Moyen-Orient: le pétrole flanche avec les espoirs de paix, les Bourses mondiales optimistes

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Les marchés mondiaux s'accrochent mercredi aux espoirs de résolution de la guerre au Moyen-Orient après les déclarations américaines évoquant un plan de paix, entrainant une chute des prix du brut.

"Les marchés continuent d'osciller au gré des dernières informations sur l'Iran", commente Jim Reid, économiste de la Deutsche Bank. Les doutes ont laissé place à "davantage d'optimisme en fin de séance américaine (mardi) et en Asie" mercredi.

Iran et Etats-Unis négocient "en ce moment" pour tenter de mettre un terme au conflit, a affirmé mardi le président américain Donald Trump.

Plusieurs médias, dont le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12, avancent que l'administration Trump a proposé un plan de paix en 15 points à l'Iran par l'entremise du Pakistan, qui entretient de bonnes relations avec les deux parties.

Selon trois sources non identifiées citées par Channel 12, les Etats-Unis proposent un cessez-le-feu d'un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes.

"Même si la position de Téhéran reste incertaine, ces nouvelles ont réduit la prime de risque sur le pétrole, faisant chuter" les cours, poursuit M. Reid.

Vers 08H35 GMT, le Brent de la mer du Nord, considéré comme la référence mondiale du brut, perdait 5,54% à 98,70 dollars le baril. Son équivalent américain, le WTI, flanchait de 5,22% à 87,53 dollars le baril.

L'Iran a par ailleurs affirmé que les "navires non hostiles" pouvaient désormais "bénéficier d'un passage sûr par le détroit d'Ormuz en coordination avec les autorités compétentes", selon l'Organisation maritime internationale (OMI).

"Il s'agit d'un développement majeur pour le marché pétrolier, ouvrant la voie à une reprise des flux de pétrole à l'échelle mondiale", estime Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

Le gaz perd également du terrain mercredi. Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne en matière de gaz naturel, cédait 7,67% à 54,04 euros le mégawattheure.

- Les Bourses profitent des espoirs de désescalade -

Côté actions, "les marchés boursiers asiatiques ont dans l'ensemble réagi positivement aux derniers développements et ont clôturé en territoire positif", souligne Andreas Lipkow, pour CMC Markets.

L'indice Nikkei de la place de Tokyo a terminé en hausse de 2,87%. A Séoul, le Kospi a pris 1,59%.

L'indice composite de Shanghai a gagné 1,30%, Shenzhen a grimpé de 1,95%, quand le Hang Seng hongkongais continuait d'évoluer dans le vert (+0,88%) dans les derniers échanges.

En Europe, dans les premiers échanges de la séance, les principaux indices s'affichaient en franche hausse. La Bourse de Paris prenait 1,40%, Francfort 1,78%, Londres 0,91% et Milan 1,52%.

- Accalmie sur les taux d'intérêt des emprunts des États -

La vague de soulagement est également visible sur le marché de la dette souveraine des Etats, les rendements fléchissant mercredi.

Le rendement de l'emprunt allemand à échéance 10 ans (Bund), qui fait référence en Europe, s'établissait à 2,95% vers 08H35 GMT, contre 3,03% la veille à la clôture. Il évoluait toutefois autour de 2,64% avant la guerre.

Son équivalent français affichait un rendement à 3,66% contre 3,76% mardi en clôture. Hors UE, le britannique s'affichait à 4,85% cotre 4,96% mardi soir.

"Le sentiment des investisseurs s'améliore prudemment grâce à l'espoir, mais les fondamentaux (les bases économiques réelles, ndlr) ont été affectés après près d'un mois de combats au Moyen-Orient et de perturbations autour du détroit stratégique d'Ormuz", tempère toutefois Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote.

"Le contexte macroéconomique s'est détérioré au cours du mois écoulé", avec des prix de l'énergie plus élevés, poursuit-elle. "Les coûts d'exploitation augmentent, et les marges sont susceptibles d'être sous pression."

En conséquence, "les anticipations concernant la Réserve fédérale américaine (Fed) et les autres grandes banques centrales ont évolué dans un sens plus restrictif, les marchés remettant de plus en plus en question la capacité de la Fed à procéder à des baisses de taux cette année", note-t-elle.

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