Face aux menaces de Trump, l'Iran publie des listes de cibles énergétiques au Moyen-Orient

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les médias d'Etat iraniens ont publié lundi des listes de cibles potentielles d'infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, si le président américain Donald Trump met à exécution sa menace de détruire des centrales électriques iraniennes au terme de son ultimatum lundi soir.

Ces médias, dont le site Mizan Online, un organe du pouvoir judiciaire, ont diffusé lundi des infographies montrant ces cibles potentielles, notamment celles d'Orot Rabin et Rutenberg en Israël, les deux principales centrales électriques du pays.

Une autre infographie, publiée par l'agence Mehr et intitulée "Dites adieu à l'électricité!", a présenté des cibles potentielles en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis, au Qatar et au Koweït. Elle était accompagnée d'un message: "à la moindre attaque contre les infrastructures électriques de la République islamique, c'est toute la région qui sera plongée dans le noir".

Parallèlement, le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, un personnage politique central, a promis de détruire de manière "irréversible" les infrastructures vitales de toute la région si les Etats-Unis et Israël attaquaient les siennes.

Vendredi, Donald Trump a menacé l'Iran "d'anéantir" ses centrales électriques si Téhéran ne rouvrait pas sous 48 heures le détroit d'Ormuz, un ultimatum qui expire donc ce lundi soir.

Cette voie maritime stratégique du commerce mondial est bloquée par l'Iran depuis le début de la guerre déclenchée par des bombardements américano-israéliens le 28 février.

En réponse à l'ultimatum de Donald Trump, l'Iran avait déjà prévenu dimanche qu'il fermerait entièrement le détroit d'Ormuz, dans le cas où le président américain mettrait sa menace à exécution.

Lundi, Téhéran a encore menacé de poser des "mines navales" dans le Golfe si les Etats-Unis et Israël venaient à attaquer ses côtes ou ses îles.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a prévenu que la guerre au Moyen-Orient pourrait provoquer une crise énergétique mondiale jamais observée depuis des décennies.

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