Les prix du pétrole remontent, le resserrement de l'offre sur le devant de la scène

  • AFP
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Les prix du pétrole repartaient à la hausse de plus belle mercredi, dans un contexte de resserrement de l'offre prenant le dessus sur la flambée du dollar et les craintes quant à l'état de l'économie mondiale.

Vers 09h35 GMT (11h35 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, prenait 0,96% à 94,86 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, gagnait 1,23% à 91,50 dollars.

Les cours sont en hausse "malgré la progression du dollar", qui d'ordinaire pèse sur la demande et donc les prix, ce qui témoigne de l'efficacité de la stratégie de l'Opep (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole), à savoir "entretenir une sous-offre", affirment les analystes de DNB.

Les craintes d'un fort déficit d'approvisionnement du marché dès la fin de l'année avec les réductions de production de l'Arabie saoudite et d'exportation de la Russie reprennent le dessus.

Pourtant, John Evans, analyste chez PVM Energy, note que la politique de taux d'intérêt élevés pendant plus longtemps par des institutions telles que la Réserve fédérale (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE) continue à planer sur le marché.

Un environnement de taux élevés dans des pays consommateurs de brut a en effet tendance à peser sur le niveau de la demande, qui est étroitement lié à la croissance. Les investisseurs attendent désormais la publication de l'état des stocks hebdomadaires commerciaux américains par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) pour la semaine achevée le 22 septembre.

La fédération des professionnels du secteur, l'American Petroleum Institute (API), a estimé mardi que les stocks de brut s'étaient renforcés d'environ 1,6 million de barils la semaine dernière, et ceux d'essence avaient baissé de moins de 100 000 barils. Les données de l'API sont réputées toutefois moins fiables que celles de l'EIA.

Les analystes tablent pour leur part sur une baisse de 900.000 barils des réserves commerciales de brut, et de 500 000 barils d'essence, selon la médiane d'un consensus compilé par Bloomberg.

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