428 Mt

de GNL échangées dans le monde en 2025

États-Unis

1ᵉʳ exportateur mondial (109 Mt)

24 pays

exportateurs de GNL en 2025

≈ 63 %

de la demande mondiale venue d'Asie

Les principaux exportateurs de GNL dans le monde

En 2025, les États-Unis sont le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, suivis du Qatar, de l'Australie, de la Russie et de la Malaisie. Ces cinq pays concentrent à eux seuls environ trois quarts des volumes de GNL transitant dans le monde, dont près des deux tiers (63 %) pour les trois premiers.

En 2025, les flux mondiaux de GNL ont atteint un nouveau record de 428 millions de tonnes (Mt)(1), en hausse de 5 % par rapport à 2024 (406 Mt). L'Australie était devenue en 2020 le principal exportateur mondial, avec la montée en puissance de nouveaux projets (comme Prelude FLNG), avant que le Qatar retrouve sa place de premier exportateur. Depuis 2023, ce sont les États-Unis qui dominent le marché mondial, une position renforcée en 2025 avec 109 Mt exportées.

Le classement détaillé des pays exportateurs

Le tableau ci-dessous récapitule les volumes et parts de marché des 24 pays ayant exporté du GNL en 2025, selon les chiffres du GIIGNL. Trois bassins structurent le commerce mondial : l'Atlantique (176 Mt, tiré par les États-Unis), le Pacifique (155 Mt, Australie et Asie du Sud-Est) et le Moyen-Orient (97 Mt, dominé par le Qatar).

Volumes et parts de marché des pays exportateurs de GNL en 2025
Rang Pays exportateur Volume (Mt) Part mondiale
1États-Unis109,126 %
2Qatar80,519 %
3Australie78,818 %
4Russie(2)30,77 %
5Malaisie27,36 %
6Indonésie15,94 %
7Nigéria14,23 %
8Oman11,53 %
9Algérie9,42 %
10Papouasie-Nouvelle-Guinée8,72 %
11Trinité-et-Tobago6,72 %
12Émirats arabes unis5,11 %
13Brunei5,01 %
14Angola4,91 %
15Mozambique3,61 %
16Pérou3,51 %
17Norvège3,21 %
18Guinée équatoriale2,81 %
19Canada (nouvel exportateur)2,0
20Cameroun1,4
21Mauritanie (nouvel exportateur)1,2
22Mexique1,1
23Congo0,7
24Égypte0,5

Volumes et parts de marché des pays exportateurs de GNL en 2025 (source : GIIGNL, Annual Report 2026). Le Canada (LNG Canada) et la Mauritanie ont commencé à exporter du GNL en 2025.

En 2025, le Canada est devenu exportateur de GNL, près d'une décennie après les États-Unis, avec une entrée en production en juin 2025 annoncée par LNG Canada.

La carte des flux mondiaux de GNL en 2025

Les échanges de GNL s'organisent autour de trois grands bassins exportateurs (Atlantique, Pacifique et Moyen-Orient) qui alimentent principalement deux pôles de demande, l'Asie et l'Europe. La carte schématique ci-dessous résume ces flux : le Pacifique et le Moyen-Orient sont très majoritairement tournés vers l'Asie, tandis que le bassin atlantique, emmené par les États-Unis, irrigue surtout l'Europe.

Carte schématique des flux mondiaux de gaz naturel liquéfié en 2025 Représentation schématique des flux de GNL en 2025 : le bassin atlantique (176 Mt, dont 109 Mt pour les États-Unis) exporte surtout vers l'Europe (126 Mt importés) et l'Asie ; le Moyen-Orient (97 Mt, dont le Qatar) dirige environ 84 % de ses volumes vers l'Asie ; le bassin Pacifique (155 Mt, Australie et Asie du Sud-Est) alimente quasi exclusivement l'Asie (271 Mt importés au total). Source : GIIGNL, Annual Report 2026. 84 % EUROPE 126 Mt importés ASIE 271 Mt importés Amérique du Nord États-Unis : 109 Mt Russie 31 Mt Afrique ≈ 39 Mt Moyen-Orient Qatar en tête : 97 Mt Australie & Asie-Pacifique 155 Mt Bassin atlantique Moyen-Orient Bassin Pacifique
Carte schématique des flux mondiaux de GNL en 2025 ; l'épaisseur des flèches est indicative du volume et la couleur indique le bassin exportateur (source : GIIGNL, Annual Report 2026, données 2025).

L'essor spectaculaire des États-Unis

La progression des États-Unis sur le marché du GNL est spectaculaire : avec 109 Mt exportées en 2025 (26 % du total mondial), en hausse de 24 Mt sur un an, ils sont de loin le moteur de la croissance du marché. Le pays a mis en service de nombreuses installations de liquéfaction depuis 2018 (Cameron, Corpus Christi, Cove Point, Freeport, et plus récemment Plaquemines LNG) pour exporter une partie de sa production de gaz de schiste sous forme liquéfiée (la première livraison de GNL américain vers l'Union européenne a eu lieu en avril 2016 au Portugal).

Le conflit en Ukraine, et notamment la fin des importations allemandes via Nord Stream, a fortement accéléré ce mouvement, l'Europe se tournant massivement vers le GNL américain pour remplacer le gaz russe.

Donald Trump, revenu sur le moratoire décidé fin 2024 par l'administration Biden sur les nouveaux terminaux d'exportation, a conclu à l'été 2024 un accord avec l'UE pour contraindre les pays européens à importer 250 milliards de dollars de produits énergétiques par an aux États-Unis sur les trois prochaines années.

Impact de la guerre au Moyen-Orient en 2026

Environ 20 % des flux mondiaux de GNL transitaient par le détroit d'Ormuz, avant son blocage en 2026. Ce blocage affecte en particulier le Qatar et les Émirats arabes unis. Le site de liquéfaction de Ras Laffan, au cœur des exportations gazières du Qatar, a en outre été endommagé par des frappes.

Les principaux importateurs de GNL dans le monde

La demande de GNL reste concentrée en Asie, qui a absorbé environ 63 % des importations mondiales en 2025 (271 Mt), malgré un repli de 4 % sur un an. La Chine, le Japon et la Corée du Sud forment le trio de tête. À l'inverse, l'Europe a bondi de 29 % (126 Mt), devenant le principal moteur de la demande mondiale. Au total, 48 marchés ont importé du GNL en 2025.

Une demande dominée par l'Asie et l'Europe

Le tableau ci-dessous récapitule la répartition des importations mondiales de GNL en 2025 entre les grandes régions et leurs principaux pays consommateurs.

Parts des principaux pays et régions importateurs de GNL en 2025
Pays / région Volume (Mt) Part mondiale
Asie (ensemble)271,063 %
— Chine67,016 %
— Japon65,915 %
— Corée du Sud48,711 %
— Inde25,36 %
Europe (ensemble)126,330 %
— France22,85 %
— Pays-Bas16,94 %
— Espagne16,14 %
— Italie14,53 %

Principaux pays et régions importateurs de GNL en 2025 (source : GIIGNL, Annual Report 2026). L'Asie représentait 63 % de la demande mondiale et l'Europe 30 %.

En Europe, la France est le premier pays importateur de GNL (22,8 Mt en 2025), devant les Pays-Bas, l'Espagne et l'Italie. La Chine, longtemps premier importateur mondial, a vu ses importations chuter de 15 % (67 Mt), au profit d'une moindre demande et d'un recours accru au gaz par gazoduc.

Le tournant de 2022

En 2022, les flux mondiaux de gaz par navires méthaniers ont, pour la première fois, dépassé ceux par gazoduc. Pour se défaire de sa dépendance historique au gaz russe, l'Union européenne a pu compter sur la croissance des infrastructures GNL, en particulier aux États-Unis mais aussi au Qatar et auprès de nouveaux fournisseurs, notamment en Afrique.

Le secteur du GNL a ainsi pu s'adapter à la demande « avec une agilité incroyable », soulignait l'Union internationale du gaz en 2022, le qualifiant d'« assurance flexible à long terme pour la sécurité d'approvisionnement ». Cette dynamique s'est confirmée en 2025, avec une nouvelle vague de capacités de liquéfaction entrées en service : la capacité mondiale a atteint 524 Mt par an, laissant entrevoir un marché plus abondant à moyen terme.

Comment exporte-t-on et importe-t-on du GNL ?

Le GNL permet de transporter du gaz naturel par voie maritime, là où aucun gazoduc ne relie le pays producteur au pays consommateur. Le gaz est d'abord liquéfié en le refroidissant à environ -162 °C, ce qui réduit son volume d'environ 600 fois, puis acheminé par navire méthanier avant d'être regazéifié à destination.

Un pays producteur de gaz naturel commence par extraire du gaz de ses gisements (conventionnels ou non), onshore ou offshore. S'il destine une partie de sa production à l'exportation par voie maritime, ce gaz est acheminé par gazoduc vers une usine de liquéfaction. Une fois liquéfié, le GNL est stocké dans des réservoirs cryogéniques avant d'être chargé sur des navires méthaniers spécialement conçus pour maintenir le gaz à très basse température.

Tous les pays exportateurs de GNL disposent par définition d'une façade maritime : le transport par navire méthanier permet de s'affranchir partiellement des contraintes géographiques et géopolitiques. L'île de Trinité-et-Tobago, par exemple, ne dispose pas de gazoducs la reliant aux pays voisins et ne peut exporter son gaz que sous forme liquéfiée.

À l'arrivée, les navires méthaniers déchargent le GNL dans des terminaux d'importation implantés dans les pays consommateurs, où le gaz est regazéifié puis injecté dans les réseaux de distribution locaux pour les industries, les ménages ou les centrales électriques à gaz. Les pays souhaitant importer du GNL peuvent aussi recourir à des terminaux flottants : la Lituanie a notamment acquis son terminal flottant (baptisé Independence) en décembre 2024, après l'avoir loué et exploité pendant près de dix ans.

Questions fréquentes sur les exportateurs et importateurs de GNL

Les États-Unis sont le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié depuis 2023, position renforcée en 2025 avec 109 Mt exportées, soit environ 26 % des flux mondiaux. Ils devancent le Qatar, l'Australie, la Russie et la Malaisie. Ces cinq pays assurent à eux seuls près des trois quarts du GNL échangé dans le monde.

L'Asie domine la demande mondiale avec environ 63 % des importations en 2025 (271 Mt). La Chine (67 Mt), le Japon (65,9 Mt) et la Corée du Sud (48,7 Mt) sont les trois premiers importateurs. L'Europe représente environ 30 % des importations mondiales, en forte hausse (+29 %) sur un an.

Oui : avec 22,8 Mt importées en 2025, la France est le premier pays européen importateur de GNL, devant les Pays-Bas (16,9 Mt), l'Espagne (16,1 Mt) et l'Italie (14,5 Mt). Les importations transitent par les terminaux méthaniers, dont ceux de Dunkerque, Montoir-de-Bretagne et Fos-sur-Mer.

La liquéfaction, qui consiste à refroidir le gaz à environ -162 °C, réduit son volume d'environ 600 fois. Le gaz devient alors transportable par navire méthanier sur de longues distances, sans dépendre d'un réseau de gazoducs reliant le pays producteur au pays consommateur.

Sources / Notes

  1. GIIGNL Annual Report, 2026 Edition (données 2025).
  2. Le GIIGNL comptabilise séparément les exportations russes acheminées vers l'Atlantique/Europe (20,9 Mt) et vers le Pacifique/Asie (9,8 Mt), soit 30,7 Mt au total en 2025.