- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le président du syndicat professionnel Mobilians, qui représente 5.800 stations-service traditionnelles (hors grandes surfaces), a déclaré vendredi n'avoir "pas peur des contrôles" de prix des carburants annoncés mercredi par le ministre de l'Economie Roland Lescure, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
"Je n'ai pas peur des contrôles puisque la plupart de mes adhérents sont tout à fait vertueux", a déclaré Francis Pousse sur RMC.
"Le contrôle des marges est possible mais je tiens quand même à rappeler que le carburant bénéficie d'une liberté des prix au même titre que la baguette de pain", a-t-il ajouté.
A ce titre, le président de Mobilians ne voit "pas comment la DGCCRF pourrait sanctionner des stations-service qui éventuellement profiteraient, ce que je réprouve complètement", a-t-il poursuivi.
Francis Pousse a également souligné que les indépendants devaient faire face à la "concurrence accrue des discounters de carburants", rappelant "qu'en France les grandes surfaces représentent 63% de parts de marché".
Sur une semaine, la hausse est de "5 à 15 centimes d'euro sur le SP95" et de "15 à 20 centimes sur le gazole", a indiqué jeudi Roland Lescure dans une interview au Parisien, après avoir reçu les distributeurs à Bercy pour "s'assurer" de hausses modérées des prix.
La veille, le ministre de l'Economie avait annoncé avoir demandé à la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes, NDLR) de s'assurer que les hausses des prix des carburants étaient "raisonnables compte tenu de la hausse du prix du baril" de pétrole.
Vendredi matin, les prix du pétrole étaient en léger repli: vers 06H30 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, cédait 0,57% à 84,92 dollars, après avoir grimpé de 4,93% jeudi. Celui du WTI nord-américain se repliait de 0,85% à 80,34 dollars; il avait flambé de 8,51% jeudi.
