Le pétrole temporise après la flambée des derniers jours

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole ont terminé sans élan mercredi, au terme d'une séance en dents de scie qui a contrasté avec l'envolée des prix du début de la semaine provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

Pour Ole R. Hvalbye, analyste chez SEB, les opérateurs s'attendent à ce "que le volume de pétrole disponible" sur le marché "remonte après 3 ou 4 jours", de quoi calmer les craintes de rupture d'approvisionnement.

Pour le moment, le trafic dans le détroit d'Ormuz - où transite environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial - a chuté de 90% selon les données de Kpler, privant le marché d'importants volumes issus du Golfe.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a déclaré mardi que la marine américaine pourrait escorter des pétroliers "si nécessaire" à travers ce passage stratégique.

Une escorte militaire ne pourrait "probablement pas permettre un retour à la normale de la circulation mais peut-être davantage de trafic", estime M. Hvalbye.

"D'autres annonces" pour débloquer la situation vont être rapidement formulées, a promis mercredi le ministre américain des Finances, Scott Bessent.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, a terminé sans changement, à 81,40 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a gagné 0,13% à 74,66 dollars.

C'est environ 20 dollars plus cher qu'en début d'année.

Mais cela reste très proche des prix observés lors du retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025, et loin des plus de 125 dollars le baril atteints par le Brent au début de la guerre en Ukraine.

"Le marché mondial du pétrole est en situation d'offre excédentaire, ce qui devrait limiter la prime de risque géopolitique et plafonner les risques de hausse des prix", souligne l'agence de notation Fitch Ratings.

Après avoir grimpé de plus de 69% en début de semaine, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence du gaz naturel sur le Vieux Continent, a perdu 10,17% mercredi à 48,77 euros le mégawattheure.

La veille, le président de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a fait part d'une "réunion extraordinaire des pays membres", majoritairement européens, pour "répondre à d'éventuelles perturbations" sur les marchés du pétrole et du gaz.

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