- Connaissance des Énergies avec AFP
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"Entre 50 et 55 navires" sous pavillon français ou qui appartiennent à des entreprises françaises sont encore bloqués dans le Golfe en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz, a indiqué mardi à l'AFP le délégué général d'Armateurs de France, Laurent Martens.
Au mouillage dans les « zones les moins à risque »
"Il y en a une dizaine de moins que dimanche, ceux-ci étaient en amont du détroit et ont pu faire demi-tour", a expliqué M. Martens. Les bateaux toujours coincés derrière le détroit d'Ormuz, point névralgique du commerce mondial, "sont bien identifiés, à l'ancre, au mouillage dans les zones les moins à risque du secteur", a-t-il ajouté.
Il s'agit principalement de porte-conteneurs, de navires de services et de navires qui desservent des plateformes pétrolières, a détaillé Laurent Martens. "Un petit nombre" de bateaux destinés au transport de gaz a également été recensé par Armateurs de France.
Un passage fermé par les Gardiens de la révolution
Le détroit d'Ormuz, d'une largeur d'à peine 50 km, borde les côtes de l'Iran et celles du sultanat d'Oman. En représailles après les frappes américaines, les Gardiens de la révolution iraniens ont fermé ce passage particulièrement crucial pour le transport maritime de pétrole : environ 20% de la production mondiale d'or noir y transite chaque année.
Un général des Gardiens de la Révolution a menacé lundi de "brûler tout navire" tentant de franchir le détroit d'Ormuz" et de bloquer toute exportation pétrolière du Golfe.
