- Connaissance des Énergies avec AFP
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La Chine a accusé mercredi l'UE de mesures "discriminatoires" et averti qu'elle prendrait "les mesures nécessaires" pour défendre ses entreprises face à une enquête de Bruxelles sur le géant chinois des turbines Goldwind.
La Commission européenne avait annoncé mardi ouvrir une enquête approfondie sur la compagnie, soupçonnée de concurrence déloyale.
"L'Union européenne (UE) recourt de manière fréquente à des instruments commerciaux et économiques unilatéraux, prenant à l'égard des entreprises chinoises des mesures discriminatoires et restrictives", a affirmé Lin Jian, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
"Ce sont là des signaux protectionnistes, qui nuisent à l'image de l'UE et sapent la confiance des entreprises chinoises souhaitant investir en Europe", a-t-il indiqué lors d'un point presse régulier.
Il a appelé l'UE à "honorer ses engagements en matière d'ouverture des marchés et à respecter le principe de concurrence loyale".
La Commission européenne avait indiqué mardi dans un communiqué craindre que les importantes subventions accordées, selon elle, par Pékin à Goldwind "nuisent à la concurrence" dans l'éolien.
De son côté, le ministère chinois du Commerce a fait part mercredi soir de son "fort mécontentement" face à une enquête européenne dont il dénonce le "manque de preuves" et la "procédure opaque".
"Nous exhortons la partie européenne à rectifier immédiatement ses pratiques erronées", a-t-il affirmé dans un communiqué, estimant que cette démarche de l'UE allait "freiner la transition verte, tant en Europe qu'à l'échelle mondiale".
"La partie chinoise suivra de près les développements de l'affaire et prendra les mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises", a souligné le ministère.
La Chine, acteur majeur du secteur de l'éolien depuis la fin des années 2000, s'est installée ces dernières années au premier rang mondial.
De nombreux pays occidentaux s'alarment de l'afflux d'exportations chinoises bon marché déstabilisant les fabricants locaux, comme Vestas au Danemark ou GE Vernova aux Etats-Unis.
L'UE avait déjà annoncé ouvrir une première enquête sur le dossier en avril 2024.
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