Une façade éco-énergétique pour les bâtiments

Façade énergétique

L'enveloppe de Schüco comporte une paroi fixe thermoactive et 3 couches mobiles aux fonctions complémentaires. (©Schüco International SCS)

Le secteur du bâtiment absorbe aujourd’hui près de 42% de la consommation totale d’énergie finale en France(1). De nombreuses initiatives d’efficacité énergétique se développent pour réduire cette consommation énergivore. Parmi elles, le système 2° de la société allemande Schüco entend développer une approche globale d’économie, de production et de maîtrise d’énergie pour concevoir les façades de bâtiments.

Une enveloppe multi-fonctionnelle

La structure thermodynamique de la façade de Schüco comporte une paroi fixe thermoactive et trois couches mobiles qui se déplacent sur un rail :

  • une couche isolante : elle coulisse devant la vitre et assure une isolation thermique renforcée tout en permettant une occultation de l’intérieur ;
  • une couche de protection solaire : elle est constituée de micro-lamelles d’aluminium et réduit le rayonnement solaire et le besoin en air conditionné ;
  • une couche photovoltaïque : semi-transparente, elle assure la production d’électricité.

L’ensemble de ces différentes couches a une épaisseur de 30 cm. La paroi thermoactive à laquelle celles-ci sont couplées permet notamment de récupérer de la chaleur. L’enveloppe de Schüco est dite « intelligente » car elle est censée assurer, entre autres, les fonctions d’isolation thermique, de stockage de chaleur mais également de production d’énergie en s’adaptant aux variations climatiques.

Un système économe en énergie

Le système 2° permet, selon la société Schüco, de réduire d’environ 80% la consommation totale d’énergie par rapport à un bâtiment classique construit selon les critères de construction actuellement en vigueur en Allemagne (norme EnEV 2009). Il présente une forte performance énergétique avec un coefficient de transfert thermique(2) égal à 0,5 W/m2.K.

De façon pragmatique, la façade éco-énergétique entend concilier minimisation de l’énergie consommée et confort des utilisateurs, notamment en termes de luminosité et de chaleur. Ce confort est de plus en plus mis en avant par les maîtres d’ouvrages, sachant que les Français passent 80 à 90% de leur temps dans un bâtiment.

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Sources / Notes

(1) Chiffres de 2010 de l'Ademe

(2) Coefficient qui calcule l'intensité de l'énergie échangée par unité de surface et unité de temps en fonction de la différence de température de part et d'autre de la surface d'échange. C’est l’inverse de la résistance thermique.