Les ventes de véhicules électriques en Nouvelle-Zélande ont triplé en mars

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les ventes de véhicules électriques ont plus que triplé en mars en Nouvelle-Zélande, selon des chiffres du gouvernement parus cette semaine, alors que la guerre au Moyen-Orient entraîne une flambée des prix des carburants.

Une hausse de 74 % du prix du diesel

Selon l'Agence des transports de Nouvelle-Zélande, 3 108 véhicules électriques ont été immatriculés en mars, contre 921 en février.

Sur la même période, le prix moyen de l'essence a augmenté de plus de 30 % et celui du diesel de 74 %, conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est bloqué de facto par l'Iran depuis le début des attaques israélo-américaines sur le pays fin février.

"Il n'est pas surprenant de voir une certaine ruée vers les véhicules électriques, car les gens regardent le prix de l'essence et du diesel et se disent que c'est peut-être le moment de passer à une voiture plus propre, et je pense que cela va continuer", a déclaré le ministre des Transports, Chris Bishop. Selon lui, le nombre d'immatriculations depuis le début de l'année est "supérieur de près de 2 000" à celui de la même période l'année dernière.

Pas de retour d'une subvention pour les véhicules électriques

Les ventes de véhicules électriques avaient chuté après l'arrivée au pouvoir en novembre 2023 du gouvernement de droite, qui avait supprimé une subvention pour les "voitures propres".

Cette mesure accordait aux acheteurs une réduction pouvant aller jusqu'à environ 7 000 dollars néo-zélandais (3 463 €) pour l'acquisition d'un véhicule électrique, tandis que les acheteurs de véhicules plus polluants devaient payer un supplément.

M. Bishop a assuré qu'aucune subvention de ce type ne serait remise en place. "Ce n'est pas une utilisation raisonnable de l'argent des contribuables que de subventionner les personnes à hauts revenus pour qu'elles achètent des Tesla", a-t-il justifié.

Commentaires

Rochain Serge
La ruée n'est certainement pas du à ce qu'il serait temps de passer à une voiture plus propre comme écrit dans l'article mais surtout à une voiture dont les coûts d'usage sont nettement moins élevés qu'avec une thermique
ThB
Les aides de l’État, si elles sont bien ciblées, peuvent avoir un impact réel.

Plutôt que de les considérer comme une dépense inutile, il faut les évaluer selon trois critères clés : l’efficience économique, la création de valeur locale et l’effet de levier technologique.

Poids et revenus : Une aide bien conçue ne se contente pas de redistribuer, elle dynamise. En soutenant des secteurs stratégiques, elle peut générer des emplois et des revenus durables, réduisant ainsi la dépendance aux importations.

Efficience : L’enjeu n’est pas de dépenser plus, mais de dépenser mieux. Une aide qui favorise l’innovation ou la transition énergétique, par exemple, a un retour sur investissement bien supérieur à une subvention passive.

Et surtout, il y a un choix stratégique à faire : entre importer du pétrole qui, littéralement, part en fumée, et importer des technologies chinoises que l’on peut étudier, adapter, voire copier pour développer notre propre industrie, le calcul est vite fait. L’un nous rend dépendants, l’autre peut nous rendre autonomes.

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