La construction du réacteur nucléaire de 4e génération Astrid n'est plus envisagée « à court ou moyen terme »

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La construction du réacteur prototype de 4e génération ASTRID "n'est pas programmée à court ou moyen terme" et la perspective d'un déploiement industriel n'est plus envisagée avant 2050, a annoncé vendredi le Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

"Concernant le programme d'étude ASTRID, le CEA continue ses travaux dans le cadre de la convention de programme d'étude qui s'achève fin 2019. Cependant, la construction du réacteur prototype, n'est pas programmée à court ou moyen terme", a précisé l'organisme réagissant à un article du Monde, paru jeudi, faisant état de "l'arrêt en catimini" du projet Astrid.

"Dans le contexte énergétique actuel, la perspective d'un développement industriel des réacteurs de 4e génération n'est en effet plus envisagée avant la 2e moitié de ce siècle", ajoute le CEA dans un communiqué.

Le projet, porté par le Commissariat à l'énergie atomique depuis 2010, a pour but de réaliser un prototype préparant la possible future quatrième génération de réacteurs de production d'électricité, des réacteur à neutrons rapides refroidis au sodium, d'une puissance de 600 mégawatts. Ce type de réacteur permet d'utiliser plusieurs fois le plutonium et même d'en produire plus qu'il n'en consomme par "surgénération" grâce à l'uranium 238.

"Conformément aux engagements qu'il avait pris auprès des pouvoirs publics, le CEA proposera d'ici la fin de l'année au Gouvernement un programme de recherche révisé sur la 4e génération - pour 2020 et au-delà, en lien avec les orientations du gouvernement sur la PPE", a indiqué le CEA précisant que ce programme porterait "sur la simulation, des travaux expérimentaux et des développements technologiques ciblés". "Il permettra également de maintenir les compétences développées sur les réacteurs rapides au sodium", a ajouté le CEA.

Commentaires

Jean-François …

Après avoir dépensé 1 milliard d'euros en recherche et développement, validant la faisabilité du démonstrateur industriel tel que prévu à échéance 2019, celle-ci est abandonnée au regard du "contexte énergétique actuel" ...

Le contexte énergétique actuel implique des besoins énergétiques qui ne pourront pas être satisfaits par les énergies alternatives, en raison principalement de l'impossibilité de stocker l'électricité produite pour alimenter les réseaux en période nocturne, là ou les consommateurs individuels rechargeront leurs véhicules électriques.

Avec un bon tiers de nos centrales de 3ème génération arrivant en fin de vie à l'horizon 2040-2050, nous abandonnons le remplacement progressif de celles-ci par des réacteurs RNR qui démontrent tous leurs avantages: https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/astrid-reacte….

Tout ça pour favoriser un "contexte énergétique actuel" derrière lequel se cache des lobbys prônant les éoliennes et le photovoltaique.

Quand on met tous ses œufs dans le même panier, l'issue en est le plus souvent catastrophique.

Mais comme vient si bien de le dire Nicolas Sarkozy ce 29 août à l'université du Medef: "Les voitures électriques n'ont pas besoin d'électricité, c'est connu ..."

Nos enfants apprécieront la crise énergétique que le crétinisme politique actuel leur prépare!

sail49

Un pro-nucléaire, de plus, qui oublie un peu trop facilement que les énergies alternatives ne se cantonnent pas qu'à l'éolien et au photovoltaïque, que les deux principales énergies renouvelables sont, et de loin, la biomasse et l'hydraulique chez nous ... et qui tente de nous la faire à l'envers en occultant toutes les autres ENR envisageables.
Et oui !! parce si il y a bien un plan où tous les œufs sont dans le même panier, c'est bien l'idée du nucléaire ... y compris pour la mobilité !

Nous ne nous voilà donc plus entre les mains des pétroliers, mais entre celles des gentilles démocraties, principaux producteurs d'uranium ... la peste contre le choléra, la belle affaire !! Sauf que là c'est de la dépendance à 100%
Effectivement !! ... bravo !! c'est pertinent comme stratégie !! ... si si ... des comme vous, on en redemande !
En plus, dans un scénario de réchauffement climatique annoncé, où l'un des principaux écueils que nous allons avoir à affronter est le manque d'eau, c'est vachement stratégique de turbiner de la flotte pour refroidir les gamelles !! ... si si vraiment !
A oui un autre petit détail !! ... les déchets ... où ? ... dans votre jardin ? ... non bien entendu ! ... chez les autres, là bas !

Pour finir, les scénarios pour se se passer progressivement du nucléaire d'ici 2050 (tiens donc 2050 ! ... coïncidence), établis par des dizaines d'équipes d'ingénieurs, de différents organismes , sont tous ineptes et à mettre à la benne ?
Leur travail est moins rigoureux que d'autres ?
Leurs stratégies qui reposent sur un mixte énergétique sont elles moins pertinentes, stratégiques ou cohérentes que celle du tout électron ? ... voilà voilà !!

Petite réflexion sur la 4ème génération de réacteur en 2050 :
Sur le Titanic en train de sombrer, est-il raisonnable de consacrer beaucoup d'efforts et d'intelligence à obtenir une meilleure cabine ? ... (Albert Jacquard )

CommentaireHilarant

@sail49: Tous ces points d'exclamation dans votre commentaire montrent que le nucléaire est un sujet sur lequel vous vous emportez bien volontiers... Sur un sujet physico-technique, l'affect n'a rien à y faire.

Que les énergies "alternatives" se cantonnent à l'éolien et le photovoltaique ou pas n'a aucune importance sur l'intérêt ou non de l'énergie nucléaire. Il est vrai que la biomasse et l'hydraulique sont les ENR les plus utilisées en France. Vu qu'on produit 10% de notre électricité avec de l'hydraulique, vous avez raison: divisons par 10 notre consommation d'électricité et on passera au tout renouvelable... quel cauchemard vous nous préparez là. Pourquoi vous voulez opposer le nucléaire aux autres énergies? Dans le passé, tous les pays ont ajouté des énergies les unes aux autres, à part la France et la Suède qui sont passées de centrales électriques au fioul à des centrales électro-nucléaires.

Les réacteurs nucléaires de 4ème génération permettront de se passer des importations d'uranium et de diminuer l'inventaire des déchets. Donc votre deuxième paragraphe n'est également pas pertinent. Les déchets nucléaires sont l'arbre qui vous cache la forêt de déchets industriels, chimiques et autres... Vous vous offusquez sans prendre en compte les ordres de grandeur. Il faut comparer les quantités de déchets de différentes source avant de choisir son combat. Ces réacteurs au sodium sont déjà produits en Russie (BN-600 et BN-800) et bientôt en Chine. La question n'est pas si ce type de réacteurs doit exister, mais plutôt, qui doit en produire et avec quels standards de sécurité.

Concernant les scénarios pour se passer de la fission nucléaire pour produire de l'électricité: je vis en Allemagne, je paie entre 25 et 30 centimes d'euro le kilowatt-heure d'électricité suivant les années. Pour vous donner un ordre d'idée, c'est comme payer entre 2,5 et 3 euros le litre d'essence (il y a environ 10kWh dans un litre d'essence). Ca va être très difficile de passer au tout électrique (sachant qu'il faut amortir des investissements plus élevés quand on passe au tout électrique, cf. prix des trolley-bus ou des voitures électriques par rapport aux bus habituels ou aux voitures thermiques). Et la sortie du nucléaire n'est pas encore achevée. L'Energiewende apparait ici, peu à peu, comme un échec et une décision politique hasardeuse. Elle a été pensée avec des installations dans toute l'Europe et non (par exemple) avec des panneaux photovoltaiques en Allemagne... (cf. Prof. Dr. Marc Oliver Bettzüge de l'université de Cologne).

Avant de réfléchir sur la 4ème génération de réacteurs nucléaires, il faut réfléchir sur l'énergie en général. Il faut au minimum savoir définir ce concept et connaître les ordres de grandeur en jeu. Vous semblez ignorer les deux:

L'énergie est une quantité qui se conserve dans un système parfaitement isolé et qui caractérise le changement dans un système donné. C'est de la physique et non de la politique. Le corollaire de cette définition, c'est que sans énergie (et il en faudra beaucoup), il ne sera pas possible de s'adapter au changement climatique (qui n'est pas, en pratique, causé par l'utilisation de l'énergie nucléaire).

Il y a entre un et deux ordres de grandeur (x10 ou x100) entre les quantités d'énergie utilisées issues de la biomasse ou de l'hydraulique et les quantité d'énergies fossiles utilisées en France. C'est aussi à peu près ce qui sépare ces énergies "renouvelables" et l'énergie nucléaire utilisée en France, du moins, en énergie primaire. Vouloir changer ces proportions avec la même quantité totale d'énergie utilisée en France ne serait pas bon pour nos forêts (que l'on devrait couper) ni pour nos vallées (que l'on devrait inonder pour construire plus de barrage). Diminuer notre capacité à mobiliser de l'énergie c'est s'empècher de s'adapter au changement climatique.

sail49

contrairement à votre impression et contrairement à vous, je suis informé et pas "désinformé". Il y a plus que des approximations dans votre réponse.
En premier lieu, si en Allemagne l'élec. est entre 0.2 et 0.25€/kWh, en France, elle se situe entre 0.18 et 0.20€ TTC avec un développement du renouvelable tellement minime qui fait sourire toute l'Europe. Et vu le coût du MWh EPR, qu'il va bien falloir éponger, on va très vite dépasser nos amis d'à coté !
En 2eme lieu, puisque vous vivez outre Rhin, vous n'êtes donc pas sans avoir que la conso. d'élec moyenne d'un foyer Allemand est inférieure à celle d'un foyer français, alors même que la surface habitée/habitant , son niveau d'équipement sont un poil plus important ... En France le taux d'électricité inutilement consommée (toutes activités confondues, pro. et domestiques) est d'environ 1/3 !
En 3eme lieu, 30% des foyers français sont en chauffage à l'élec. direct ! (le plus fort taux mondial, tout pays égal par ailleurs)
En 4eme lieu, le plan de développement du gaz nat. 2050 prévoit 100%renouvelable à cette échéance.
En 5eme lieu, il existe au moins 2 scénarios crédibles pour se passer du nucléaire à cette échéance ... jamais personne n'a dit qu'il faut tout arrêter demain ... sauf les malveillants
En 6eme lieu, vous mélangez causes et conséquences ... et vu votre discours général sur l'énergie (programme de 4eme), c'est facheux
En 7eme lieu, personne n'a affirmé qu'il fallait substituer le pétrole par la biomasse, quelle pitoyable désinformation. Puisque vous évoquez le pétrole et donc la mobilité, est il raisonnable de rouler les 3/4 du temps seul, dans 1.2t de ferraille mue par 110cv pour rouler à 16km/h en moyenne en zone urbaine et à moins de 60km/h en moyenne en zone rurale avec une limite à 80km/h ? (la 4L de mon père faisait 32CV et roulait parfaitement à cette allure)
En 2014 les constructeurs français présentaient au salon de l'auto des solutions de 40cv à 2 litres/100km ... aussitôt enterré par nos gouvernants ... plus aucunes nouvelles !!

Et puisque que vous évoquez le bois (là vous êtes bien mal tombé). La forêt française à doublée en moins de 200 ans, son accroissement annuel est de l'ordre de 90 millions de m3 et 49 Millions de m3 de bois pourrissent sur pieds.
J'ajoute que si le remembrement avait été réalisé jusqu’au bout, et que son 3eme volet qui consistait à replanter les haies "au pas de la mécanisation", n'était pas passé à la trappe, le bois de haire bocagère et ses rotations courtes aurait doublé le volume de cette forêt.
Pour info. les appareils à bois à condensation, les plus aboutis, ont des rendements PCI de 105 à 106% alors même qu'un insert a un rendement réel de moins de 50% et une cheminée est inférieure à 20%. Couplé avec du solaire thermique, cela veut dire qu'un foyer isolé correctement peut parfaitement être autonome chauffage, ECS et produc. élec en cogénération.
Vous voyez, je ne suis pas sur votre ligne mais aussi bien loin de la théorie et des considérations fumeuses. Aujourd'hui nous avons déjà toutes les solutions pour, à la fois s'inscrire dans une vraie transition et pour dégager des solutions du futur ... il faut juste arrêter les incantations et retrousser nos manches !

sail49

A j'ai oublié, votre affirmation sur le nucléaire de 4eme génération qui se passe de combustible neuf, c'est de la propagande fantaisiste et une grosse imposture !
Par ailleurs, ça ne règle absolument rien sur les problèmes de volumes de turbinage d'eau en période d'étiage pour refroidir le réseau primaire !

Jean-François …

@sail49
Bien que spécialiste des armes nucléaires je suis aussi obligé (et formé) pour connaître le caractère et les limites de la production électronucléaire, et en l’état actuel celles-ci sont atteintes ; d’une part par la capacité de production de notre parc, d’autre part par la dangerosité d’une bonne partie de ses unités de production, dangerosité habilement escamotée au grand public par le lobby français du nucléaire.

Je désavoue autant que vous le tout nucléaire (et notamment l’EPR), et je n’en fais pas la promotion dans mon précédent commentaire. Il n’est qu’à vous de tirer cette conclusion.
Je rappelle à tous ceux qui travaillent dans la production énergétique, que les experts indépendants et non soumis au dictat de l’Etat, qu’un vrai plan énergétique souverain oblige à un mix énergétique, sans discrimination de nature (énergies de masse et intermittentes).

Je souligne que tout investissement dans ces domaines avec des crédits publics oblige à un retour sur investissement vis-à-vis des contribuables, et qu’il est inadmissible d’abandonner un démonstrateur industriel (opérationnel) qui démontre sa capacité à être intégré dans un mix énergétique, en lieu et place d’équipements obsolètes et dangereux.

Alors quand vous dites :
1 - « …qu’il y a bien un plan où tous les œufs sont dans le même panier, c’est bien l’idée du nucléaire … y compris pour la mobilité », je vous invite à être un peu plus à l’écoute du crédo actuel de notre ministre de l’énergie, plutôt revenu du tout nucléaire … Quand à la mobilité, lorsque vous serez obligé de souscrire un abonnement électrique de 12 KW pour recharger votre ‟chère″ voiture électrique ‟en même temps″ que le chauffage, le chauffe-eau, le lave-vaisselle et le lave-linge ou passer une heure et demie tous les soirs après le boulot pour trouver une borne publique et recharger, je suis sûr que vous repenserez au crétin qui vous aura dit « dans dix ans 100% d’ENR … » !
Regardez de près les offres actuelles des fournisseurs alternatifs d’électricité verte tels d’ekWateur : 20% de moins aux HC mais 13% de plus aux heures pleines en souscription de groupe… (source UFC-Que choisir). Votre Linky tout neuf vous invitera vite à passer à l’abonnement supérieur …, surtout si vous n’avez pas de contrat de groupe.

2 – Vous soulignez le manque d’eau et les déchets nucléaires. À raison je vous l’accorde, il y a une relation directe entre le manque d’eau et l’énergie, pour le nucléaire à eau pressurisée comme actuellement (donc dangereux) mais aussi pour l’hydraulique … que vous revendiquez. Le grand public ne comprend pas cette relation eau-énergie, mais l’emballement climatique actuel va accélérer cette prise de conscience chaque année maintenant, jusqu’au rationnement par délestages tournants lorsque les réacteurs EPR tout neufs devrons être mis au ralenti pour cause de surchauffe. Alors exit la mobilité tout électrique et la climatisation ….

Quand aux déchets nucléaires, j’attire votre attention sur le fait que les réacteurs à neutrons rapides type RNR (il y a plusieurs variantes) utilisent les combustibles usés rejetés par les réacteurs actuel, ce qui nous permettrait d’exploiter nos (futurs) RNR pendant dix ans, au moins, sans devoir acquérir un seul gramme d’uranium.

Quand à affirmer que « les scénarios pour se passer progressivement du nucléaire d'ici 2050 (tiens donc 2050 ! ... coïncidence), établis par des dizaines d'équipes d'ingénieurs, de différents organismes, sont tous ineptes et à mettre à la benne », cela relève plus d’une doxa médiatique pour un politiquement-vert que d’une trajectoire énergétique solidement appuyée sur la réalité de l’augmentation de la population en 2050, et de la demande énergétique en temps réel d’une telle population, surtout avec l’avènement de la 5G et d’une charge des serveurs qui augmentera de 100% pour soutenir l’explosion du nombre d’objets connectés.

Tout comme pour le climat, il faut travailler avec des ‟scénarios″ en temps réel, et non pas sur les paramètres actuels, comme le font nos cabinets ministériels contemporains, quelle que soit leur couleur … !

Mais d’ici 2050 l’Intelligence artificielle aura pris le pouvoir technocratique, et nous aura ramené à la réalité, énergétique, climatique et … économique !

Bien cordialement Mr Jacquard.

sail49

petite rectification : relisez moi, je ne suis en aucun cas sur la ligne 100 % de la mobilité électrique, bien au contraire, je passe une partie de mon "temps asso." à "démystifier" la soit-disante "voiture électrique propre".
En ce qui concerne, les scénarios pour se passer du nucléaire, vos certitudes vous appartiennent. Moi je suis régulièrement en contact avec des ingénieurs qui ont participé a ces travaux. Ce sont d'abord des techniciens et des chercheurs ... bien loin du politique et du médiatique comme vous semblez le croire. Il faut être bien imprudent et mal informé (ou malveillant) pour affirmer que rien n'est crédible.

Michel

Bien d'accord, Jean-François, et bien peu sur le plan politique ont le courage de la dire. Dans l'ordre chronologique, le courant de la revue "Progressistes" du PCF sur Facebook mais leur parti n'a pas suivi. Puis Marine Le Pen en deux phrases choc sur son compte twitter. Et enfin Raphaël Schellenberger pour les Républicains sur le site institutionnel LR. Après la liquidation de superphénix sacrifié sur l'autel de la politique par Jospin, ce arrêt même pas assumé sur le plan de la communication politique du programme Astrid par Macron et son gouvernement est pitoyable.

Charentas

Bien des scénarios établis par de nombreux experts, notamment l'Ademe (en 2015 et fin 2018), montrent qu'il est tout à fait possible de sortir du nucléaire, et que ce serait même avantageux pour la France et les Français. Les ENR, éolien et solaire, deviennent plus compétitives que le nucléaire. Cela fait longtemps que le réseau de transport d'électricité, RTE, gère l'équilibre entre l'offre et la demande d'électricité, fluctuant dans une même journée et d'une saison à l'autre. Pour pallier les intermittences (ou plutôt fluctuations, l'éolien produit en moyenne sur l'ensemble du territoire, jour et nuit), sont développés les moyens de stockage (nous en avons déjà, en particulier les centrales hydrauliques à réservoir(s), les batteries, le stockage d'hydrogène. C'est une très bonne chose que nous abandonnions l'Astrid, arrêtons de gaspiller de l'argent dans de tels projets chers, dangereux et sans avenir.

Rblase

Je vous propose de voir l'opinion des allemands sur le sujet, le parc installé en renouvelable est équivalent au parc thermique et nucléaire. Il n'y a pas de réduction d'émission de GES pour autant et si l'urgence climatique est la diminution des GES l'Allemagne, comme le Danemark demontrent que les ENR ne résolvent pas le problème.

Luc Fontaine

C'est pas grave, des pays plus réalistes, plus ambitieux et moins nucléophobes que la France actuelle tels que la Russie, la Chine, l'Inde, les Etats Unis d'Amérique et d'autres sont en train de prendre la relève. Si, malgré notre notre politique, dans quelques année nous en aurons encore les moyens nous pourrons leur acheter des centrales 4ème génération.

Gerard

J'aimerai que les ingénieurs en charge du projet au CEA et chez les coopérants industriels s'expriment et que Connaissance des Énergies les sollicite à ce sujet.

Fremont

On voudrait en savoir plus dans chaque secteur :
Les gros réacteurs REP
Les PRM
Les sels fondus
Le thorium,

Michel

Ce n'est pas tant aux ingénieurs du CEA qu'il conviendrait de s'exprimer, c'est à la Présidence de la république. Les différentes fiches pédagogiques de ce site résument bien et de façon objective quels sont les enjeux de la quatrième génération. Certes Lionel Jospin en décidant, pour des raisons exclusivement politiques, et comme c'était évidemment son droit en démocratie, de porter un premier coup d'arrêt à cette filière en arrêtant Superphénix porte une responsabilité politique importante. Jacques Chirac, quant à lui, a pris la responsabilité politique de remettre la France sur les rails de la quatrième génération. 2019 était effectivement l'échéance à laquelle la décision devait être prise de construire (ou non ou de différer) le démonstrateur industriel - construction devant durer environ 5 ans - avant d'entamer la substitution progressive de la troisième génération par la quatrième génération.

Ce qui est politiquement inadmissible, au regard des enjeux (programmation énergétique, maîtrise des déchets nucléaires, maîtrise des émissions de gaz à effet de serre), c'est qu'une telle décision puisse être prise et mise en oeuvre "en catimini", comme l'a affirmé Le Monde et que l'a confirmé le CEA...

Nous pouvons porter les uns et les autres des appréciations différentes sur l'opportunité ou non de développer cette filière. Mais il est pour moi inconcevable que sur un sujet de cette importance la présidence de la république et le gouvernement, qui sont la tutelle du CEA, soient à ce point silencieux !

Rblase

L'état n'a malheureusement aucune vision à long terme et fait de la démagogie. Annoncer l'annulation de ce projet était montrer "au bon peuple" que le nucléaire était toujours un sujet de développement potentiel ce qui aurait fait mauvais effet quand on annonce vouloir réduire le nucléaire.
Il est donc certain avec cet abandon que la France sera, dans le futur, dépendante de l'étranger pour sa fourniture d'électricité

Christophe AL.

Serait-il possible d'avoir un article sur la courbe du coût de stockage de l'énergie depuis 10 ans et telle qu'elle est envisagée à ce jour par extrapolation des percées technologiques de ces dernières décennies ? Combien de temps pour avoir des solutions de stockage à faible coût ? L'alternative à la production avec carburant (fossile ou nucléaire) est crédible à large échelle en renouvelable si le coût du stockage s'effondre.

Lecteur 27

En effet on ne comprend pas l'abandon -- pour longtemps, court et moyen terme renvoyant au mieux à une renaissance possible du projet dans une vingtaine d'années -- du projet Astrid, au vu des multiples avantages techniques, énergétiques, économiques, développement durable et environnement, que présenterait cette technologie de 4e génération une fois celle ci démontrée par le pilote industriel. L'argument évoqué par le CEA (le "contexte énergétique actuel") est d'une platitude et d'une pauvreté extrêmes. Il y a certainement d'autres raisons et parmi elles, peut-être aussi des raisons financières puisqu'il s'agit apparemment d'un projet français (non international) et purement public donc financé par l'impôt et/ou la dette. Pas facile pour nos Pouvoirs publics pourtant voraces de financer et les retraites, et l'aide sociale, et les gilets jaunes, et les nouvelles "start-up" (idée récente, bien vieille et qui revient chez un Etat qui se croit stratège) et les autres deficits et, en même temps, s'engager à "court et moyen terme" dans la définition et la démonstration d'une approche nouvelle et révolutionnaire de l'électro-nucléaire. La France et les français vont ainsi, avec l'abandon du renouvellement de la 3e génération, perdre d'avance les enjeux de la 4e génération.

sail49

https://reporterre.net/Pour-exploiter-l-uranium-kazakh-Orano-va-raser-u…

Au Kazakhstan, premier producteur mondial d’uranium, Orano (ex-Areva) va raser une forêt protégée pour exploiter un gisement. La dérogation de l’entreprise française a été obtenue lors de la visite de Bruno Le Maire fin juillet dans ce pays d’Asie centrale devenu stratégique pour l’industrie nucléaire française.

Une forêt classée avec une essence d'arbre précieuse et rare ... voilà voilà !

Si on ajoute l'énergie d'extraction, les tonnes de déchets minéraux radioactifs non traités parce que trop pauvres mais toxiques, le raffinage et la transformation et là encore les déchets radioactifs ... on en parle de l'impact environnemental neutre du nucléaire ?

sail49

n'en jetez plus ! ... la cour est pleine !!
300.000 mètres cubes en plus non comptabilisés
18 milliards de surcoût "discrètement escamotés" pour la gestion des déchets radioactifs !
L'écart serait notamment dû au "mythe du recyclage", qui serait "du pur greenwashing".
On en parle du coût soit disant incomparable du nucléaire ?

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environn…

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