EDF pourrait céder jusqu'à 50% de sa filiale RTE

  • AFP
  • parue le

EDF envisage de céder jusqu'à 50% de RTE, sa filiale qui gère le réseau électrique français à haute tension, a déclaré mardi le PDG du géant français de l'électricité, Jean-Bernard Lévy.

Ce désengagement partiel de RTE s'inscrirait dans le cadre du plan de cessions d'actifs et de réduction des coûts engagé par EDF pour faire face à un marché énergétique en berne en Europe, marqué par la chute des prix de marché et un environnement de plus en plus concurrentiel.

"Notre équation financière est sous tension. (...) Nous travaillons aujourd'hui sur les réponses à cette situation nouvelle", a indiqué M. Lévy, auditionné par la Commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. "Ce que nous voulons, c'est mettre en place différents plans pour renforcer notre structure bilancielle et poursuivre dans nos missions de long terme", a-t-il expliqué, alors que le groupe était grevé par une dette nette de 37,4 milliards d'euros à la fin 2015.

"Ce plan, il s'appuie d'abord sur un programme de cessions. (...) L'objectif est de nous concentrer sur nos actifs clés (...). Nous allons donc céder des actifs, nous allons céder des participations minoritaires, nous allons céder des actifs de production qui émettent beaucoup de dioxyde de carbone et nous envisageons de céder jusqu'à 50% du capital de RTE dans le cadre de la stratégie qui est préparée aujourd'hui par le directoire de RTE", a-t-il détaillé.

Le gouvernement français a récemment plaidé pour l'ouverture du capital de RTE afin de donner de nouvelles marges de manoeuvre à sa maison mère EDF, confrontée à d'importants défis financiers, et a dit ne pas être opposé à l'entrée d'actionnaire minoritaires à son capital, aux côtés par exemple de la Caisse des dépôts.

Le président de RTE, François Brottes, a toutefois répliqué que la définition du projet d'entreprise qui doit être présenté d'ici cet été constituait un préalable à toute évolution éventuelle du tour de table de l'entreprise, gestionnaire du premier réseau européen de transport d'électricité avec plus de 100 000 kilomètres de lignes.

"Aucune décision n'est prise aujourd'hui", a confirmé Jean-Bernard Lévy, soulignant qu'elle interviendrait le cas échéant dans le cadre de la définition de la nouvelle stratégie de RTE, qui bénéficie d'une autonomie de gouvernance, de financement et de fonctionnement, conformément à la réglementation européenne.

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La rédaction