Newsletters des énergies

Linky : les compteurs intelligents aident-ils vraiment à réduire la consommation d’électricité ?

Le déploiement de compteurs électriques dits « intelligents » est en bonne voie au sein de l’Union européenne (UE) : un récent rapport de la Commission européenne indique ainsi que la plupart des États membres devraient être équipés à hauteur de 80 % à l’horizon 2020.

Mais ce déploiement rencontre des résistances dans certains pays, et tout particulièrement en France. Dans l’Hexagone, le compteur Linky fait face à une vague d’opposition aussi importante que virulente.

On estime aujourd’hui que 500 communes conseillent à leurs habitants de refuser la pose du compteur…

Dans certaines communes ou quartiers, des autocollants anti-Linky sont distribués et des slogans hostiles au compteur fleurissent sur les murs. Une journée nationale « Stop Linky » a été décrétée par les opposants le 5 mai dernier ; des villes ont organisé des réunions d’information. Résultat de ces actions : on estime aujourd’hui que 500 communes conseillent à leurs habitants de refuser la pose du compteur.

Les raisons de la résistance

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce refus.

Il y a d’abord la crainte des usagers de voir leur facture d’électricité s’alourdir avec ce déploiement, même si l’installation du compteur est gratuite. Une crainte confirmée par un rapport publié très récemment par la Cour des comptes ; le texte souligne les manquements du programme Linky, indiquant que ce dernier s’avérerait certainement plus profitable à Enedis qu’aux consommateurs.

Des interrogations autour du respect de la vie privée se posent également : qui aura accès aux données de consommation collectées par Linky ? Et que va-t-on faire de ces données ? Des histoires ont d’ailleurs circulé, mentionnant la possibilité de hacker des ordinateurs via les compteurs intelligents.

Il y a aussi des inquiétudes sur le plan de la santé, à propos des ondes émises par Linky, même si les compteurs intelligents émettent la même quantité d’ondes que les anciens boîtiers et moins qu’une variété d’appareils ménagers courants.

Les usagers n’arrivent pas identifier ce que peut bien leur apporter ce type d’appareil et cela les rend méfiants…

On le voit, les raisons de rejet sont multiples et les inquiétudes aussi. Mais ce qui saute aux yeux, c’est surtout que les usagers n’arrivent pas identifier ce que peut bien leur apporter ce type d’appareil et cela les rend méfiants.

Tout le bénéfice semble en effet aller aux entreprises qui pilotent le déploiement de ces nouveaux compteurs et aux gestionnaires des réseaux électriques : car les données collectées vont permettre de mieux anticiper la demande et de gérer les réseaux. Les foyers n’ont en revanche pas reçu d’informations précises (en dehors d’un service amélioré) sur les bénéfices d’une telle installation pour eux.

Surveiller sa consommation en temps réel

Cette situation est assez paradoxale car une des motivations premières de l’UE pour déployer ces nouveaux compteurs visait justement à être utile aux usagers européens. En fournissant des données réelles sur la consommation électrique des foyers, il allait devenir plus simple de réduire ses factures d’électricité !

On peut légitimement se poser la question : les compteurs intelligents, c’est juste un argument marketing ou cela aide vraiment à mieux gérer sa consommation ? C’est ce à quoi nous avons tenté de répondre dans une publication scientifique datée d’août 2017.

Une réduction comprise entre 10 et 15% semble trop belle pour être vraie…

À la fin des années 1990, de premières études ont été conduites sur l’effet de la fourniture d’informations relatives à la consommation électrique. Les résultats témoignaient d’un impact fort : les foyers qui recevaient de telles informations réduisaient leur consommation de près de 15% (ainsi que le rapportent deux résumés de la littérature, en 2006 puis en 2010).

Une réduction comprise entre 10 et 15% semble trop belle pour être vraie ; et c’est très certainement le cas. Il faut souligner ici que les conditions dans lesquelles ont été réalisées ces enquêtes ont sans doute contribué à obtenir de tels résultats.

En premier lieu, ces études s’appuient sur de petits groupes tests ou des foyers déjà sensibilisés (dont les membres travaillaient dans le secteur de la haute technologie, par exemple). C’est l’évidence, lorsque des personnes se portent volontaires pour recevoir ce type d’informations, elles sont plus enclines que le reste de la population à vouloir gérer leur consommation.

Ces études ne s’intéressent d’autre part qu’au court terme (quelques semaines en général). Or, quand on reçoit un nouvel équipement, on a tendance à l’utiliser et à suivre au plus près ses recommandations. Mais cet effet persiste-t-il une fois l’effet de a nouveauté passée ?

Une baisse de 5% sur le long terme

Pour éviter ces biais, notre étude a porté sur des foyers ayant reçu un compteur intelligent sans en faire la demande. Le fournisseur d’électricité leur adressait également un rapport de consommation détaillé à intervalles réguliers. Ce type de service est désormais commun et c’est d’ailleurs le cas avec Linky.

Nous avons ainsi observé la consommation d’électricité de 900 ménages de la ville de Linz en Autriche, en analysant cette consommation heure par heure. Tous ces foyers avaient le même fournisseur d’énergie.

En prenant en compte différents critères – les saisons, les jours de la semaine, le profil du foyer observé (le nombre de personnes, les revenus, le niveau d’éducation…), mais aussi la taille de la maison et le type d’appareils utilisés –, nous avons observé une baisse moyenne de 5% de la consommation d’électricité de ces ménages sur une période de 11 mois. Si cela est bien plus modeste que les 10 à 15% évoqués dans les précédentes études, cela reste une baisse significative.

Nos résultats indiquent en outre que les compteurs électriques ont un impact à la fois sur la consommation en heures pleines (lors du pic de consommation) comme en heures creuses (quand la consommation est au plus bas). Cela signifie que ce retour en temps réel sur leur consommation a incité les ménages à investir dans des appareils moins énergivores (notamment les réfrigérateurs) et à ajuster leurs comportements (éteindre les lumières, programmer les appareils).

The ConversationÀ la lumière de ces résultats, on pourra se demander avec intérêt si les opposants à Linky changeraient de point de vue en ayant connaissance de ces résultats…

Sources / Notes

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.


Commentaires

La difficulté d'acceptation repose en effet sur le fait que le client classique n'a pas de gain immédiat visible et qu'il n'est pas en attente ! Le coût et la perf actuelle de l'électricité jouent contre l'acceptation, c'est plutôt cocasse. Au niveau des gains, on est quand même sur une diminution du coût du service public sur le long terme (gain pour tous), diminution des coûts de prestation de base et un gain d'efficacité en cas d'incident (capteurs d'info BT) devant diminuer les temps de coupure. Ce n'est pas ressenti à l'instant t mais ce n'est pas anodin.

J'aurais trouvé pertinent dans cet article :
- que vous ne vous contentiez pas de lister les motifs de rejet sans rappeler que sur le fond, rien ne légitime ces peurs.
- que vous précisiez que la CRE a décidé que les fournisseurs devaient proposer ces afficheurs et qu'ils doivent les mettre à disposition gratuitement pour les clients en peine financièrement.
C'est même pire, l'usager y perds: passer au linky sabre la marge de tolérence du disjoncteur AGCP. Cette marge étant variable d'un abonné a l'autre la perte de puissance souscrite se situe entre 9 et 40% sous 230V .
On peut maintenant quantifier cela avec précision, Enedis ont enfin publié les tolérances du linky (mieux vaut tard que jamais).
Ceux qui ont des délesteurs à capteur de courant ont grandement intérêt à le refuser, sous peine de devoir abaisser le seuil de délestage.
Bonjour Hervé !

Une source serait intéressante pour légitimer ces propos accusateurs : qu'il s'agisse historiquement des spécifications demandées par EDF pour le disjoncteur jouant le rôle d'AGCP ou concernant les spécifications du compteur Linky qui auraient été mises à disposition par Enedis : je n'en ai pas connaissance et cela m'intéresserait sincèrement.

Une marge existait par les spécifications demandées d'une part, les limites technologiques d'autre part, les coups de tournevis arrangeants et enfin le temps qui passe. Une marge existe toujours, intégrée dans le compteur Linky, dire le contraire serait de la diffamation. On ne reproduira par contre pas les 3 derniers éléments à la pose du compteur.

La puissance souscrite qui reste la référence n'a pas changé.

Bonne journée !
Nicolas
Bonjour,
Oui, avant le linky, la limite d'abonnement était une limite d’intensité fixée par le disjoncteur d'abonné AGCP. On trouve facilement des feuilles techniques comme celle ci: http://docdif.fr.grpleg.com/general/MEDIAGRP/NP-FT-GT/F01880FR-00.pdf.
La tolérence y est indiquée sur les graphes entre 1.09 et 1.39 de In.(la valeur Typ est plutôt en bas de l'ordre de 1.15)
Donc avant linky sous 230V, un Abo 6KVA permettait d'avoir entre 7,5KVA et 9.5KVA avec une moyenne probable d'environ 8KVA disponibles.

Concernant le linky, la dernière édition du document: https://www.enedis.fr/sites/default/files/Enedis-NOI-CPT_54E.pdf indique (par lecture graphique) un seuil de coupure en puissance apparente avec une tolérence de 1.15 . contrairement aux AGCP, c'est trés precis.
Donc avec un Abo de 6KVA, vous claquez à 6.9KVA, a comparer avec les résultats précédents, soit environ 1KVA de moins en moyenne... c'est écrat se creuse si la tension est élevée.

Pour finir, celui qui a la malchance d'avoir un délesteur ampèremétrique, pour un abo de 6KVA, il devra réduire son seuil de délestage de 30 à 24 ampères pour éviter tout risque de disjonction car le linky déclenchant en puissance il est plus sensible lorsque la tension est élevée.
Idem pour certaines charges résistives, l'effet de la surtension est a lors amplifié, ce qui nécessite une puissance souscrite plus élevée pour que ça tienne.
Précision additionnelle: Sur des surcharges de courte durée, a l'inverse, le linky serait plus tolérant que les anciens agcp (je l'ai effectivement constaté).
Merci pour l'exercice complet Hervé, je ne l'avais pas vu faire jusqu'à maintenant.

Le document d'Enedis précise bien : "Les paramètres retenus dans le compteur Linky ont été définis en cohérence avec les courbes de protection thermique des disjoncteurs : à réglage de puissance équivalent, l’organe de coupure doit permettre au client de disposer d’une puissance au moins équivalente à celle autorisée par un disjoncteur moyen en bon état de fonctionnement."

J'avoue ne pas retrouver le 1.15 légitimant le 6.9 kVA en lecture graphique (projeter une telle courbe sur la figure de la page 29 me semble bien compliqué). Les propos ci-dessus militent plutôt pour une valeur d'1.25 à 1.3 que la courbe ne discrédite pas.

Néanmoins on comprend bien qu'en théorie, un client A bénéficiant d'un disjoncteur extrêmement généreux pouvait bénéficier de 25% de puissance en plus d'un autre client ayant un disjoncteur exigeant. Ce ne sera plus le cas car le traitement sera plus équitable maintenant, dans l'entre deux de ces situations, tout en maintenant une tolérance manifeste par rapport à la puissance souscrite : du point de vue du système c'est mieux, forcément du point de vue du client A, c'est plus difficile à apprécier bien qu'il conserve un accès à la puissance vis-à-vis du contrat qu'il a souscrit en puissance. Je n'essaierai pas de le convaincre.

Un autre fait est que le client pourra maintenir 8.4 kVA pendant 250s quand il tenait moins de 100s dans la majorité des cas préalablement (à 230V constant).

Le bilan général me semble très honnête.
Bonjour Nicolas.
Je ne sais pas si on peut parler d’honnêteté vu que de toute façon c'est Enedis qui fixent les règles et les changent à leur guise. Leur affirmation que vous citez au début de votre message s’avère fausse, notamment lorsque la tension secteur est élevée (de plus en plus souvent le cas).

Néanmoins il est certain que ce sera plus équitable entre les clients vu que tout le monde aura sensiblement la même tolérance. Noter que cela aurait pu être obtenu en gardant l'ancienne limite en courant x 1.15 plutôt que de basculer en seuil de puissance apparente qui est trés désavantageux, notamment sur charge résisitive en sur tension.

Concernant la lecture de la limite, bien voir que le graphique est ici en échelle log, je veux bien m’être planté un peu mais je doute que ça dépasse 20%. Il eu été élégant de leur part de communiquer le chiffre exact, puisque ce dernier est de toute façon très précis sur linky. Le seul chiffre exact qu'on a est qu'il y a une marge en puissance>10% , chiffre très en dessous de ce qu'on avait avant Linky. Pourquoi jouer à cache cache sinon de vouloir cacher des informations embarrassantes ?

Je suis désolé mais ce n'est pas honnête d'affirmer que linky est au moins équivalent à ce qu'il y avait avant !

Très juste Nicolas.
Je rajouterai que de nouvelles technologies arrivent grâce aux fonctionnalités des compteurs communicants. Nous n'en sommes qu'aux balbutiements mais c'est bien les smart grids qui pointent le bout de leur nez.
Exemple (il y en a d'autres) : www.sunchain.fr
http://tecsol.blogs.com/mon_weblog/2018/06/pr%C3%A9mian-le-premier-site-dautoconsommation-collective-coupl%C3%A9-%C3%A0-une-blockchain-en-france.html#comments
On ne va pas chez le boucher avec sa balance.
La balance du boucher est certifiée fiable.
Changer le compteur est donc de la seule responsabilité du distributeur.
Dans les années 60, le passage de 110V à 220V (qui s'en souvient?) s'est accompagné du déploiement du "compteur bleu" qui a enthousiasmé tout le monde (ou presque, car les utilisateurs du triphasé on du tout payer).
Ce changement de compteur est une avancée, mais l'ignorance et la malveillance organisée par les réseaux induit une méfiance généralisée et une résistance absurde à toute évolution.
Tout a fait, une bonne partie des arguments des détracteurs de Linky relèvent de la pure speculation (voire malhoneteté)
Neenmoins il reste quelques sujets qui sont crédibles (évoqué ci dessus, ou encore le coté protection vie privée, meme si ce sujet est trés largement exagéré, peut constituer un souci).

Concernant le triphasé, les maleureux possesseurs de ce type de contrat qui avaient échappés à cette arnaque pas un biais +/- legal ne pourront plus esquiver ce coup ci: Pour certains, la seule issue pour eux ce coup ci sera de convertir leur installation au monophasé. La technologie ayant évolué c'est plus facile maintenant.
Les utilisateurs en triphasé avant les compteurs bleu savaient qu le comptage ne ce faisait qu’entre 2 phases. Les futés savaient privilégier la phase oubliée (dite phase noire) pour les usages mono.
Pourra-t-on ,m’expliquer un jour comment LINKYS fait la différence entre deux appareils de même puissance? Le phantasme de convivialité reste un pur phantasme car cela impliquerait l’integration d’un IA avec la connaissance universelle.
Vous ne pouvez pas différentier deux appareils de même puissance, par contre le profil de conso permet assez aisément de savoir si vous avez allumé une lumiere la nuit, identifier un cycle de lave linge, seche linge ou lave vaisselle.
Oui ça fantasme sur le coté espionnage (pas que c'est pas possible mais l'analyse minutieuse nécessaire relève de l'enquete criminelle plus que de l'espionnage basique).
En revanche un bon soft d'analyse automatique pourra tirer des conclusions assez probables sur vous (nombre d'occupants, presence de gosses....) tout ça a des fin marketing bien sur....
Mais bon tout possesseur de smartphone ou autre ordinateur a déja ce souci.... faut en prendre l'habitude c'est tout.

Concernant le triphasé, je suis pas assez vieux pour avoir connu cette époque, j'en ai entendu parler, les compteurs mono aussi, ils comptaient sur le neutre, et comme il n'y avait pas de differentiel...
Je pensais au un souci plus concret de linky. Beaucoup de possesseurs de contra tri sont surcalibrés actuellement.
Linky empeche de faire cette magouille. L'ennui pour eux c'est que l'on ne peut pas avoir plus de 12KVA en tant que particulier. 12KVA en tri , c'est la misère pour une maison d'habitation tout electrique....
"Linky empeche de faire cette magouille. L'ennui pour eux c'est que l'on ne peut pas avoir plus de 12KVA en tant que particulier. 12KVA en tri , c'est la misère pour une maison d'habitation tout electrique…." au prétexte qu'il était impossible d'être en mono en chauffage électrique!!!
C'est ainsi que l'on m'a livré la maison il y a 30 ans, ce qui m'a conduit à passer à 18 KVA tri… puis à 9 KVA mono avec un relai de délestage. et je réfléchi pour descendre à 6 KVA avec la réserve des cumuls de puissances.
Preuve qu'il est possible d'évoluer.
Le tarif bleu, réservé aux particulier permet de souscrire 36 KVA.
Il est donc possible d'aller au dela de 12 KVA.
Et depuis 30 ans, il y a peu de maisons qui sollicitent plus de 10 ㎾ pour le chauffage, ainsi que je le sais d'expérience professionnelle.
Oui, le tarif bleu monte a 36KVA, mais à moins que ça ait changé recemment, il me semble que la puissance est limitée pour les particuliers à 12KW. Aprés il est peut être possible de prendre un contrat pro en tant que particulier ou monter ulterieurement à +, je ne sais pas... C'est à vérifier.
Avec 12KW en tri vous passez pas pour une maison equipée en tout elec sans vous mettre de fortes contraintes (disjoncte dés qu'on allume 2 appareils gros consommateurs...), et ce même sans chauffage. faut au moins 15 (voire 18Kw pour être tranquille).
Méconnaissance totale des puissances et des besoins.
Le tarif bleu s'affiche librement aux particuliers jusqu'à 36 kVA.
Le monophasé est limité à 12 kVA (sans explication valable autre que la section des câbles d'alimentation).
L'équilibrage des phases et les usage triphasés (que l'on trouve sans problème pour chauffe-eau, fours et cuisinière) permet tous les usages.
Il faut aussi pouvoir induire une démarche individuelle vers la réduction de la dépendance des habitations à la consommation d'énergies.
Cela induit des investissements qu'il faut accompagner, mais aussi une attitude individuelle un minimum volontaire.
Pour ma part, avec la généralisation des éclairages par LED, l'installation d'ECS solaire, le chauffage par granulé de bois et le photovoltaïque, je suis passé de 15 000 kWh (en 1984) à moins de 3 000 kWh (en 2017) de prélèvement net sur le réseau.
Une réserve de puissance qui me permettra de passer à la voiture électrique sans engager plus de besoins en production.
Si l'éclairage led semble être une bonne chose, l'isolation de l'habitat aussi et (et bien d'autres solutions) il faut cependant rester prudents, car par exemple le chauffage par granulé s'il venait a remplacer le chauffage dans son ensemble, conduirait a une disparition rapide des forets, et par conséquent des espèces dépendantes.
Vous écrivez "réserve de puissance" mais citez de l'énergie (Kwh) . A mon avis, sauf erreur, vous restez encore largement tributaire du réseau, (voire faites porter "aux autres" le succés de votre modèle par l'utilisation du stockage réseau qui n'en est pas un en réalité, s'il devait être utilisé a grande échelle )

Moralité: il ne faut pas non plus aller trop vite et bien mesurer les conséquences de ce que l'on développe et jusque ou on peut aller. Faire n'importe quoi conduira a un résultat qui peut être pire que de ne rien faire.

La solution passer par une vision d'ensemble, et des compromis devront être trouvés.
Bonjour et merci pour votre contribution.

Je ne voulais pas m’ériger en exemple, juste montrer qu’il est possible de réduire sa dépendance énergétique sans se priver du confort.

La généralisation des LED est un premier niveau à promouvoir, d'autant que la domestique doit permettre d'en mieux gérer l'usage.

Certes, réduire sa consommation d’énergie n’est pas réduire d’autant l’appel de puissance, mais sortir du chauffage électrique induit une réduction notable de puissance au moment ou c’est encore en France à la période la plus cruciale. Pour mémoire, le délesteur de puissance n’est plus sollicité depuis le changement de chauffage et le chauffe-eau solaire assure ⅓ les besoins en toute autonomie. J’envisage sérieusement, avec l’aide de linkys, de réduite la puissance souscrite. Par ailleurs, j’ai un relais VOLTALIS qui participe en back-office à la régulation d’appel de puissance.

Je n’ai pas passé le stade de l’autoconsommation, le prix de rachat convenu est très élevé et incite à la vente totale. Mais cette revente étant sensément redistribuée localement contribue à la réduction des pertes en lignes.

Il est aussi possible de se projeter différemment et de considérer le jour ou l’électricité sera intégralement “verte” et donc que le chauffage électrique sera de facto tout aussi verte. Hypothèse et simple projection qui n’a évidements cour actuellement.

Votre analyse concernant le bois en pellet est incomplète. Ce combustible est essentiellement constitué de sous-produit de l’industrie du bois (sciures et copeaux) et ne constitue en rien un prélèvement forestier direct. Et quand bien même, le travail du bois de chauffage est un cycle spécifique du bois de futaies indispensable à la gestion des forêts.

Je reste persuadé que la généralisation de l’autoproduction est de nature à contribuer à la réduction de la dépendance énergétique. (réduction de la production de masse, réduction des pertes en ligne, réduction de la consommation individuelle…).
L'autoproduction est une bonne chose mais en l’état de la technologie, ça restera à la marge des enjeux ou ne sera pas si vert que ça. Mais les techniques évoluent, dans 30 ans ça pourrait être différent. Il faudra des solutions revolutionnaires dans le stockage pour changer la donne.

La réduction des pertes en lignes par la "décentralisation" c'est du pipo complet qui ne résiste pas à une analyse un peu sérieuse. Bien au contraire ça va les augmenter. (ça les augmente déja) Mais les pertes restent faibles de toute façon.

Concernant les pellets, arrêtez de croire au père Noël. Regardez ce qu'il se passe en pratique, tout comme le prétendug reboisement loin d'etre systématique... En réalité c'est des coupes rases et les arbres sont convertis en sciure puis en pellets. Je sais pas si c'est comme ça partout mais c'est ce que je constate par chez moi.
De mémoire, le chauffage bois représente actuellement 100Twh, a comparer au 350TWH réalisés en petrole et 60 TWH en électrique. Donc passer tout sur le bois reviens a multiplier par plus de 4 la conso de bois. le dechets vont vite manquer... Et je préfère ne pas évoquer la centrale de gardanne, une catastrophe écologique.

En matière d'anéantissement de la planète, les industriels et les paysans sont trés forts, mais ils sont surpassés par les écologistes!

Bonjour,

Les ateliers de production de pellet avec qui je travaille ne s’approvisionnent qu’auprès des scieries de résineux et il y en a quantité dans l’Ain et le Jura. C’est la norme de la certification.
Le pellet utilisé pour les poêles et chaudières est d’origine des résineux cars de meilleure qualité à cet usage.
La plaquette forestière concerne des éclaircies de futaie et est généralement réservée aux feuillus à croissance rapide. Avec l’écorçage des grumes (de moindre qualité) et le recyclage des palettes, c’est la seule source certifiée.
L’usage du chauffage bois restera très probablement la solution des maisons individuelles et du milieu rural. L’émission inévitable de particules fines (marginale en pellet) comme les problèmes de stockage et d’approvisionnement restent un obstacle en ville.
Utiliser une contre-performance pourrez faire une généralité est assez lamentable.
Comparer avec ce qui ce fait revient à critiquer l’émergence de l’électricité à l’époque des becs de gaz et de la chandelle : archaïque au possible.

de source
https://www.connaissancedesenergies.org/electricite-a-combien-s-elevent-les-pertes-en-ligne-en-france-140520
“Sur le réseau de transport d’électricité, le gestionnaire RTE déclare un taux de pertes compris entre 2 % et 2,2 % depuis 2007. Sur les réseaux de distribution, le gestionnaire ERDF (qui exploite près de 95 % de ces réseaux) annonce que les pertes s’élèvent au total à près de 6 % de l’énergie acheminée (2) (20 TWh/an).”
Personnellement, je la surévaluai aux alentours de 10 %.
Ce qui représente le fonctionnement de plusieurs chaudières nucléaires. C’est donc très loin d’être négligeable.
En conséquence, la production diffuse apporte un avantage notable en matière de redistribution et de réduction des pertes en ligne.

Quant à dire que l’autoproduction n’est pas verte, elle a au minimum le mérite de produire sans CO2 avec du matériel à faible énergie grise et aujourd’hui parfaitement recyclable.
source :
https://www.insunwetrust.solar/blog/techno/recyclage-des-panneaux-solaires/
https://www.wedemain.fr/Fabrication-recyclage-quel-est-le-veritable-impact-ecologique-des-panneaux-solaires_a2960.html
http://outilssolaires.com/installation/photovoltaique/energie-grise+a129.html

Il ne faut certainement pas croire tout ce qui est diffusé par l’Internet, mais certaines sources sont vérifiables et fiables.

Il faut probablement regarder plus loin que de l’autre côté de la rue et résister aux idées reçues..
Je ne sais pas qu’elle est votre fonction ici, mais elle me semble assez mal documentée à défaut d’être partisane.

Je pense qu’il est inutile d’argumenter plus longtemps.
Salutations,
Concernant les pertes sur les réseaux électriques, comme vous l'indiquez elles se concentrent sur la distribution. Dans le cas des productions décentralisées sur les bâtiments (PV), l'énergie emprunte souvent deux fois le réseau de distribution ( passer d'un quartier à l'autre c'est parcourir deux fois les circuits les moins bons...) , ce qui rends en moyenne les pertes similaires celles obtenues avec les grands centres de production. Et je ne parle pas du foisonnement à l'échelle du pays, la on explose les pertes. Plus on mettra de décentralisé, plus le problème se présentera. Néanmoins comme je l'ai déjà évoqué ça reste peanuts. Mais évoquer la réduction des pertes réseau par l'usage des production décentralisées est une foutaise (de plus...)
Je suis désolé, mais les arguments que vous citez jouent petit. Bien sur qu'a petite échelle, on peut utiliser les déchets, utiliser le réseau pour stocker l'énergie.... étudier le contenu CO2 au cul du panneau donne toujours de bons résultats, mais que ce passe t il si on extrapole à grande échelle? Qu'on regarde le résultat dans sa globalité et les prospectives? Croyez vous sincèrement que l'industrie du bois générer suffisamment de déchets pour que beaucoup d'habitation passent au pellets? NON! Le potentiel est loin de compte.
Fabriquer une bonne partie de son elec avec du PV, calculez le pic de production si tout le monde s'y mets... Laissez moi rire! .... Performance de l'energiewende en Allemagne sur le CO2 : un fiasco (du moins sur l'électricité, l'isolation des bâtiment est une bonne chose) . Je veut pas dire que tout est mauvais non plus mais il conviendrait de réfléchir avant d'agir. De regarder ce qu'on fait avant de subventionner n'importe quoi n'importe comment... Energie renouvelable ne rime pas forcement avec baisse du CO2.

La solution passera par une vision globale des choses, et une harmonie entre les diverses technos . On en est loin pour le moment.
Votre méconnaissance total de la situation et vos jugement à l'emporte pièce ne méritent aucune réponse.
Quelle méconnaissance? On butte déjà en touche?

Reprenons juste qq exemples simple:
Selon vous les énergies diffuses doivent faire baisser les pertes en lignes, et vous surévaluez de presque X2 les chiffre EDF... (Argumentation de ce X2?)....

Dans ce cas, petit rappel : pourquoi selon vous l’Allemagne doit renforcer ses réseaux électriques? (Et nous aussi par ailleurs...)
Peut probable que ce soit pour décorer les montagnes ... c'est parce que le foisonnement et l’irrégularité des énergies intermittentes nécessite de transporter plus de courant.

Alors dans ce cas, l’Électricité verte génère t elle moins de pertes que l’énergie conventionnelle dans les nouvelles lignes? L’électron vert produit il moins d'effet joule? B'en non la physique est la même pour tous...

Cet argumentaire, comme beaucoup d'autres sur des hypothétiques baisse d’émission de CO2 relèvent de la foutaise pure concernant la France) car remplacer du nucléaire (~10gr/Kwh) par du solaire (30 à 100grs ) ou de l’éolien (20 à 60grs) en ajoutant le backup (400 à 600grs) donnera forcement des émissions plus élevées, c'est mathématique.

Vous vendriez pas du PV ou des grigris écolos dans votre activité?
Si les pertes en lignes sont de l'ordre évoqué par les intervenants on peut s'interroger sur la pertinence de l'éolien , par nature, fractionné et éloigné des secteurs de consommation .
Sans oublier le désastre paysager dans un pays qui compte le tourisme comme une ressource majeure .
Bonjour sirius,
SI c'est moi "les intervenants" attention, je n'ai pas affirmé que les pertes de l'éolien seront monumentales. Je dis juste qu'il faudra ajouter beaucoup de lignes. (Pour ce qui est de l'esthetique, une ligne peut s'enterrer, et comme on dépense sans compter dés qu'on taxe qqchose d'ENR...)
Explication: En gros les pertes sur le réseau francais sont de 6%, dont 4% pour enedis et 2% pour RTE. Selon un document EDF que j'avais lu (mais malheuresement pas retrouvé le lien) l'electricité parcours actuellement en moyenne 150Km sur le réseau. A vu de nez c'est 20Km chez enedis et 130km chez RTE: donc (on le sait déja mais il faut le rappeler...) le transport longue distance génere que peu de pertes contrairement à la distribution.
L'éolien injecte en géneral directement dans le réseau RTE. Donc meme dans un cas de foisonnement extreme avec un parcour intense entre brest et marseille, les pertes seront "modérées". L'argument des pertes ne constitue pas un argument en faveur ou en défaveur de l'éolien .

Si vous n'aimez pas l'éolien et que vous cherchez des arguments, je vous suggere plutôt de concentrer vos efforts sur l'utilité meme de cette énergie. On nous la présente comme un moyen de réduire nos émissions de CO2, mais jamais personne n'a réussi a m'expliquer en quoi ça allait réduire le CO2, car en toute logique, vis a vis de la configuration actuelle de notre production, ça va plutot contribuer à augmenter ce probleme...
Vous semblez être un tenant obstiné de la production d’énergie centralisée et probablement du nucléaire contre tout. Vous êtes un pro EDFGDF opposé à toute évolution.
Un archaïque donc.

Je n’ai rien a vendre que ma conviction, mes connaissances et ma longue expérience de septuagénaire, d’expert en énergies et de membre actif d’une ALEC…

La connaissance des énergies implique une vision et une connaissance plus large que la seul électricité.
Électricité qui n'a jamais été une énergie, juste un vecteur bien pratique pour en profiter. Simplement comprendre cette nuance éclair son usage et ses perspectives.

Je ne bote (avec un seul T) pas en touche, je ne pense pas utile d’entretenir une polémique stérile face à un obstiné. (À mois que ce soit l’objet de cet espace, ce qui devrait être précisé)

Les chiffres des pertes en ligne (et de transformation …) son tissu de données opposables dont j'ai cité les sources. Je les avait juste surestimées et j'en conviens. Reste que même 6% implique en toute inutilité la production de plusieurs chaudières nucléaires.

L’exemple d’ailleurs n’est pas un bon exemple.
L’Allemagne a installé ses vaisseaux d’éoliennes là ou il y a beaucoup de vent, au nord du pays, et il faut irriguer le sud.
Ceci n’est évidemment pas compensé par l’importante diffusion (de faible performance) du photovoltaïque, ni avec l'excellent maillage du réseau français.
Mauvais exemple quand on parle d’énergie diffuse.

L’énergie diffuse est produite partout, donc potentiellement proche des lieux d’utilisation.
“Mon électron” produit sur "mon toit" est utilisé par moi-même par principe et le frigo du voisin et ne produit aucun effet Joules sur les milliers de kilomètres de ligne THT.
Car “mon “électron” ne fait pas l’aller-retour avec une quelconque source centrale, un simple calcul de résistivité et de perte de transformation permet de le démontrer.

Pleurer aujourd’hui sur l’impact visuel de l’éolien, c’est oublier d’un trait de plume que l’on a supprimé des milliers de moulins à vent (et à eau d’ailleurs) en moins d’un siècle au nom de la mauvaise (dans ce cas précis) fée électricité. Mes récents voyages m'ont fait découvrir moult sites équipes sans que ce soit aussi répugnant que certains le prédisent.

Vous avez attaqué l’énergie bois en considérant qu’il fallait effacer des forets pour cela.
Fausse information à plusieurs titres et grande méconnaissance du sujet.
Il n’y a jamais eu autant d’espaces forestiers en France depuis Colbert (Il y en avait encore mois avant l’invasion Romaine), et la déprise agricole conduit a sa progression continue.
Le pellet n’est réalisable qu’avec du bois parfaitement secde bonne qualité,, de grand homogénéité de variété, ce qui est incompatible avec la coupe forestière. Il ne peut donc provenir que de sous-produit de l’industrie du bois (scierie, menuiserie…) comme le certifie la Norme qui l’encadre.
La plaquette forestière (pour les chaufferies) comme la bûche est le fruit d’éclaircie de futaies, et de valorisation de houppiers, bois impossible à valoriser autrement (sauf a admettre l'acidification des sols forestiers) et implique un séchage préalable à toute utilisation.
Bonjour Guyot
A l'heure ou j'ecris ces lignes, mon PC est alimenté essentiellement par ce que vous appelez "le systeme centralisé archaique" , et il en serait de meme si j'etais en allemagne ou presque partout ailleurs. Les seuls pays qui fonctionnent autrement le doivent à un gisement hydraulique important, ce que nous n'avons pas... Donc le mot archaique parait ici encore un peu précoce... Je conviens que si on trouve une solution technico-économique réaliste au probleme du stockage, les choses pourront changer mais à ma connaissance ce n'est pas encore le cas.

J'ai personellement équipé un ami qui vit en "semi-autarcie" en production dite décentralisée (non raccordé au réseau), avec les moyens actuels (PV, batterie, et groupe diesel) . Bilan: c'est beaucoup plus cher et beaucoup plus polluant.

Concernant les pertes, 6% est une valeur plutot basse, (bien meilleure que la plupart les systèmes de stockage actuels).
Concernant le solaire PV, j'ai précisé "si tout le monde s'y mets" (sous entendu faire beaucoup de solaire PV)
- Si vous en mettez trés peu, et lorsque il produit (donc en journée ensoleillée...) sa production sera consommée sur place, alors pendant ce laps de temps effectivement il contribue à réduire les pertes.
- Par contre si vous ne le consommez pas, et qu'il doit se propager la le réseau MT, puis redescendre un peu plus loin pour etre consommé, vous multipliez pes pertes car le réseau de distribution est le plus déperditif et vous les parcourrez deux fois. Le bénefice peut devenir négatif (c'est déja le cas en campagne depuis des années).

Dans l'exemple de votre église du post d'aprés, (trés bon exemple, c'est quand on rénove un batiment qu'il faut installer du PV) s'il n'y a pas immediatement des conso du meme ordre à coté meme de l'église (usine, supermarché...), les 100Kw de production vont saturer le réseau proche et remonter dans le réseau MT (4%) pour resdescendre dans un quartier plus loin (encore 4%... ) les pertes reseau vont rapidement atteindre voire dépasser celles du réseau centralisé (6% en tout). Il y a bien sur la messe du dimanche, mais bon, je doute que la sono fasse 100Kw et si le curé a mis des éclairages led...
Neenmoins ces pertes ne sont pas un argument opposable au solaire. Ce n'est pas non plus un argument "pour" si l'objectif est de faire beaucoup de solaire. Les 8 à 10% de pertes (chiffre qu'on obtiendra probablement si on se mets une trentaine de GWc) restent bien mieux que la plupart des systemes de stockage actuellement disponibles.

Vous dites que je suis obstiné, je ne suis pas d'accord, juste un peu trop réaliste (peut être)....
Bonne soirée
La production diffuse et la gestion de grille (grid!) est justement l'avenir des réseaux et tous les gestionnaires de réseaux s'y attèlent, en commençant par la pose des compteurs communiquant, car tout commence par l'utilisateur.
Mais pour le coup, je ne suis pas en situation de vous développer la justification technique.
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les églises catholiques ouvrent généralement à l'Est.
Cela implique une longue toiture idéalement orientée plein Sud rarement visible du sol et tout aussi rarement classée aux monuments historiques (qui peuvent toujours déroger).
Combien de communes se privent ainsi d'une source idéale de production tout en rénovant un toit souvent en péril.
La suite...
Ok pour l'église mais ce qui me plait le plus dans votre exemple (et que j'ai toujours défendu) c'est de mettre du PV quand on rafait un toit. L'interet c'est que les frais de dépose et de pose étant de toute façon prévus de meme que l'achat de la nouvelle couverture, le faire en PV n'engendrerait qu'un surcout et rend l'energie produite beaucoup moins chère (le le matos était adapté...) . On peut déja viser 20Gwc, si possible en orientation est ouest pour étaler la production (plut tot le matin, plus tard le soir) .

Pour revenir à l'energie bois, je suis pas specialiste de ce sujet, vous pouvez avoir raison (ou en partie) mais je me pose qq questions:
- j'ai lu sur le site de l'ONF (je pense que c'est pas des affabulateurs ni des crétins ) qu' ils estiments le supplement de potentiel à 50Twh. En y ajoutant tout ce qu'on peut récuperrer a gauche ou a droite, on peut peut être atteindre 100Twh. A comparer avec les 2000Twh consommés en France. Quand je vois à quelle vitesse on subventionne l'utilisation de poeles à pelets, on risque de rapidement réaffecter tout le bois disponible à chauffer quelques maisons alors qu'on aurait pu faire bien mieux avec pour réduire nos émissions de GES dans des proportions qui feraient pleurer nos voisins (association PAC + poele )...
- Pour la fabrication des pelets, il me semble que dans la technique la plus utilisée, le bois est seché par chauffage en amont de la fabrication, puis le sechage s'achève lorsque la température s'eleve à 200° pendant la compression du bois avant qu'il soit extrudé, ça genere enormement du fumée, (et l'odeur) l'usine se repere de loin ! (Les voisins n'aiment pas trop d'ailleurs) Techniquement, un arbre peut directement etre converti en pelets, pas seulement les déchets. Par ailleurs, ce que vous appelez déchet c'est ça ?: https://www.youtube.com/watch?v=0y8mtokRdf4 . J'ai pas l'impression qu'ils font du bois de chauffage en 50... Ok ça doit être un cas isolé.
Recycler doit avoir une autre signification aux US: https://www.youtube.com/watch?v=UBcnp37VjY8

- Actuellement dans mon département (massif central) on voit des coupes rases, et en général, je ne constate pas de reboisement derriere (pour être excact, je n'ai jamais constaté de reboisement). C'est des forets privées, détenues par des paysans qui sont pas sylviculteurs... cela explique peut être... Faudra que je regarde mieux, Ok. il doit y en avoir.

- Quand on se renseigne sur l'origine du bois consommé par les centrales électriques c'est pas beau à voir...

- Une amie d'une société qui fait de la charpante bois m'a dit qu'elle doit maintenant acheter du bois d'oeuvre pour ses construction car le type de bois qu'elle utilisait avant est maintenant consommé par le chauffage. Est ce un phenomene local, je ne sais pas, les usines de pelets pas loin sont peut être une explication....

- Et puis... Avant l'explosion de l'usage des pelets, les déchets étaient déja en partie volorisés, ils finissaient en aggloméré.... Comment font les fabricants maintenant? Faut pas rever, soit ils broiens d'autres arbres, soit ils importent de la sciure de pays moins regardants, soit vendent du 3 couches ou contre plaqué, mais dans tous les cas, la consommaion amont augmente, de toute façon...

Je ne dis pas que c'est pas bien, au contraire, mais ce modèle me parait limité en potentiel. Le bois est la première ENR stockable. Rationnaliser son usage (bi energie bois + autre chose de bien) peut améliorer l'efficacité de l'ensemble du système energétique.
Mauvais calculs sur toute la ligne.
Le bois d’œuvre laisse plus de la moitié des troncs en sciures, copeaux et autres “non valorisants”
C’est cette partie qui assure le pellet à bon compte, mais aussi les bois recomposés.
Bois recomposé qui a sérieusement amélioré son efficacité comme j’y ai contribué au fils des ans avec la revalorisation des eaux de pressage.
Et ce qui n’était au départ qu’une production locale devient une affaire européenne parfois discutable (voir en Pologne !)
Et bien évidemment, il n’est pas question de convertir la France au chauffage au bois, mais d’offrir cette possibilité en alternative aux énergies fossiles. Car c’est bien l’objectif visé : réduire la dépendance énergétique. Et tout y participe. Le mixte énergétique est justement l’accumulation des possibilités plutôt que la massification.
Bois, éolien, photovoltaïque, biomasse, géothermie, stockage.
Aucun de ces éléments n’est la panacée, mais chacun contribue.
Oui, l'ennui c'est que même avec tout ça, en l'état des technologies technicoeconomiquement viables, on est loin de compte...
https://www.youtube.com/watch?v=UBcnp37VjY8
C'est horreur en effet.
Si votre seule référence est ce qui ce fait de pire au USA, il faut vraiment réviser vos standards.
Difficile de trouver ceci en France pour du bois valorisante.
Il existes encore partout en France des stocks de bois récupérés des tempêtes en attente être valorisés, pas d^"très broyés.
Non aux US il y a bien pire que ça, sur cette vidéo c'est gentil.
Ce documentaire retrace le souci au niveau mondial que France: https://vimeo.com/142872558
Autre reportage : https://www.youtube.com/watch?v=6a1dJlneCWE
Ces reportages décrivent ce que je vois chez moi.

Vous montrez là des démonstrations de constructeur, ce qui n'a rien a voir avec la pratique forestière en France.
Non pas une démonstation, Regardez les vidéos avant d'écrire, une partie se passe en France...
https://www.youtube.com/watch?v=0y8mtokRdf4
Le bois qu'il détruise ici est incontestablement impossible a valoriser, (petite section, pièces tordues, bois pourri…)
Mais à vouloir voir le mal partout, il est toujours possible de le trouver.
Je pense que notre désaccord vient d'un probleme de sémentique: ce que vous appelez déchet englobe le bois de chauffage. Par chez moi, ces buches auraient fini en bois de chauffage de toute façon. Les dechets, c'est la sciure et le bois de récuperation.
Je ne suis pas contre le broyage pour faciliter la consommation, neenmoins faut pas se voiler la face, la ressource est limitée et a mon avis mal employée.
Pas de sémentique, le bon usage des mots.
Le bois non utilisé doit être valorisé. Si ce n'est en matériaux de construction ou de mobilier, c'est un déchet jusqu'à une solution de valorisation.
L'utiliser différement serait reconstituer des panneaux à grand renfort de colle et de COV, créateur d'un produit non recyclable.
Cela étant, il n'est pas dans souhaitable ni possible de généraliser l'usage du bois de chauffage car, effectivement, il faut se limiter aux ressources disponible sans en créer, sans matériel de haute performance, c'est une émission supplémentaire de particulier fines très préjudiciable en ville.
L'important est la diversification des moyens car aucun a lui seul est incapable d'assurer l'avenir. L'avenir est dans le mixte énergétique, quelqu'en soit l'usage.
Bonjour,
Sur ce plan (solution d'ensemble, mix energetique & diversification) on est d'accord, mais cette diversification passera par une complementarité des systemes (l'energie bois = ENR stockée) qui vient en renfort des ENR non stockables ou autres énergies bas carbonne.

Ca implique un développement multi énergies et d'eviter les systèmes mono énergie qui mangent le bois lorsque d'autres énergies fatales auraient pu s'y substituer. Il ne me semble pas que ce soit l'orientation prise actuellement.

Cdlt,
La difficulté ou les craintes relèvent sans doute de la piètre qualité d'information qui est diffusé. Nous faisons partie d'une des premières communes équipées en compteur Linky (Charbonnières les Bains).
Oui, il y a eu des écarts de consommations : certains voisins à la hausse, d'autres stables. La fiabilité des compteurs (sa marge d'erreur, ses seuils et courbes de déclenchement) restera un sujet de débat, quel que soit le compteur.
En revanche, OUI, LINKY peut aider à réduire la consommation énergétique. Encore faut-il le savoir, et donc le fauire savoir.
J'ai créé par hasard il y a 10 jours, (Linky est implanté chez moi depuis plus de 3 ans) un compte chez ENEDIS, et j'ai accès à mes consommations journalières : c'est extrêmement impactant de les visualiser, d'en visualiser les pics, et éventuellement de les croiser aux DJU.
La difficulté ? Je suis professionnel de l'immobilier, agile sur le web, et ouvert aux nouveautés.
Qu'en est-il de mes voisins, des français en règle générale ? Je n'ai aucun souvenir d'une information à ce titre : c'est sans doute là que le bât blesse.
De même que je n'avais pas été informé que désormais, c'était LINKY qui disjonctait, et non plus mon disjoncteur : aller réarmer dehors en pleine nuit est peu agréable la première fois que cela arrive.
Plutôt que de pinailler sur les courbes de disjonction et les hypothétiques ondes, faites en sorte qu'ENEDIS communique sur comment chacun peut avoir accès gratuitement et aisément à ses historiques de consommations, et comment on peut à partir de ces données, baisser facilement sa consommation. Oui, dans ce cas, atteindre 10 à 15% n'est pas du tout utopique.
Bonjour,
C'est l'objet de l'article à la base (désolé pour le gros hors sujet des commentaires). Je suis assez d'accord avec ce qui est écrit sur ce sujet (faculté a baisser la conso).

Sans attendre le linky, je m’étais équipé d'un moniteur de conso . j'ai joué avec pendant trois mois puis l'ai oublié avant de le donner a un collègue l'hiver d’après qui a fait pareil que moi...

L'impact global restera cependant limité car:
Une catégorie de gens font déjà les efforts et maintiennent les 15%, voire plus.
Une autre catégorie (ceux qui laissent les fenêtres ouvertes avec le chauffage a fond) ne le feront pas car c'est le dernier de leur soucis (et c'est pas les plus riches!).
Finalement, seule une fraction de la population peut, grâce à ces systèmes, apprendre et influencer légèrement son comportement.

Bien voir que cette fonctionnalité n'est pas le but de l’existence de linky, mais fait office de crème sur le suppositoire...

Ajouter un commentaire