- Connaissance des Énergies avec AFP
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Les cours du pétrole plongent lundi, l'Iran ayant indiqué s'attendre à ce qu'un "cadre" pour des négociations avec les Etats-Unis soit finalisé "dans les prochains jours", réduisant le risque d'une escalade militaire entre les deux pays.
« Un revirement » de Trump ?
Vers 10H05 GMT (11H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en avril, chutait de 4,46% à 66,23 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, perdait 4,78% à 62,09 dollars.
"J'espère qu'on va trouver un accord", a déclaré dimanche Donald Trump, tout en maintenant la pression en évoquant la flotte américaine postée dans la région. Le président américain souffle le chaud et le froid depuis des jours avec l'Iran. "Le marché interprète la déclaration de Trump comme un revirement", estime Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.
Désormais, "une nouvelle escalade, qui compromettrait la production et les transports régionaux de pétrole, semble peu probable", explique Tamas Varga, analyste chez PVM, faisant retomber la prime de risque qui avait fait gonfler les cours de l'or noir la semaine dernière.
L'important déclin des métaux précieux, des métaux industriels et des actions "a également pesé sur les prix du pétrole", avec un effet d'entraînement des matières premières, affirme l'analyste, et un dollar relativement plus ferme qui renchérit un peu les achats de pétrole dans les autres devises.
Négociations sur l'Ukraine à Abou Dhabi
Par ailleurs, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a confirmé dimanche qu'il n'y aurait pas de changement de sa production en mars, sans faire de commentaire pour d'éventuelles hausses en avril.
Cela pourrait indiquer que la prime géopolitique est perçue comme temporaire et que "le cartel ne s'attend pas à ce que les prix du pétrole se stabilisent autour de 70 dollars américains", prix que le Brent avait atteint en fin de semaine dernière, selon Arne Lohmann Rasmussen.
Enfin, des négociations directes entre Kiev, Moscou et Washington doivent reprendre mercredi à Abou Dhabi. Ces discussions pour une résolution du conflit en Ukraine sont passées au second plan en ce début d'année, avec un marché pétrolier occupé par l'intervention américaine au Venezuela puis les tensions grandissantes entre Washington et Téhéran.
Néanmoins, l'enjeu pour le marché pétrolier est de taille car une résolution qui s'accompagnerait d'une levée des sanctions américaines contre la Russie faciliterait grandement les exportations d'or noir de Moscou.