Hausse des cours du pétrole, les inquiétudes sur l'Iran persistent

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole ont bondi mercredi, portés par les inquiétudes des opérateurs concernant la possibilité de discussions entre Washington et Téhéran, après des signaux contradictoires.

Dans la foulée d'un début de séance sans mouvement, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a finalement grimpé de 3,17% à 69,46 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mars a pris 3,05% à 65,14 dollars.

Le marché "est toujours sensible aux gros titres" en ce qui concerne l'Iran, remarque pour l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Cette fois, les cours se sont animés après la publication d'un article du média américain Axios assurant que la Maison Blanche refusait les nouvelles conditions demandées par Téhéran pour la tenue de pourparlers.

"Compte tenu du renforcement militaire américain au Moyen-Orient et des tensions persistantes entre les États-Unis et l'Iran", le marché reste sous pression, estime M. Lipow.

Gros producteur d'or noir, l'Iran est aussi susceptible de bloquer le détroit d'Ormuz, passage clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

En cas d'attaque militaire américaine, Téhéran pourrait aussi riposter en "visant les installations pétrolières d'autres pays de la région", prévient Andy Lipow.

Les Etats-Unis et l'Iran ont finalement confirmé la tenue de discussions vendredi à Oman en fin de journée. Mais ces annonces sont arrivées après la clôture du marché pétrolier.

Depuis janvier et le vaste mouvement de contestation réprimé dans le sang par le pouvoir iranien, Washington et Téhéran alternent menaces et appels au dialogue.

Le marché pétrolier y réagit quasi systématiquement.

Pourtant, "nous n'avons pas constaté de perturbation dans l'approvisionnement en pétrole en provenance du Moyen-Orient au cours des dernières années", malgré plusieurs périodes de fortes tensions, rappelle Andy Lipow.

En parallèle, la publication hebdomadaire de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) concernant l'état de la production et des stocks de brut aux Etats-Unis n'a eu que peu d'incidence sur les cours.

Selon l'EIA, la production de pétrole aux Etats-Unis a atteint la semaine dernière un plus bas depuis novembre 2024.

Une large partie du pays a été traversée par une tempête hivernale fin janvier et plusieurs régions clés dans la production et le raffinage de pétrole ont été touchées, comme le Texas et la Louisiane.

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