- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le Premier ministre australien Anthony Albanese a mis en garde mercredi ses compatriotes contre "des mois à venir qui pourraient ne pas être faciles" en raison de l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur l'approvisionnement énergétique, notamment en carburants.
"Les mois à venir pourraient ne pas être faciles. Je tiens à être franc là-dessus. Aucun gouvernement ne peut promettre d'éliminer les pressions que cette guerre provoque", a affirmé M. Albanese lors d'une rare allocution diffusée sur plusieurs chaînes de télévision.
"Ce que je peux promettre, c'est que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger l'Australie contre le pire", a-t-il ajouté.
Face à une flambée historique des prix de l'essence, il a exhorté les Australiens à privilégier les transports en commun afin d'économiser du carburant en faveur des zones rurales et des services essentiels.
"L'Australie n'est pas un acteur direct dans cette guerre. Mais tous les Australiens paient des prix plus élevés à cause d'elle", a-t-il rappelé.
"Les agriculteurs et les routiers, les petites entreprises et les familles traversent une période difficile. Et la réalité, c'est que les chocs économiques provoqués par cette guerre vont se faire sentir pendant des mois", a-t-il averti.
Le dirigeant a aussi cherché à rassurer les automobilistes en affirmant que les cargaisons de carburant continuaient d'arriver en Australie, et que les pénuries d'essence dans les villes rurales étaient dues à des achats de panique et à des goulets d'étranglement dans la distribution.
Cette semaine, l'Australie a annoncé un allègement fiscal temporaire pour les petites entreprises et a réduit de moitié une taxe sur le carburant pour soulager les automobilistes confrontés à l'envolée des prix de l'essence, mais elle a refusé d'imposer un rationnement sur le carburant.
Isolée géographiquement et ne disposant que de deux raffineries de pétrole opérationnelles, l'île-continent est fortement exposée aux perturbations de l'approvisionnement mondial en carburant et importe la majeure partie de son essence.
Selon les chiffres du gouvernement, l'Australie dispose d'environ 37 jours de réserve d'essence, bien en deçà du minimum de 90 jours imposé par l'Agence internationale de l'énergie (AIE).