- Connaissance des Énergies avec AFP
- parue le

"Il y a beaucoup de pétrole sur le marché", a tenu à rassurer l'Agence internationale de l'énergie vendredi, à propos de l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur la situation énergétique en Europe et dans le monde.
« Pas de pénurie »
Le directeur exécutif de l'AIE, Fatih Birol, a reconnu un "problème sérieux de logistique" pour acheminer le pétrole en raison de la guerre, mais il n'y a "pas de pénurie", a-t-il insisté devant la presse à Bruxelles.
À ce stade, "aucune action collective" n'est donc prévue au sujet du pétrole, a-t-il indiqué, même si "toutes les options" sont envisagées.
Fatih Birol est venu échanger avec la Commission européenne à propos de l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur l'approvisionnement et les prix de l'énergie. Devant la presse, ce responsable a évacué l'hypothèse de se tourner de nouveau vers la Russie pour le gaz, alors que l'Union européenne prévoit d'interdire totalement les importations de gaz russe à l'automne 2027.
Plaidoyer pour les renouvelables et le nucléaire
"L'une des erreurs historiques" de l'Europe était de trop dépendre de la Russie, a-t-il relevé. "Considérer la Russie comme une option alternative pour obtenir du gaz" du fait de la guerre au Moyen-Orient serait "économiquement et, à mon avis, politiquement erroné", a-t-il estimé.
Enfin, Fatih Birol a appelé les pays européens à tirer davantage parti des énergies renouvelables et pousser les feux en matière d'énergie nucléaire.
L'AIE a été fondée en 1974 pour coordonner les réponses aux problèmes d'approvisionnement en or noir après le choc pétrolier de 1973.