- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole tâtonnent mercredi, balançant entre le risque persistant d'une intervention militaire américaine en Iran et l'espoir d'un accord entre Washington et Téhéran lors d'une troisième session de négociations prévue jeudi à Genève.
« La probabilité d'une action militaire est élevée »
Vers 10H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, prenait 0,38% à 71,04 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, progressait de 0,34% à 65,85 dollars.
Dans son discours de politique générale devant le Congrès mardi, Donald Trump a accusé l'Iran de poursuivre des "sinistres ambitions nucléaires" et de travailler "à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les États-Unis".
"Ma préférence va à une résolution de ce problème par la diplomatie mais une chose est sûre: je ne permettrai jamais au principal soutien mondial du terrorisme (...) de se doter d'une arme nucléaire", a poursuivi le président américain.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a de son côté affirmé sur X mardi que son pays était "déterminé à parvenir à un accord juste et équitable - dans les plus brefs délais". Cependant, tant qu'il n'y a pas d'accord "la probabilité d'une action militaire est élevée et ne cesse de croître", soulignent les analystes d'ING, alors que les États-Unis ont progressivement renforcé leurs moyens armés au Moyen-Orient.
Réunion de l'OPEP+ ce dimanche
"Les discussions de demain entre les États-Unis et l'Iran semblent décisives" pour les cours du pétrole, abonde Tamas Varga, analyste chez PVM.
Une intervention militaire en Iran serait un facteur de forte hausse des prix, car le pays est un producteur important d'or noir et qu'en cas d'escalade il pourrait tenter de bloquer le détroit d'Ormuz par où transite 20% de la production mondiale de brut. Mais un accord permettrait à l'inverse de réduire la prime de risque qui gonfle actuellement les prix.
Par ailleurs, huit membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) doivent se réunir dimanche. "Compte tenu de la vigueur générale du marché, le groupe devrait reprendre les hausses de production à partir d'avril", anticipent les analystes d'ING, précisant que "le marché n'a pas besoin d'approvisionnements supplémentaires".
