Washington menace de sanctionner Oman s'il coopère avec Téhéran dans le détroit d'Ormuz

  • Connaissance des Énergies avec AFP
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Le ministre américain des Finances a menacé jeudi de sanctionner le sultanat d'Oman, un allié des Etats-Unis, en cas de coopération avec Téhéran pour le contrôle du détroit d'Ormuz.

"Le gouvernement des États-Unis ne tolérera aucune tentative visant à instaurer un système de péage dans le détroit d'Ormuz", a écrit le secrétaire au Trésor Scott Bessent sur X.

"Oman, en particulier, doit savoir que le Trésor américain s'attaquera sans relâche à tout acteur impliqué - directement ou indirectement - dans la mise en place d'un péage dans le détroit, et que tout partenaire complice sera sanctionné", a-t-il ajouté.

Un peu plus tard, lors d'un point presse à la Maison Blanche, Scott Bessent a rapporté s'être entretenu par téléphone dans la matinée avec l'ambassadeur d'Oman.

"Il m'a assuré qu'il n'était pas question d'instaurer un péage dans le détroit", a déclaré le ministre.

"Nos pays entretiennent de bonnes relations depuis deux cents ans. Il souhaite que cela dure encore deux cents ans. Je lui ai dit que cette idée (de péage) était inenvisageable et qu'il ne voulait pas prendre le risque de voir des citoyens omanais ou des institutions financières omanaises faire l'objet de sanctions", a-t-il poursuivi.

La veille, le président américain Donald Trump avait créé la surprise en menaçant en plein conseil des ministres de "pulvériser" le sultanat.

"Oman se comportera comme les autres ou alors il faudra les pulvériser. Ils le savent", avait lancé M. Trump, des propos ensuite republiés tels quels sur X par le département d'Etat.

Le détroit restera "ouvert à tout le monde", avait aussi assuré le président américain. "Ce sont des eaux internationales. Nous le surveillerons mais personne ne le contrôlera."

Quelques heures plus tard, son gouvernement annonçait frapper de sanctions économiques la nouvelle agence créée par Téhéran pour percevoir les droits de navigation dans le détroit d'Ormuz, appelée "Autorité du détroit du Golfe Persique" (PGSA).

Le ministère de Scott Bessent, qui pilote les sanctions, menace de placer aussi sur sa liste noire les personnes et organisations versant un péage à l'Iran pour traverser le détroit.

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