Ursula von der Leyen en visite en Australie, un accord de libre-échange dans le viseur

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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La présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen est arrivée lundi en Australie, avec l'ambition de conclure un accord de libre-échange après des années de négociations.

C'est la première visite de Mme von der Leyen dans le pays depuis son entrée en fonction, au moment où les deux partenaires font face à l'éventualité d'une crise énergétique en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Elle est arrivée lundi à Sydney pour une rencontre avec le chef de l'État australien et la gouverneure générale, ainsi qu'une cérémonie de bienvenue traditionnelle.

La présidente de la Commission européenne se rendra ensuite dans la capitale Canberra, où elle doit rencontrer le Premier ministre Anthony Albanese et s'adresser au Parlement.

Elle fait ce voyage accompagnée du commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, alimentant les spéculations autour de la signature d'un accord de libre-échange très attendu.

L'Union européenne est le troisième partenaire commercial bilatéral de l'Australie et sa deuxième source d'investissements étrangers.

Les deux parties doivent notamment trouver un terrain d'entente sur l'amélioration de l'accès au marché européen pour l'agneau et le boeuf australiens, un point de désaccord majeur.

L'Australie a déjà déclaré être prête à supprimer une taxe sur les voitures de luxe européennes en échange d'un meilleur accès au marché agricole de l'UE.

La Chine est le premier débouché des exportations australiennes et les États-Unis constituent sa principale source d'investissements.

Mais Canberra a redoublé d'efforts pour diversifier les marchés d'exportation agricoles lorsqu'un différend avec Pékin en 2020 a bloqué ces exportations pendant plusieurs années.

Le ministre australien du Commerce, Don Farrell, a affirmé la semaine dernière à Sky News Australia qu'un accord avec l'UE permettrait à l'Australie de gagner 10 milliards de dollars australiens (6,1 milliards d'euros) en termes d'échanges commerciaux.

"Ils pourraient devenir notre deuxième partenaire commercial si nous parvenions à aller au bout, et il ne nous reste plus qu'à franchir ces derniers obstacles", a-t-il assuré.

La guerre au Moyen-Orient, qui fait notamment flamber les prix du pétrole, sera également au coeur des discussions.

À Canberra, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a déclaré lundi que le monde pourrait connaître sa pire crise de l'énergie depuis des décennies si le conflit n'était pas résolu.

Plus tôt ce mois-ci, Ursula von der Leyen a déclaré que le conflit avait servi de "rappel brutal" des fragilités de l'Europe.

En Australie, largement dépendante des importations de carburant, les prix à la pompe ont doublé en moyenne et des problèmes d'approvisionnement ont causé des pénuries dans plusieurs zones.

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