- Connaissance des Énergies avec AFP
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Le patron de la compagnie aérienne United Airlines a prévenu vendredi soir que si le prix du kérosène restait au niveau actuel, gonflé par la guerre au Moyen-Orient, cela entrainerait un surcoût de 11 milliards de dollars, et a annoncé une réduction "tactique" des capacités.
Dans un message adressé aux employés du groupe, Scott Kirby a indiqué que le prix du kérosène avait plus que doublé depuis le début de l'offensive militaire israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.
"Si le prix reste à ce niveau, cela signifiera 11 milliards de dollars de dépenses annuelles supplémentaires uniquement pour le kérosène", a-t-il expliqué.
Lors d'une conférence financière mardi, il avait chiffré le surcoût de kérosène à 400 millions de dollars depuis le début du conflit.
Il s'est voulu rassurant auprès des employés, affirmant que le groupe disposait des moyens financiers pour faire face à la situation.
"Nous avons le temps et le luxe de pouvoir traverser la tempête et de rester concentrés sur l'avenir", a précisé M. Kirby, qui doit présenter mardi à Los Angeles la prochaine phase du développement de la flotte.
Il a aussi insisté sur le fait que la demande était particulièrement forte, avec les dix meilleures semaines de réservations de toute son histoire tout juste enregistrées.
Mais répercuter la hausse des cours du kérosène sur les prix "pourrait être difficile si les cours du pétrole restent élevés pendant longtemps", a-t-il souligné.
Par conséquent, partant de l'hypothèse que les cours vont grimper à 175 dollars le baril et ne pas repasser sous les 100 dollars avant fin 2027, le groupe a décidé de réduire la voilure.
"A court terme, cela signifie une suppression tactique des vols qui ne sont pas rentables temporairement à cause des cours élevés du pétrole", a expliqué M. Kirby, annonçant une réduction de 3% des capacités en périodes creuses (vols de nuit, mardis, mercredis et samedis) aux deuxième et troisième trimestres.
Il compte également réduire les vols à l'aéroport O'Hare de Chicago (1% des capacités), rappelant l'arrêt des liaisons vers Tel Aviv et Dubaï (2% des capacités).
C'est donc environ 5% des capacités annuelles qui vont disparaître à court terme et "notre plan actuel est de rétablir une programmation complète à l'automne", a-t-il affirmé.
Pas question en revanche de repousser des livraisons d'avions, de mettre du personnel en chômage technique ni de retarder des investissements, a assuré M. Kirby.
Dans les échanges électroniques après la fermeture de la Bourse de New York, l'action United Airlines augmentait de 1,49%.
elm/pno