- Connaissance des Énergies avec AFP
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La hausse des cours du pétrole s'intensifie lundi après une attaque de drone sur un site pétrolier émirati et le démenti de l'Iran sur le passage de navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, enjeu crucial pour le marché des hydrocarbures.
Vers 16H05 GMT, le baril de Brent pour livraison en juillet, référence internationale, bondissait de 5,32% à 113,93 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en juin, grimpait de 3,38% à 105,39 dollars.
Peu avant, le ministre de la Défense des Emirats a fait état d'attaques de drones et missiles iraniens sur son territoire.
Le site pétrolier de Fujaïrah qui abrite un port et un oléoduc a été touché, selon les autorités, et un incendie s'y est déclaré.
Une fermeture de ce site serait un nouveau coup dur pour le marché: il s'agit de l'une des seules voies encore viables pour exporter des hydrocarbures du Golfe, en raison de la paralysie du détroit d'Ormuz.
Donald Trump a annoncé dimanche soir "un geste humanitaire" et de "bonne volonté" en faveur des navires bloqués par la fermeture du goulet d'étranglement avec une initiative baptisée Project Freedom ("Projet Liberté").
Selon le commandement militaire des Etats-Unis pour le Moyen-Orient (Centcom), deux navires battant pavillon américain ont pu franchir "avec succès" ce passage stratégique.
Une affirmation vite démentie par l'Iran.
"Aucun navire commercial ni pétrolier n'a traversé le détroit d'Ormuz ces dernières heures" ont déclaré les Gardiens de la Révolution iraniens.
Dans tous les cas, "le plan américain n'entraînera pas d'augmentation substantielle du trafic maritime dans le détroit à court terme", préviennent les analystes d'Eurasia Group.
Selon eux, "les attaques en cours confirment la persistance des menaces pesant sur le transport maritime".
Une "explosion" suivie d'un incendie a frappé lundi un navire sud-coréen dans le détroit d'Ormuz, selon Séoul.
Le chef de l'armée iranienne a de son côté annoncé que "des missiles de croisière et des drones de combat ont été lancés" par Téhéran pour contrer l'arrivée de navires militaires américains à Ormuz.