Tribunes
6 tribunes signées Samuele Furfari
Iran-Venezuela : un imbroglio géopolitico-financier sur fond de raffinage pétrolier
Cinq navires pétroliers iraniens ont permis de pallier pour un temps la dramatique pénurie de carburants du Venezuela(1). Cet apport de produits pétroliers constitue un pied de nez à l’administration Trump mais a aussi révélé l’immense désarroi du pays qui possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde.
Lire la tribuneLe traité « Euratom » fête tristement son 63e anniversaire…
Le 25 mars 1957 à Rome, les 6 États membres fondateurs de la communauté européenne signaient le traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique, dit traité « Euratom »(1). Après le lancement avec succès de la CECA et l’échec de la Communauté de défense, les six ministres des affaires étrangères s’étaient entendus lors de la conférence de Messine de juin 1955 pour relancer la construction de la « communauté » comme on l’appelait à l’époque. Dans la résolution de Messine(2), il était affirmé qu’il n’y aurait « pas d’avenir sans énergie abondante et bon marché ». En moins de deux ans de négociations, le traité Euratom était signé en même temps que le traité de Rome établissant « le marché commun ».
Lire la tribuneDu succès diplomatique de la COP21 aux échecs des COP…
La COP25 vient de se terminer avec, comme chaque année, une avancée minime dans la bureaucratie que créé les Nations unies. Dans le même temps, l’Union européenne affirme son intention d’atteindre la neutralité carbone en 2050, c’est-à-dire de vivre dans un équilibre entre les émissions de carbone et l'absorption desdites émissions par des puits de carbone. De l’aveu même du Parlement européen(1), aucun puits de carbone artificiel n'est toutefois en mesure d'éliminer à ce jour le carbone de l'atmosphère à l'échelle nécessaire...
Lire la tribuneLes réserves de pétrole ne s’épuiseront jamais… mais le problème n’est pas là
Ça y est ! Le seuil de production de 100 millions de barils de pétrole par jour est désormais atteint. Il y a cinquante ans, on en consommait le tiers et c’est une perspective que beaucoup d’experts autoproclamés n’avaient pas envisagé. C’est une nouvelle occasion de répéter, à l’intention de ces « experts » et de ceux qui leur emboîtent le pas, qu’il est temps de cesser la rengaine de la fin du pétrole.
Lire la tribuneMarchés pétroliers : l’OPEP+ a-t-elle toutes les cartes en main ?
Ce week-end, le monde de l’énergie délaissera le Mondial de football pour s’intéresser à la rencontre ministérielle de l’OPEP à Vienne. Des grandes manœuvres sont en cours, non pas tellement pour décider des « allocations de production » - pléonasme employé par l’OPEP pour ne pas parler de « quotas de production », ce qui aurait une connotation négative - mais des positionnements géopolitiques dans le nouveau monde en construction.
Lire la tribuneRegard pétrolier sur la levée des sanctions contre l'Iran
Après que le Congrès des États-Unis ne s'y soit pas opposé, l'accord du 14 juillet 2015 entre les cinq membres permanents des Nations Unies, l'Allemagne et l'UE d'une part et l'Iran d'autre part a conduit à la levée des sanctions qui frappaient tous les secteurs économiques de l'Iran : le commerce international, les assurances, les transactions financières, et bien entendu les exportations pétrolières. C'est assurément un succès diplomatique pour l'Iran bien entendu, mais également pour les États-Unis et l'UE. En effet, ce sont ces deux derniers qui ont le plus œuvré afin de sortir l'Iran de son isolement économique mondial depuis 2011 (depuis près de 35 ans en ce qui concerne les États-Unis), les autres négociateurs n'ayant peut-être pas autant d'intérêt pour les conséquences industrielles de cet accord.
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