- Connaissance des Énergies avec AFP
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La FNSEA a appelé ses adhérents à rencontrer leurs parlementaires et préfets au sujet de la hausse des prix du carburant et des engrais, avant un rendez-vous prévu lundi entre son président et le Premier ministre Sébastien Lecornu, a indiqué le syndicat agricole jeudi.
"Face au décalage persistant entre les mesures annoncées par le gouvernement et la réalité vécue sur le terrain par les agriculteurs, la FNSEA refuse le statu quo et appelle l'ensemble de son réseau à se mobiliser sans délai", indique le premier syndicat agricole dans un communiqué.
Pas de tracteurs attendus dans les rues. Mais avant le rendez-vous entre Arnaud Rousseau et le Premier ministre, les adhérents sont appelés à solliciter des rendez-vous avec les élus et représentants de l'Etat afin de faire remonter "leur vécu" depuis que la guerre au Moyen-Orient a fait flamber les coûts du carburant et des fertilisants.
"Les dispositifs annoncés (lundi) par le gouvernement, tels que les reports de cotisations sociales, les étalements d'échéances ou la mise en place de prêts à court terme, demeurent très largement insuffisants au regard de l'ampleur et de la brutalité de la crise que traverse le monde agricole", estime la FNSEA, dont le 80e congrès s'ouvre mardi.
L'organisation demande "une prise en charge d'une partie de la hausse subie depuis le début du conflit au Moyen-Orient", des "compensations immédiates" pour la nouvelle taxe carbone européenne sur les engrais, "des décisions rapides pour sauver nos exploitations".
Elle "attend du Premier ministre des mesures immédiates, concrètes et financées - des mesures sonnantes et trébuchantes - à la hauteur de l'urgence", dit l'organisation, dont le président Arnaud Rousseau est pour le moment seul candidat à sa propre succession.
Selon le gouvernement, le prix des engrais a crû de 15% depuis le début du conflit dans le golfe Persique. Le gazole non routier (GNR), qui sert aux tracteurs, est passé en trois semaines de 1,28 euro par litre à 1,95 euro (en date du 20 mars), selon des données officielles.
Les ministres de l'Agriculture et de l'Energie avaient reçu le 12 mars les syndicats agricoles, avec les producteurs d'engrais et distributeurs de carburant.
La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a souligné ces derniers jours que le GNR était "un carburant déjà très aidé", rappelant mardi devant l'Assemblée nationale que "dans un contexte budgétaire extrêmement contraint en 2026", le soutien au GNR avait représenté "près de 1,3 milliard d'euros".