- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le ministre iranien de l'Énergie a affirmé dans un entretien diffusé mardi que son pays était moins vulnérable que d'autres en cas d'attaque contre ses installations électriques, après des menaces du président américain Donald Trump.
Une production « dispersée » entre plus de 150 centrales
"Nous produisons de l'électricité de manière dispersée à divers endroits, contrairement aux pays du Golfe persique et au régime sioniste (Israël, NDLR) où la production est centralisée et très vulnérable", a déclaré Abbas Aliabadi à la télévision d'État.
"Nous disposons de plus de 150 centrales à travers le pays", a-t-il ajouté, au 25ᵉ jour de guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran.
Le président américain a menacé samedi de frapper sous 48 heures les infrastructures énergétiques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas le stratégique détroit d'Ormuz, dont la navigation est largement paralysée par l'Iran.
Ultimatum repoussé, menaces de Téhéran
Dans un revirement spectaculaire lundi à quelques heures de la fin de l'ultimatum, Donald Trump a déclaré accorder cinq jours supplémentaires et annoncé des discussions avec Téhéran pour mettre fin à la guerre, déclenchée le 28 février.
L'Iran, qui nie toute négociation, a averti qu'en cas d'attaque contre ses infrastructures énergétiques, il ciblerait celles des pays du Moyen-Orient.
Tôt mardi, des installations ont été "partiellement endommagées" par des frappes israélo-américaines à Ispahan (centre) et un projectile a touché les abords d'une station de traitement du gazoduc de Khorramshahr (sud-ouest), selon l'agence Fars, qui n'a pas précisé l'étendue des dégâts pour la deuxième attaque.
La centrale iranienne la plus importante est située à Damavand, en périphérie de la province de Téhéran, qu'elle alimente en partie. La semaine dernière, des sites gaziers, pétroliers et nucléaires ont été touchés au Moyen-Orient.