oman et l'Iran.

Depuis lundi dernier, plus d'une vingtaine de navires commerciaux ont été détectés en franchissant le détroit d'Ormuz, après de premières attaques visant des navires, selon une analyse par l'AFP des données de MarineTraffic, parmi lesquels neuf pétroliers et deux navires-citernes destinés au transport du GNL.

Le président américain Donald Trump a menacé de frapper l'Iran "beaucoup plus fort" si Téhéran "prenait le monde en otage" en bloquant l'acheminement de pétrole.

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