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Situation énergétique de l’Angola

  • Source : EIA

Avec environ 1,75 millions de barils par jour extraits en 2014, l’Angola est le 2e producteur de pétrole en Afrique derrière le Nigéria et devant l’Algérie. Ce pays lusophone a vu son industrie pétrolière fortement croître depuis la première découverte de brut en 1955, et ce malgré la guerre civile qui a frappé ce pays entre 1975 et 2002.

Dans cette analyse en anglais, l’EIA américaine présente en détails l’industrie du pétrole en Angola : évolution de la production, acteurs du secteur (principalement la compagnie nationale Sonangol et les majors), système de régulation, politique d’« Angolanisation » de la main d’œuvre, champs exploités et projets, etc.

Selon les estimations de l’administration américaine, les exportations de pétrole auraient rapporté près de 24 milliards de dollars au pays en 2014. La croissance de l’Angola, 3e économie en Afrique subsaharienne au regard du PIB, est donc corrélée en partie aux prix du pétrole. La mise en exploitation de certains gisements pré-salifères à très grande profondeur (formations « miroirs » de celles du Brésil) pourrait par ailleurs être reportée si ces prix restent au cours actuel.

En dépit des retombées économiques liées au pétrole, l’Angola reste par ailleurs à la traîne en matière d’accès à l’énergie et de diversification de son mix énergétique : seuls 30% des Angolais ont accès à l’électricité, ce qui signifie que 15 millions de personnes en restent dépourvues. D’ici à 2017, le gouvernement angolais prévoit d’investir près de 23 milliards de dollars dans son secteur de l’électricité pour développer et améliorer ses réseaux électriques. Cela pourrait permettre de faire évoluer le mix énergétique du pays qui repose encore pour moitié sur la biomasse et les déchets.

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