- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole ont continué à reculer mercredi face aux nouvelles annonces de Washington concernant l'avenir de l'exploitation des gigantesques réserves d'hydrocarbures du Venezuela.
Mardi soir, le président américain Donald Trump a assuré que Caracas allait remettre aux Etats-Unis "entre 30 et 50 millions de barils de pétrole" actuellement stockés sur des navires.
"Ce pétrole sera vendu aux prix du marché et l'argent sera contrôlé par moi", a-t-il ajouté, sur sa plateforme Truth Social.
Cette décision "n'augmente pas l'approvisionnement en pétrole du Venezuela, mais le redirige simplement. La Chine, le plus gros acheteur, devra remplacer ces livraisons", relève Simon Lack, Catalyst Energy Infrastructure Fund.
Le gouvernement américain a aussi annoncé mercredi que Washington contrôlerait "pour une période indéterminée" la commercialisation du pétrole vénézuélien et visait à augmenter la production locale, aujourd'hui de seulement un million de barils par jour.
C'est cette perspective d'ajouts de barils sur un marché dont l'offre est déjà jugée en excédent par rapport à la demande qui pèse sur les prix.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, a perdu 1,22% à 59,96 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en février, a cédé 2,00% à 55,99 dollars.
"Un regain progressif de confiance des investisseurs pourrait favoriser une augmentation de la production pétrolière, qui pourrait atteindre 1,5 à 2 millions de barils par jour au cours des deux prochaines années", estime dans une note l'Institut de la finance internationale (IIF).
La baisse des cours reste mesurée pour le moment "ce qui correspond à l'interprétation selon laquelle l'implication accrue des États-Unis favorise une normalisation à moyen terme plutôt qu'une perturbation immédiate de l'approvisionnement", ajoute l'IIF.
Une réunion entre les dirigeants des grandes compagnies pétrolières et Donald Trump est prévue vendredi.
Les "contraintes structurelles", le niveau actuel des cours et les possibles cahots politiques "pourraient limiter l'appétit des multinationales du pétrole pour des investissements à grande échelle au Venezuela", indispensables pour remettre à niveau les infrastructures du pays, prévient l'Institut de la finance internationale.
