Nucléaire en Ukraine : l'AIEA réunit son conseil des gouverneurs face aux inquiétudes

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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L'Agence internationale de l'énergie atomique réunit son conseil des gouverneurs vendredi à la demande de plusieurs pays membres inquiets de la situation nucléaire en Ukraine à la suite des attaques russes sur les infrastructures énergétiques du pays.

« Une inquiétude grandissante »

"Nos délégations partagent une inquiétude grandissante quant à la gravité et à l'urgence des risques pour la sûreté nucléaire que cette situation engendre", a écrit le représentant permanent des Pays-Bas auprès de l'AIEA, Peter Potman, au président du Conseil des gouverneurs Ian David Graining Biggs.

Dans son courrier en date du 21 janvier, dont l'AFP a obtenu copie, il souligne que c'est la raison pour laquelle il demandait la convocation du Conseil des gouverneurs, avec l'appui du Canada, de la Lituanie, de l'Allemagne, de la Belgique, du Luxembourg, de l'Italie, de la Roumanie, du Portugal, de la France, du Royaume-Uni et du Japon.

M. Potman souligne que "les dernières attaques ont causé des dégâts supplémentaires significatifs aux infrastructures énergétiques en Ukraine, considérées comme essentielles au fonctionnement sûr des centrales nucléaires".

Une nouvelle mission d'experts

M. Potman rappelle que le 23 décembre le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi avait indiqué "que le réseau électrique ukrainien était devenu de plus en plus dégradé et instable, ce qui constitue une menace pour la sûreté des centrales nucléaires", et souligne que M. Grossi avait annoncé "une nouvelle mission d'experts auprès de postes électriques, qui débutera le 26 janvier".

L'Ukraine a accusé à plusieurs reprises la Russie de prendre pour cible ses centrales nucléaires, affirmant que les bombardements russes risquaient de déclencher un nouveau drame. La semaine dernière, des bombardements ont provisoirement privé la centrale nucléaire de Tchernobyl d'alimentation électrique externe.

Quant à Zaporijjia, occupée depuis mars 2022 par les forces russes, bien que ses six réacteurs aient été mis à l'arrêt, elle a également besoin d'électricité pour le refroidissement de ses réacteurs.

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