- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le président indonésien Prabowo Subianto s'envole dimanche pour la Russie afin de s'entretenir avec son homologue Vladimir Poutine au sujet du pétrole, dont les cours ont flambé du fait de la guerre au Moyen-Orient.
La présidence a confirmé à l'AFP que le chef de l'Etat devait quitter l'Indonésie dimanche soir pour rejoindre Moscou.
Le pétrole, "d'une importance stratégique pour la nation indonésienne", figurera haut dans l'ordre du jour, a prévenu samedi le chef de la diplomatie de l'archipel, Sugiono - qui, comme nombre d'Indonésiens, ne porte qu'un seul nom.
"Il rencontrera le président Poutine et discutera aussi de la géopolitique mondiale et, de façon certaine, de la situation énergétique", a-t-il indiqué.
Prabowo Subianto, qui s'est récemment déplacé au Japon et en Corée du Sud, a assuré la semaine dernière devoir se rendre "partout" pour assurer l'approvisionnement en pétrole de son pays.
L'Indonésie produit du pétrole mais en importe davantage qu'elle n'en exporte. Elle est de ce fait sous pression avec la hausse des prix du carburant provoquée par la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz, passage stratégique mondial pour l'or noir.
Fin mars, Jakarta a annoncé le rationnement de la vente de carburant et décrété un jour de télétravail par semaine pour les fonctionnaires, avec pour objectif de préserver ses stocks.
Le gouvernement s'est aussi engagé à ne pas augmenter les prix des carburants dans un avenir proche.
Le mois dernier, l'ambassadeur russe en Indonésie Sergueï Toltchionov, a déclaré à la presse que son pays était prêt à vendre du pétrole à l'Indonésie si elle en avait "besoin".
En 2025, Jakarta a rejoint le bloc des Brics+, une alliance élargie de pays émergents parmi lesquels figurent la Russie et la Chine.
En parallèle, Prabowo Subianto soigne sa relation avec le président américain Donald Trump, avec lequel il a signé un accord commercial et dont il a rejoint le "Conseil de paix", imaginé pour gérer la reconstruction de Gaza à la suite du cessez-le-feu conclu en octobre.
Le chef de l'Etat indonésien s'est engagé à envoyer 8.000 militaires à des fins de maintien de la paix à Gaza sous l'égide du Conseil, mais a exclu que son pays débourse le milliard de dollars réclamé par Donald Trump pour devenir membre permanent de l'organisation.