- Connaissance des Énergies avec AFP
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Air France-KLM prévoit de trouver du kérosène sans "aucun problème" en mai, mais deux aéroports asiatiques lui ont demandé de ne pas ajouter de vols, a indiqué le groupe jeudi.
"Jusqu'en juin nous ne prévoyons absolument aucun problème", a déclaré le directeur financier, Steven Zaat, lors d'une conférence téléphonique à l'occasion des résultats du premier trimestre du transporteur franco-néerlandais.
Concernant la plateforme d'Amsterdam-Schiphol, "les Pays-Bas sont exportateurs nets de kérosène, donc tout va bien", a souligné le directeur général Benjamin Smith.
"Le ministère néerlandais des Infrastructures a dit qu'au moins pour les six mois à venir (...) il y aurait assez de carburant d'aviation", a ajouté M. Zaat.
Par ailleurs la plus grande plateforme du groupe, Paris-Charles-de-Gaulle, a rappelé M. Smith, "a un lien direct" par oléoduc avec le terminal pétrolier du Havre. Celui-ci reçoit du pétrole de Norvège, d'Amérique du Nord et d'Afrique.
"Nous avons aussi toujours des stocks stratégiques en Europe, qui pourraient être libérés pour nous aider et ce qui pourrait aussi nous aider énormément, ce serait si nous pouvions obtenir" la permission d'employer le carburant utilisé aux États-Unis, a expliqué M. Zaat.
L'Union européenne réfléchit à autoriser l'importation de kérosène de type Jet A, produit aux États?Unis, différent du Jet A-1 distribué dans le reste du monde. Mais cette proposition se heurte à des obstacles techniques, réglementaires et politiques.
Le patron du groupe a précisé qu'en Asie, l'approvisionnement était moins sûr. Deux aéroports du continent, plus dépendants des exportations des pays du Golfe, lui ont conseillé de ne pas augmenter les fréquences tant que durerait la guerre au Moyen-Orient.
"On nous a demandé de nous abstenir d'ajouter des vols supplémentaires à notre programme. Donc pas de pression sur nos vols existants", a-t-il expliqué.
"Singapour et [Tokyo] Haneda ont dit qu'ils préfèreraient ne pas recevoir de capacités supplémentaires. Ce n'est pas un non ferme, mais c'est une demande d'éviter de réclamer plus de capacités pour nos vols", a-t-il ainsi révélé.
Enfin, le directeur financier a indiqué qu'au deuxième trimestre, Air France-KLM prévoyait de répercuter sur ses clients 60% de l'augmentation des coûts en carburant, chiffrée à 1,1 milliard d'euros.
"C'est une grosse perte, puisque nous avons toujours 40% de ces 1,1 milliard au deuxième trimestre que nous ne pourrons pas récupérer", a-t-il dit.
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