- Connaissance des Énergies avec AFP
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Des cadres dirigeants du groupe Fibre Excellence vont déposer une offre de reprise préservant les effectifs dans les deux usines de pâte à papier situées dans le sud de la France, a-t-on appris de sources concordantes vendredi.
"Une offre de reprise portée par des dirigeants de Fibre Excellence va être déposée la semaine prochaine. C'est un projet construit avec de nouveaux investisseurs, avec le soutien de la région Sud et de la région Occitanie, sans l'actionnaire actuel", a précisé à l'AFP une porte-parole de la région Occitanie.
Fibre Excellence, propriétaire des deux dernières usines de pâte à papier de France, à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône), a été placée en redressement judiciaire le 27 avril.
Le groupe emploie actuellement 670 salariés.
Le tribunal de commerce de Toulouse avait fixé le 1er juin comme date butoir pour le dépôt des offres de reprise.
Les porteurs du projet ont présenté leur offre aux syndicats vendredi matin. "Reste à savoir s'il sera validé par le tribunal de commerce", observe avec prudence Sébastien Oustric, délégué CGT.
Mercredi 3 juin, le tribunal de commerce a convoqué la direction de Fibre Excellence, afin d'examiner la trésorerie du groupe, dont l'actionnaire indonésien a jeté l'éponge, faute de rentabilité.
Les offres de reprises seront ensuite examinées le 17 juin par le tribunal.
Très investie dans le sauvetage du groupe comme d'autres collectivités, la région Occitanie, a fait savoir qu'elle participerait à hauteur de 5 millions d'euros dans l'offre de reprise.
Fibre Excellence produit de la pâte à papier, mais aussi de l'électricité à partir de bois et de copeaux, dont le cours a fortement augmenté ces dernières années, ce qui a rendu déficitaire cette activité complémentaire, plombant les comptes du groupe.
Le gouvernement a proposé de relever de 20% le tarif de rachat de l'électricité à Fibre Excellence, une hausse insuffisante pour la direction du groupe.
En contrepartie, il avait demandé à l'actionnaire indonésien de débloquer des fonds. Les représentants de Jackson Wijaya, dont la famille dirige le géant indonésien de la papeterie mondiale Asia Pulp and Paper, ont fait savoir qu'ils n'envisageaient pas d'investissement supplémentaire, après y avoir investi environ 280 millions.