- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le principal complexe gazier des Emirats arabes unis ne devrait retrouver sa pleine capacité qu'en 2027 après les dégâts subis pendant la guerre au Moyen-Orient, a annoncé mardi la compagnie qui l'exploite, Adnoc Gas.
Le complexe de Habshan à Abou Dhabi, l'un des plus grand sites de traitement de gaz au monde, a été touché deux fois début avril par des frappes menées par l'Iran dans le Golfe en réponse à l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.
La compagnie qui gère le site, filiale du géant des hydrocarbures émirati Adnoc, a affirmé que 60% de la capacité de traitement du complexe avait été rétablie jusqu'ici.
L'objectif est d'"atteindre 80% de rétablissement d'ici à la fin de 2026, avec un retour à la pleine capacité en 2027", a-t-elle indiqué dans un communiqué à l'occasion de la publication de ses résultats trimestriels.
Le bénéfice net d'Adnoc Gas a baissé de 15% sur un an, à 1,1 milliard de dollars lors des trois premiers mois de l'année, dans un contexte de "perturbations majeures dans le secteur de l'énergie et du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz".
Le blocage par l'Iran de ce passage stratégique, par lequel transite environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux en temps normal, a perturbé les approvisionnements et fait flamber les cours.
La compagnie émiratie a dit s'attendre à ce que cette situation continue de peser sur les résultats au deuxième trimestre, dans une fourchette estimée entre 400 et 600 millions de dollars, si "les opérations maritimes reviennent à la normale avant la fin" de la période.
Dans ce cas, la hausse des prix du gaz devrait contribuer à compenser la baisse des volumes, lui permettant de dégager un bénéfice annuel compris entre 3,5 et 4 milliards de dollars, contre 5,2 milliards en 2025, a-t-elle prévu.
Les attaques sur le complexe de Habshan ont fait un mort et sept blessés.