USA: un responsable de la Fed dit qu'il a changé d'avis, s'inquiète du risque inflationniste avec la guerre

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Un gouverneur de la banque centrale des Etats-Unis (Fed), Christopher Waller, a expliqué vendredi qu'il s'inquiétait désormais de l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur l'inflation aux Etats-Unis, du fait de la fermeture du détroit d'Ormuz qui se prolonge.

"Il y a deux semaines", a-t-il expliqué sur la chaîne de télévision CNBC, il envisageait de voter pour une baisse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale.

Mais depuis, a-t-il ajouté, "le détroit d'Ormuz est resté fermé, il semble que le conflit va se prolonger et que les prix du pétrole vont rester élevés plus longtemps. Donc cela suggère que l'inflation est davantage un motif d'inquiétude que ce que je pensais".

M. Waller est considéré par les observateurs de la Fed comme une "colombe", c'est-à-dire comme un responsable monétaire plus soucieux de soutenir l'activité que de lutter contre l'inflation.

Il a voté à contre-courant (pour des baisses de taux) plusieurs fois ces derniers mois, le plus récemment lors de la réunion de janvier.

Cette semaine, la Fed a laissé ses taux directeurs inchangés par onze votes contre douze. M. Waller a rejoint l'avis de la majorité.

Son cas est aussi particulier parce qu'il est devenu gouverneur sous le premier mandat de Donald Trump, à l'initiative de celui-ci. Il faisait partie des favoris du président pour prendre la tête de l'institution monétaire au printemps, à la fin du mandat de Jerome Powell.

M. Trump, qui réclame des taux plus bas, a finalement choisi l'ex-gouverneur Kevin Warsh.

L'an dernier, au moment où le président américain a fortement relevé les droits de douane sur les produits importés, Christopher Waller a soutenu que la Fed devait considérer tout rebond inflationniste comme de courte durée, "passager".

La situation est "très différente" avec la flambée sur les prix de l'énergie", a-t-il expliqué à la télévision.

"Quand vous imposez un droit de douane sur les jouets, ça ne va pas se répercuter sur les coûts de tous les produits, mais le pétrole, c'est un produit intermédiaire essentiel et cette hausse finira par être répercutée ailleurs, et c'est là qu'on craint un choc pétrolier important et persistant", a-t-il enchaîné.

"Ce n'est pas comme une hausse passagère qui redescend aussitôt", a-t-il insisté.

Il n'en est toutefois pas du tout au point de plaider pour une hausse des taux de la Fed, seulement pour un statu quo.

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