- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours de l'or noir accélèrent leur chute mardi après l'annonce de la convocation par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) d'une "réunion extraordinaire" de ses gouvernements membres face à la flambée des prix du pétrole depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Cette réunion doit permettre "d'évaluer l'état actuel de la sécurité d'approvisionnement et des conditions de marché, en vue d'éclairer une décision ultérieure sur la mise à disposition éventuelle des stocks d'urgence des pays de l'AIE sur le marché", a indiqué Fatih Birol, le directeur exécutif de l'agence, dans un communiqué.
Selon des informations du Financial Times, le volume libéré pourrait représenter 300 à 400 millions de barils, soit environ un quart des 1,2 milliards de barils de réserve à disposition de l'AIE.
Déjà en baisse en début de séance, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, tombait de 10,83% vers 16H45 GMT (17H45 à Paris), à 88,24 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 11,24%, à 84,12 dollars.
"Le recours aux réserves stratégiques n'est qu'une solution temporaire, qui n'offre qu'un soulagement à court terme", affirment les analystes d'ING.
L'autre facteur plombant les cours est la perspective d'un conflit court après les propos de Donald Trump lundi.
Le président américain a déclaré que les Etats-Unis allaient "aussi lever certaines sanctions liées au pétrole pour réduire les prix (...) jusqu'à ce que ça s'arrange", après avoir échangé au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine.
"Il est presque certain" que Donald Trump "est devenu nerveux face à la flambée des prix du pétrole et à la baisse des actions sur les marchés", estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Car tant que la guerre se poursuit, les risques sur l'approvisionnement pétrolier perdurent.
L'Iran a promis mardi que plus aucune goutte d'or noir ne sortirait du Moyen-Orient "jusqu'à nouvel ordre" dans un rejet cinglant des propos de Donald Trump.
A plus long terme, il faudra que le marché constate "une reprise des flux de pétrole transitant par le détroit d'Ormuz pour maintenir un mouvement de baisse", affirment les analystes d'ING.