Les citoyens de la Convention pour le climat « à l'heure des choix »

  • AFP
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Les 150 citoyens de la Convention pour le climat se sont réunis pour un dernier week-end de débat avant leur session finale qui doit rendre en juin au gouvernement ses travaux pour lutter contre le réchauffement de la planète.

Lors d'une pré-session organisée par visioconférence, les participants ont passé en revue des amendements aux propositions en discussion. "Vous arrivez à l'heure des choix (...) C'est une étape difficile et à la fois enthousiasmante", leur a dit samedi l'un des garants, Thierry Pech, selon des paroles rapportées par le compte Twitter de la Convention.

Sur mandat du gouvernement, ces 150 citoyens tirés au sort planchent depuis plus de six mois sur des mesures destinées à "réduire d'au moins 40% les émissions des gaz à effet de serre d'ici à 2030 dans une logique de justice sociale".

Les projets de proposition, de la rénovation énergétique des bâtiments aux transports en passant par l'alimentation ou les déchets plastiques, ne sont pas publiques pour l'instant. Mais "je crois qu'on est à la hauteur des enjeux climatiques et démocratiques", a déclaré samedi à l'AFP Julien Blanchet, rapporteur général de la Convention. "Malgré les obstacles, bientôt un plan citoyen pour le climat à soumettre au référendum et parlement. Historique !", a commenté sur Twitter l'un des "garants", l'écologiste Cyril Dion.

La Convention devait initialement rendre ses propositions en avril, mais ses travaux ont été perturbés par l'épidémie du Covid-19. La session finale est désormais prévue du 19 au 21 juin, physiquement à Paris si la situation le permet. Après ce week-end et d'ici la dernière session, les citoyens voteront d'abord sur les amendements aux propositions sur la table et sur de possibles révisions de la Constitution. Avant, lors de la dernière session elle-même, d'adopter ou de rejeter les textes ainsi modifiés.

Ils devront aussi se prononcer sur la façon dont chaque famille d'objectifs devraient de leur point de vue être mise en oeuvre: par voie réglementaire, législative voire par référendum, comme l'a envisagé Emmanuel Macron.

En avril, face à la crise provoquée par l'épidémie de coronavirus, la Convention avait anticipé et transmis 50 propositions non finalisées et non votées à l'exécutif, appelant à ériger "un modèle économique et sociétal différent, plus humain et plus résilient".

Ces mesures n'ont pas été rendues publiques mais allaient dans le sens d'investissements vers "des secteurs d'avenir respectueux du climat", d'une "relocalisation des activités sur des secteurs stratégiques" avec comme souci "notre santé et notre bien-être collectifs".

Commentaires

felix

C'est un mauvais signe si les mesures retenues par la convention pour le climat n'ont pas été rendues publique.

Serge Rochain

Encore du travail en souterrain…. par des gens très au sort par une main innocente ?

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