Le Portugal se prépare à taxer les superprofits du secteur énergétique

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le Portugal se prépare à taxer les bénéfices exceptionnels réalisés par les entreprises du secteur énergétique en raison du conflit au Moyen-Orient, comme en 2022 après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a annoncé mardi le gouvernement.

Début avril, le Portugal et quatre autres pays de l'UE (Allemagne, Espagne, Italie et Autriche) avaient appelé à la mise en place d'une taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques, en réponse à la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient.

Le commissaire européen à l'Economie, Valdis Dombrovskis, a déclaré depuis que cette demande était "actuellement à l'étude". Même si les Etats membres sont libres de mettre en place de telles mesures à l'échelle nationale, l'idée est d'évaluer "la possibilité d'une approche plus coordonnée au niveau européen", avait-il ajouté.

"La Commission est venue dire hier que c'est une décision de chaque État membre, nous allons donc reprendre les mesures qui avaient été prises en 2022, les ajuster, les améliorer et, très prochainement, présenter au Parlement une proposition", a déclaré mardi le ministre portugais des Finances Joaquim Miranda Sarmento.

S'exprimant à Bruxelles en marge d'une réunion avec ses homologues de l'Union européenne, il a toutefois jugé "prématuré" de dévoiler les modalités de la mesure envisagée.

"La crise actuelle est différente de celle de 2022, nous sommes très loin des niveaux d'inflation que nous avons connus de façon générale (...), mais nous avons effectivement une augmentation très significative du prix des carburants", a-t-il expliqué.

Afin de limiter la hausse des prix à la pompe provoquée par le conflit au Moyen-Orient, le Portugal a déjà pris des mesures exceptionnelles consistant notamment à réduire les taxes sur les carburants.

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